Ces dernières
décennies, les menaces sécuritaires et environnementales pèsent de plