mardi 1 octobre 2019

LES MENACES

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Ces dernières décennies, les menaces sécuritaires et environnementales pèsent de plus en plus sur la stabilité et la pérennité de la vie sur le globe terrestre, raison pour laquelle, la communauté internationale a adopté un ensemble de mesures pour contrecarrer et minimiser les répercussions de ces menaces.






 I – les menaces environnementales
Depuis le XXème  siècle, la question des menaces environnementales occupe le devant de la scène internationale, Le réchauffement climatique, la pollution et la désertification ont entraîné une prise de conscience généralisée sur la gravité de ces menaces.
           1-1 Le Réchauffement climatique 
Certes, le réchauffement climatique a pris rang parmi les préoccupations  majeurs de la société internationale,  qui menace la planète, c’est un phénomène d’augmentation de température sur la plus grande parties des océans et l’atmosphère terrestre.
 Le premier responsable de ce phénomène est l’homme, puisque  l’activité humaine libère d’énormes quantités de Gaz à effet de serre , qui viennent de s’ajouter à celles naturellement présentés dans l’atmosphère ; la vapeur d’eau qui occupe 2 à 3% de  l’atmosphère et le gaz carbonique qui occupe actuellement 0.0036 % de  l’atmosphère .
 En effet , les arbres  contribuent à réguler le climat  en absorbant le dioxyde de carbone ( co2) de l’atmosphère , mais lorsqu’ils sont abattus par la déforestation , cet effet positif est perdu  et le carbone  stocké dans  les arbres est libéré dans l’atmosphère . Dans ce cadre le CO2 est responsable de 63% du réchauffement de la planète causé par l’homme.
 De surcroît, l’augmentation de l’élevage est parmi les causes humaines de production des gaz ; les bovines   et ovines produisent de grandes quantités de méthane lorsqu’ils digèrent leurs nourritures, à ce propos le méthane est responsable de 19% du réchauffement de la planète lié aux activités humaines.
Ainsi les engrais contenant de l’azote et la combustion du pétrole, produisent le protoxyde d’azote qui est responsable de 6%¨du réchauffement de la planète relatif à l’homme.
La concentration de ces gaz amplifie un effet naturel tout à fait remarquable que l’on désigne sous le nom d’effet de serre. Ce processus fait jouer un rôle considérable aux gaz minoritaires de l’atmosphère  en empêchant le rayonnement infrarouge terrestre de quitter librement la planète. Ils maintiennent  suffisamment de chaleur prés du sol.
             Les conséquences du réchauffement climatique sont très nombreuses dont la multiplication des catastrophes climatiques, l’augmentation de la portée de certains vecteurs de maladies et la dégradation des écosystèmes.
Tout d’abord la hausse des températures causées pour le réchauffement pourrait se traduire par une multiplication des catastrophes dont la sécheresse les tempêtes les feux de forets et les inondations
De plus  le réchauffement climatiques risque d’avoir des graves répercussions en matière de santé  puisque il accroît le taux de maladies à transmission hydrique et crée  des gîtes larvaires pour des insectes  vecteurs de maladies, tels que les moustiques, ainsi il cause une grave dégradation des écosystèmes d’où la disparition des milliers  des espèces végétaux et animaux.
          2-1     POLLUTION DE L’ENVIRONNEMENT :
 Selon 1’Encyclopédie Universelle, la pollution est « une modification défavorable du milieu naturel qui apparaît en totalité ou en partie comme les sous-produits de 1’action humaine, à travers d’effets directs ou indirects altérant les modalités de répartition des flux d’énergie, des niveaux de radiation, de la constitution physico-chimique du milieu naturel et de l’abondance des espèces vivantes. Ces modifications peuvent affecter l’homme directement ou à travers des ressources en produits agricoles. »
Malgré toutes les bonnes volontés du monde, Sommet de Rio, loi de 1’air, conférence TAP 2016 et autres promesses de l’aube du millénaire, la situation de l’environnement ne s’arrange pas. La situation est alarmante, la pollution devient aujourd’hui le responsable de tous les maux dont souffrent les sociétés. A 1’extérieur comme l’intérieur, les humains sont donc cernés. Partout, ils essuient une pollution qui va s’aggraver. Les gaz et les fines particules  relâchées  par les tuyaux  d’échappement  des véhicules et les Cheminées d'usines gâchent l'atmosphère de la planète, s’en prennent aux poumons, s'incrustent dans les alvéoles, se glissent dans la circulation sanguine, perturbent le trafic lymphatique. Des poussières de métaux lourds minent les os, se fixent sur le foie, s'accumulent dans les reins, montent à la tête et plombent la santé de chacun. Le plomb justement, qui est partout dans l’eau, les vieilles peintures au fond des casseroles provoque des troubles neurologiques et en cas d'exposition prolongée, des déficiences intellectuelles chez l'enfant et très probablement la maladie d'Elsheimer chez les vieillards, collent à la peau, descendent dans les appareils respiratoires et transitent par les tubes digestifs.
L'organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui regroupe les 30 pays les plus riches de la planète, atteste que la pollution des eaux souterraines, émission de gaz à effet de serre, production des déchets ménagers, diffusion des produits chimiques, pollution atmosphérique, érosion de terres, production des déchets radioactifs sont tous en augmentation constante depuis 1980.
 On peut distinguer différents types de pollution :
La pollution chimique:
La pollution chimique est causée par des déchets industriels minéraux et organiques, certains d'entre eux comme les métaux lourds peuvent affecter ou détruire la faune et la flore à des doses inférieures à 01 mg/l (chromates, pesticides).Il peut s'agir d’hydrocarbures, de détergents, d’engrais agricoles, de pesticides, de phosphates venant des lessives et des excréments humains. Les rejets agricoles et urbains sont riches en sels nutritifs.
La pollution organique:
Cette forme de pollution est causée par les rejets des égouts, abattoirs, porcheries, laiteries, fromageries, sucreries, papeteries.
Comme résultat, « la décomposition des matières organiques dans l'eau consomme l'oxygène dissous au détriment des besoins de la faune et de la flore » et a comme conséquence qu'aucun poisson par exemple ne peut plus vivre dans des eaux polluées, seules se développent certains espèces d'invertébrés (perles, éphémères,…), des animaux et végétaux du plancton, de nombreuses bactéries ainsi que des champignons microscopiques. L'eau de mer contient des germes pathogènes rejetés (matières fécales) par les égouts ou les baigneurs et peuvent entraîner des affections (angines, otites, diarrhées infectieuses), mais ils sont difficiles à détecter.
La pollution d'origine agricole :
Les substances chimiques comme les azotes (nitrates) venant des fertilisants organiques (lisier, fumier, etc.), les engrais minéraux de synthèse et les produits phytosanitaires affectent  I’environnement.
La pollution urbaine :
Cette pollution est due à I'urbanisme (agglomérations insuffisamment collectées, réseau d'assainissement incomplet, désordres en cas d'eaux pluviales et inondations), de la pollution industrielle, aux incendies et aux rejets des eaux usées non traitées.
S'agissant de I'air, cette pollution est due aux polluants émis par les usines et les véhicules (plomb et d'oxyde d'azote…) .Dans ce cadre les centrales thermiques et les unités de transformation des combustibles fossiles figurent parmi les plus grands pollueurs

La pollution thermique :
Par une élévation de la température de l'eau causée par les rejets des centrales thermiques et nucléaires, les espèces ayant besoin d'eaux froides pour leur reproduction en période de frai seront affectés; dans l'eau réchauffée, le taux d'oxygène dissous diminue, provoquant ainsi l'asphyxie de la faune et de la flore ou des influences sur le déroulement du cycle biologique qui pourrait être perturbé (durée, maturation sexuelle), au total, le nombre des espèces diminue.
3-1  LA DESERTIFICATION
La désertification est l'un des plus importants problèmes environnementaux de notre temps, puisqu'elle touche le 1/6 de la population mondiale, soit  900 millions de personnes. Plus de la moitié de celles-ci figurent parmi les plus pauvres et les plus marginalisées .Par ailleurs, la superficie consacrée à la culture des céréales dans le monde, utilisée comme indice pour évaluer la sécurité alimentaire, est en constante diminution depuis les années 8o.
La sécurité alimentaire mondiale est un enjeu qui concerne tous les individus. La production alimentaire devrait tripler d'ici les 50 prochaines années afin de nourrir une population sans cesse croissante. Selon des données de la FAO (Food and Agriculture Organisation), la disponibilité des terres arables par habitant devrait se réduire de 0,4 hectare à environ 0,25 hectare d'ici 2020.
C'est en Afrique que la désertification sévit le plus sévèrement, touchant 400 millions de personnes dans 36 pays. Les deux tiers du continent sont constitués de terres désertiques ou sèches et 73 % des terre sèches cultivables sont déjà très dégradées, résultant la famine, les  conflits, l’instabilité et des phénomènes migratoires massifs vers les villes. Les zones touchées, qui se trouvent dans la plupart des cas au Sud, subissent quotidiennement les affres de la  désertification. Il s'agit donc essentiellement d'un problème affectant les pays en développement. Les effets sur place peuvent être uniquement locaux, mais ils ne se limitent pas aux seuls pays en développement puisqu'on constate des effets de la désertification dans près de 18 pays industrialisés, dont le Canada.
D'autre part, les risques de sécheresses pluriannuelles qui concernent surtout les productions céréalières, imposent la constitution de stocks de grain ou de fourrage .Ils sont également liés à la dégradation des parcours qui peut devenir irréversible lorsque les effectifs des troupeaux s'accroissent en période de sécheresse prolongée, sans réserve suffisante d'aliments de complément.
Phénomènes naturels, la désertification comme la sécheresse remet en cause le développement économique et social de nombreuses régions .Sur un autre plan, la responsabilité des hommes est également engagée dans l'accentuation et la persistance de tels phénomènes. Outre les changements climatiques et atmosphériques, les problèmes dus en partie à l'action des hommes sur la nature ne sont pas les moins conséquents quant à leur impact sur l'environnement.

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         II.  LES MENACES SECURITAIRES :
                2-1. LE TERRORISME :
"Quelle que soit la cause que l'on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d'une foule innocente..."
Albert Camus (1913-1960)
                      De nos jours, De nombreux pays en plus de l’Organisation des Nations Unies ont fait du terrorisme leur ennemi public numéro un, chose qui est devenu une donnée géopolitique. Le terrorisme menace la sécurité et la paix internationale, autant en Occident que dans le reste du monde. Sa menace dans les pays visés passe par des attentats meurtriers visant les forces de l'ordre autant que les populations civiles. Attaques suicides de kamikazes, bombes, véhicules piégés ou fusillades avec plusieurs terroristes: leur objectif est de semer la peur, souvent à des fins religieuses, idéologiques ou politiques.
Les notions de terrorisme et d'acte terroriste servent  à qualifier des actes en dehors du cadre bien défini de guerre conventionnelle et du droit de la guerre, même si leur définition précise n'est pas bien établie d'un point de vue strictement juridique, ou plus exactement, même si un usage peut en être fait à des fins d'intérêts politiques.
Un grand nombre d'organisations politiques ou criminelles ont cependant recouru au terrorisme pour faire avancer leur cause ou en retirer des profits. Des partis de gauche comme de droite, des groupes nationalistes, religieux ou révolutionnaires, voire des États, ont commis des actes de terrorisme. Aussi, une constante du terrorisme est l'usage indiscriminé de la violence meurtrière à l'égard de civils dans le but de promouvoir un groupe, une cause ou un individu, ou encore de pratiquer l'extorsion à large échelle (mafias, cartels de la drogue, etc.).
Pour certains chercheurs, il s’agit des conséquences de la mondialisation qui ont permis au terrorisme de se développer techniquement, financièrement et humainement.
Les causes du terrorisme sont multiples. Ils varient de ce qui est politiques, idéologiques ou simplement socioéconomiques comme l’injustice, l’humiliation, le    chômage, la pauvreté, l’analphabétisme, l’extrémisme religieux, associés aux inégalités des chances et aux disparités économiques ….etc.
                   Selon le criminologue Maurice Cusson, le terrorisme est motivé par quatre éléments :
                    √ La haine vengeresse (la haine débouche sur la détermination de venger les exactions dont les ennemis seraient responsables) ;
√ La dissuasion (pour que la population terrorisée fasse pression sur son gouvernement) ;
√ La propagande (pour frapper les esprits) ;
                      √ La provocation (pour pousser un gouvernement à surréagir).
Les Nations Unies ont mis en avant plusieurs points causals tels que la politique de domination, l’expansion et l’hégémonie, la politique de l’apartheid, l’usage de la force dans les relations internationales et la violation de l’indépendance politique, de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale des Etats ainsi que la terreur de masse.
À côté du terrorisme d'État, largement utilisé dans un nombre de pays non démocratiques en butte à une contestation violente, on peut diviser au début du XXIème siècle les organisations qualifiées de terroristes en deux catégories :
D'un côté, les guérillas, telles qu'en mènent les Kurdes de Turquie du P.K.K. ou les Tigres tamouls du SRI LANKA, …..etc, qui ont une implantation populaire sur le terrain et peuvent se livrer à la fois au harcèlement des troupes régulières, au sabotage et à des actes terroristes. Ce type d'organisation oblige l'armée à un vaste quadrillage et à une contre-offensive tant rurale qu'urbaine, en vue d'éradiquer l'infrastructure politique clandestine de l'adversaire, ou même de mobiliser des coalitions de forces internationales sous l’égide de l’ONU, pour les combattre, comme le cas de TALIBAN à Afghanistan, ALQAIDA ou l’ETAT ISLAMIQUE en Iraq et en Syrie….
D'un autre côté, les organisations spécialisées dans les actions à caractère terroriste comme substitut à une guérilla qu'elles n'ont, la plupart du temps, pas les moyens militaires de mener. On peut ranger dans cette catégorie le BEAUCOUP HARAM au Nigeria ou le NOUSRA en Syrie.
Depuis les années 1990, le terrorisme islamiste a pris une place croissante sur la scène internationale. Ses auteurs le justifient notamment comme une réponse apportée à la situation politique en Palestine ; et en Irak à la suite de l'intervention américaine. Cependant, il a touché aussi bien des pays comme l'Algérie, l'Égypte, l'Indonésie, etc., où il n'y a pas de troupes occidentales et où il est difficile de parler de domination impérialiste. Dans ce cas là, son objectif est tout autre : c'est une démonstration de force contre des États où le pouvoir religieux extrémiste tente de renverser les gouvernements.
Malgré les enquêtes menées, les origines des ressources qui alimentent les nébuleuses terroristes restent jusqu’à maintenant une énigme non résolue. Ce qui est évident, c’est que ces organisations n’hésitent pas à  recourir  à divers trafics lucratifs licites et illicites pour financer leurs activités. Dans ce cadre, il faut aussi souligner l'importance de la base sociale de ces mouvements,  puisqu’elle est décisive pour assurer  sa pérennité.


        22. LA CRIMINALITE ORGANISEE:
Le crime organisé a une longue histoire, des premières triades chinoises organisées dès la fin du XVIIème  siècle à la mafia italienne apparue au XIXème  siècle. Pourtant, la constitution de réseaux internationaux d'organisations criminelles est plus récente et leur influence est largement corrélée au développement de la mondialisation. La criminalité transnationale sait également tirer parti de certains États faillis et entretient, selon le Conseil de l'Europe, des liens étroits avec le terrorisme international.
Le crime international étant par nature dissimulé et ses formes étant multiples, la définition précise de la notion n'est pas aisée. La Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée du 12 décembre 2000, dite Convention de Palerme ou convention CTO2 définit le phénomène :
« Un groupe criminel organisé y est considéré comme un groupe structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain temps et agissant de concert dans le but de commettre une ou plusieurs infractions graves pour en tirer, directement ou indirectement, un avantage financier ou un autre avantage matériel ».
Il n'existe pas de modèle unique du crime international, les organisations étant souvent très différentes les unes des autres (mafias, triades, cartels de la drogue, etc.). Tout au plus peut-on classer leurs activités en diverses catégories :
- Activités criminelles "classiques" : trafic de drogue, prostitution, contrefaçon ;
- Activités criminelles plus récentes : trafic d'organes, cybercriminalité, commerce de déchets dangereux ;
- Opération illégales de capitaux : évasion fiscale, corruption, détournement de fonds ;
- Financement du terrorisme.
L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) estimait en 2002 que le chiffre d'affaires de la criminalité transnationale s'élevait à environ 1000 Mdrs $ par an, soit 2 à 5 % du PIB mondial.
                        Le crime organisé à travers le monde :
Suivant leur origine, les organisations criminelles portent différents noms :
- La Mafia (Italie) et particulièrement : la Cosa nostra (Sicile), la Camorra (Naples) et la 'Ndrangheta (Calabre)
- Les Yakuzas (Japon, Corée)
- La Yiddish Connection, la « mafia juive » (Israël)
La plupart de ces organisations peuvent opérer en dehors de leur région d'origine. C'est ainsi que la mafia s'est durablement installée aux États-Unis durant les années 1920. On parle dès lors de criminalité transnationale.
Le crime organisé menace la paix et la sécurité humaine, entrave les droits humains et sape le développement économique, social, culturel, politique et civil des sociétés. Les énormes sommes d’argent en jeu peuvent compromettre les économies légitimes et avoir un impact direct sur les processus publics par « l’achat » d’élections grâce à la corruption. Ces fléaux profitent grandement à leurs responsables et se traduisent en risques élevés pour les personnes qui en sont victimes. Chaque année, d'innombrables personnes perdent la vie au profit des acteurs du crime organisé, succombant à des problèmes de santé liés à la drogue, ou aux blessures par armes à feu.
                        La criminalité transnationale organisée s’appuie sur des structures logistiques internationales hautement organisées. Elle empiète sur les frontières nationales et régionales, en s'appuyant sur des réseaux criminels internationaux bien établis. En raison de la porosité des frontières, de la faiblesse des institutions étatiques et de la sécurité, par exemple l’Afrique de l'Ouest est de plus en plus utilisée par les trafiquants comme point de transit pour la drogue en provenance d’Amérique Latine, destinée aux marchés européens.
                        Les menaces posées par la criminalité transnationale organisée, reliées non seulement à la fabrication, trafic et consommation de drogues illicites, mais également à la traite des personnes, le trafic de migrants, et les crimes environnementaux (le braconnage à grande échelle et l'exploitation forestière illégale constituent une menace majeure pour la faune et la flore),  le commerce des faux médicaments, et le blanchiment d'argent.


             12. LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE :
Les armes de destruction massive pourraient être des explosifs, du poison, des armes nucléaires, biologiques, chimiques, climatiques, sismiques, thermobariques de forte puissance, ou radiologiques, mais le terme ne concerne pas les moyens de transport ou de propulsion de l'arme quand ces moyens sont séparables de l'arme.
L’emploi des armes de destruction massive a évolué dans sa nature en particulier depuis le déclenchement de la guerre froide. Elles sont capables, par leur nature et leur objet, de causer de grandes souffrances aux êtres humains. Leurs effets destructeurs seront néfastes, en cas de leur utilisation. Ces  forces de frappe ont ceci de commun qu’elles ont des capacités d’anéantissement monstrueuses.
L’utilisation des ADM n’est pas nouvelle contre les humains, en effet, elles sont été employées abondamment durant les deux guerres mondiales, la guerre de l’Irak et l’Iran, la lutte de l’Irak contre les kurdes,…etc. La nouveauté dans des conflits futurs serait donc leur prolifération sur un grand échelle ; par conséquent, la population civile dont l’extermination est parfois devenue un véritable but de guerre en est totalement visée ; pourtant tout un arsenal juridique pour tenter de les limiter existe. Désormais, la menace est donc d’autant plus inquiétante qu’elle est diversifiée.
L’emploi ou la menace d'emploi d'ADM a eu des répercussions importantes sur l'environnement de sécurité du XXIe siècle, et elle continuera d’influer sur la sécurité internationale pour un certain temps encore. L'évolution des technologies modernes et les découvertes scientifiques favorisent l’apparition d’armes encore plus destructrices.
Dans les années 1990, l’amélioration de l’environnement de sécurité a permis aux Etats dotés d’armes nucléaires, chimiques, biologiques, de réduire considérablement leurs stocks. Toutefois, la prolifération des connaissances et des technologies a permis à d’autres pays de se doter des ADM et de fabriquer leurs propres arsenaux, ce qui a étendu actuellement les risques  globaux à de nouvelles parties du monde.
Au sommet de VARSOVIE, en 2016, les alliés ont déclaré qu’ils feraient en sorte que l’OTAN reste préparée, tant sur le plan stratégique que sur le plan opératif, au travers  de politiques, de plans et de capacités, à contrer un large éventail de menaces CBRN, qu’elles soient le fait d’Etats ou d’acteurs non étatiques.
La prolifération d’armes de destruction massive, principalement les armes biologiques et chimiques, et le risque d’acquisition de matières et de biens sensibles par des acteurs non étatiques (des groupes terroristes) sont devenus actuellement une menace majeure et croissante, et qui n’est plus hélas l’apanage des romans à sensation, mais elle est devenue une réalité terrible et terrifiante, qui interpelle une intervention urgente de la communauté internationale.
En l’occurrence, plusieurs groupes terroristes, dont DAECH et al-Qaïda, ont tenté de militariser des matières CBRN. Ils ont encore d’énormes problèmes techniques à surmonter avant d’y parvenir, mais on ne peut écarter la possibilité qu’un groupe terroriste réussisse à se doter d’armes CBRN rudimentaires. L’utilisation d’agents chimiques, biologiques ou radiologiques de façon élémentaire dans le cadre d’attentats de faible envergure pourrait avoir des répercussions économiques et psychologiques beaucoup plus importantes que le seul nombre de victimes.
III- LES MESURES PRISES POUR PALIER AUX MENACES ENVIRONNEMENTALES ET SECURITAIRES   :
Les  menaces environnementales et sécuritaires choquent, interpellent, déstabilisent et inquiètent. Souvent, les Etats les plus protégés sont les plus angoissés par ces menaces car elles sont un spectre qui ne connaît pas de frontières et qui peut, en théorie, frapper n’importe qui, n’importe où.
Raison pour laquelle la communauté internationale a adopté une certaine Stratégie pour lutter contre ces différentes menaces.
31.            La lutte contre les menaces environnementales.
    Pour une lutte efficace contre les menaces environnementales, beaucoup reste à faire dans ce domaine pour réduire ou minimiser ces menaces. Dans ce contexte, il s’agit principalement de :
                - Contrôle de l’utilisation des ressources non renouvelable ;
                - Recours aux énergies renouvelables ;
                - Aide au développement des PVD (pays en voie de développement).
 311- Contrôle de l’utilisation des ressources non renouvelable
         Pour un contrôle efficace, des mesures coercitives, engagées par le Conseil de Sécurité, concernant la limitation de la liberté de rejets des gaz toxiques, seront à développer pour contraindre les pollueurs à limiter ou éviter leur pollution ainsi qu’à réparer les dommages causés. L’accent doit être mis contre le gaspillage d’énergie, comme par exemple la construction des bâtiments qui consomment moins d’énergies, des appareils électriques qui consomment moins de carburant ainsi que le traitement et la réutilisation des emballages.
     
 312- Recours aux énergies renouvelables
L’emploi des énergies renouvelables à une échelle mondiale serait un compromis appréciable entre le  développement et la nécessité d’une protection de l’environnement.
         En effet, les énergies solaires et éolienne, pour ne citer que celles là, existent partout, et les techniques pour s’en approprier sont multiples et utilisées par plusieurs pays déjà, et de manière durable .En Europe, plusieurs bâtiments publics économisent ainsi de 30 à 60 % de leurs dépenses en combustibles grâce au soleil. Ainsi qu’en Afrique, les pompes solaires remplacèrent de plus en plus les thermodynamiques.
 Si l’on tient compte de l’épuisement des énergies fossiles et des bouleversements chimiques, qu’elles auraient engendrées auparavant, on se rend compte que l’énergie solaire demeure plus que jamais indispensable pour concilier le développement et la protection de l’environnement.
           313-  Aide au développement des PVD
   L’engagement financier et technique des pays riches, de même qu’une aide aux pays en voie de développement seraient à même de protéger certainement l’environnement.
En effet, sur le plan financier, lors du sommet de RIO en 1992, les pays riches s’étaient engagés à financier les actions en faveur de la préservation de l’environnement à hauteur de 0,7 % de leur PIB. Dans ce contexte la France a été l’un des rares pays à être engagée à consacrer 0,7 % de son PNB avant l’an 2000, dont le montant sera porté de 38 milliards de francs à prés de 60 milliards.
 Ainsi donc, si une utilisation rationnelle des ressources naturelles, accompagnées de certaines mesures en vers les PVD s’avère nécessaire pour concilier le développement et la protection de l’environnement, il n’en demeure pas moins qu’une mobilisation internationale pour l’environnement serait déterminante.

32- La lutte internationale contre le Terrorisme et le crime organisé

Les menaces sécuritaires, sont considérées par une majorité d’observateurs comme l’un des grandes menaces à la sécurité mondiale en ce moment. De nombreux pays en plus de l’Organisation des Nations Unies ont essayé de faire face à ces menaces en adoptant des différentes stratégies.
                   321-lutte Internationale contre le Terrorisme
 La communauté internationale a  lancé une compagne anti-terroriste, et puisque les menaces sont internes et externes la réponse doit être nationale et multinationale dont la prévention et la coopération restent les fondements essentiels.
a- la prévention
Cette stratégie consiste à chercher le renseignement à l’intérieur comme à l’extérieur du pays car il constitue un vecteur fondamental de lutte anti-terroriste, il résulte de l’accomplissement quotidien du service et des investigations entreprises en vue d’aboutir à la localisation et à la neutralisation des individus recherchés .Dans ce stade, le Maroc a conclus depuis l’an 2016 avec plusieurs pays européens des conventions d’ordre sécuritaire visant l’échange des informations en matière de lutte anti-terroriste . Cette coopération a contribué efficacement au démantèlement de plusieurs groupuscules terroristes.
 Les services de renseignements recueillent au plus tôt des informations précises sur des opérations programmées par les terroristes pour ce qui concerne leur armement, leurs personnels, leurs disponibilités financières, leurs tactiques et leur systèmes de communication.
  Aussi l’implication du citoyen reste vitale et essentielles, en lui montrant le risque, le rendre conscient et lui faire comprendre les conséquences néfastes pour lui et pour son environnement en matière de terrorisme.
Et comme le renseignement clandestin reste un élément essentiel pour éradiquer ce fléau, une coopération entre les Etats s’avère nécessaire.
b- la coopération :
  Dans ce contexte, une collaboration loyale, franche doit être instaurée entre les Etats et les gouvernements avec la participation des services de sécurité.
                       -Au plan interne : la coordination des différents services à la lutte anti-terroriste devient une nécessité impérieuse ainsi que la valorisation de la démocratie et concrétisation de  la stabilité politiques.
-Au plan régional : de nombreux efforts ont été réalisés à ce niveau pour renforcer les mesures de détection et de prévention, sauf qu’il faut encore élargir cette coopération régionale et inter-régionale entre les services de sécurité car la portée liée en terrorisme est internationale.
-Au plan international : l’échange d’information et d’expérience dans le domaine de l’utilisation des fichiers informatisés est devenu une obligation.
La surveillance et le contrôle des mouvements de vente des armes et la fabrication des explosifs.
♦  La réglementation du droit d’asile.
♦ La coopération judiciaire entre les Etats services de police et services de renseignement mérite d’être approfondie et encouragée.
♦ Une harmonie juridique concernant l’extradition de terroristes et la mise en place d’un arsenal juridique approprié et actualisé qui répond à toutes les questions et qui ne laisse le doute à aucune zone d’ombre.
♦ La création d’équipes mixtes chargées de lutte contre le terrorisme, et les échanges entre organismes de détection et de répression.
En effet, malgré ces coopérations et ces efforts fournis par la communauté internationale, le fléau du terrorisme risque de plus en plus de s’aggraver si on ajoute le grand lien existant entre le terrorisme et la criminalité organisée.
              331- La criminalité organisée
                           Il est de plus en plus évident que les efforts nationaux et internationaux visant à contrer le crime organisé sont incapables de suivre le rythme des innovations et de l’évolution adoptées par des organisations criminelles. En effet, il existe un écart entre l’internationalisation des formes les plus dangereuses de criminalité et le caractère surtout national de la riposte. Sauf à quelques rares exceptions, les crimes et les délits restent fixés par des règles nationales.

                a- La coopération internationale contre le crime organisé

     Dans le but de resserrer l’étau autour des suspects faisant partie d’organisations criminelles et qui ont fui à l’étranger, la Convention internationale  invite les Etats à coopérer entre eux, notamment pour ce qui est de recueillir des éléments de preuve et d’échanger des informations. Dans le cadre de la coopération internationale, les Etats dotés de moyens de lutte sophistiqués contre la criminalité transnationale organisée sont invités à échanger leurs expériences et leurs connaissances avec les pays en développement.
 A cet égard, la création d’un fonds d’affectation spéciale pour assister ces pays à mettre en oeuvre la Convention démontre qu’il existe un embryon de « mondialisation » dans la lutte contre le crime organisé.
 C’est ainsi qu’outre la Convention sur la criminalité organisée transnationale, l’ONU possède deux organismes qui ont pour domaine la prévention du crime : la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale (CPCJP) et le Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues (PNUCID).

               b-  La coopération européenne contre le crime organisé :

Crée en 1949, le Conseil de l’Europe est une enceinte dont l’objectif est de favoriser l’échange d’information sur les différents systèmes judiciaires des Etats membres et de rechercher l’amélioration de la coopération internationale. Ainsi, plusieurs conventions ont déjà été signées et ratifiées comme la Convention européenne d’extradition de 1957, la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale de 1959 et la Convention sur le blanchiment, le dépistage, la saisie et la confiscation des produits du crime.
                         Bien que ces matières relèvent toujours de la coopération intergouvernementale, l’Union européenne est la seule organisation internationale à se doter à un tel niveau de textes de programmes et d’instances qui appuient les Etats membres. Elle base sa lutte contre la criminalité internationale sur deux plans ;
              - Une nouvelle approche judiciaire visant une meilleure harmonisation du droit pénal et une coopération entre Etats au profit des magistrats et en évitant que les groupes criminels profitent des lacunes des législations nationales.
             - Une nouvelle approche policière matérialisée par la mise en place des moyens pouvant intensifier la coopération entre administrations répressives nationales, dans ce contexte Une académie européenne de police avait vu le jour en 2001 .
  33- La lutte internationale contre les armes à destruction massive (ADM)
La prolifération d’armes de destruction massive, principalement les armes nucléaire, biologiques et chimiques, et le risque d’acquisition de matières et de biens sensibles par des acteurs non étatiques (des groupes terroristes) sont devenus actuellement une menace majeure et croissante, qui interpelle une intervention urgente de la communauté internationale qui tente de maîtriser la prolifération des armes de destruction massive , soit par des congrès internationaux et la mise en place d’un arsenal juridique, soit par l’imposition des mesures de dissuasion.
Les conférences internationales constituent un pas essentiel car elles offrent une occasion importante d’élargir le champ du débat international et de la conscience publique, afin de mobiliser la volonté politique et d’établir et de renforcer les normes et les mesures visant à empêcher et à combattre ce phénomène.
Sur le plan juridique, le traité de non prolifération (TNP) et celui d’interdiction des essais nucléaires signé en 1968 a interdit aux 5 pays officiellement détenteurs de l’arme nucléaire de livrer du matériel ou des renseignements aux états, lesquels s’engagent à ne pas produire de bombes.
Sur le plan de dissuasion l’ONU a autorisé, après le feu vert du Conseil de Sécurité, l’utilisation de plusieurs actions coercitives u compris  la force militaire pour intimider n’importe quel Etat qui tente de fabriquer, d’acquérir ou d’utiliser ce genre d’arme. Dans ce contexte on peut citer le cas des embargos exercer sur la Corée du Nord et l’Iran.




CONCLUSION
En somme, les menaces qui guettent le monde, engendrent continuellement des bilans catastrophiques et des dégâts énormes, menacent directement l’humanité et la planète sur laquelle elle vit depuis des millions d’années…

Il s’agit bien de menaces d’ordre environnemental tel que le réchauffement climatique, la pollution, la désertification,…etc, et d’autres d’ordre sécuritaire, à savoir le terrorisme, la criminalité organisée, les armes de destruction massive,…etc.

En surcroit, et selon toute apparences menaces  périlleuses sont distinctes et différentes l’une de l’autre, en fonction de leurs natures, leurs origines ainsi que leurs zones d’impacts. Mais, malgré cette diversité et particularité constatées, ces menaces sont étroitement liées et interconnectées, et se rencontrent en plusieurs reprises, et principalement en deux points communs durant leurs trajets de vie. Le premier point c’est leur origine, qui se rapporte directement aux activités humaines. Le deuxième c’est la plage sur laquelle elles pèsent et risquent de l’anéantir.

Jusqu’à maintenant, et en dépit des mesures prises pour contrecarrer les effets de ces fléaux fatals, ces derniers continuent de dégrader l’état de notre écosystème, de nuir la santé et le bien-être des êtres vivants, et risquent même d’écrouler définitivement leurs existences. Cette situation alarmante montre que  ces mesures ont voués partiellement ou totalement à l’échec, et impose que la communauté internationale unisse ses efforts afin de relever les défaillances et adopter une nouvelle approche globale pour  sauver l’humanité avant qu’il soit trop tard.

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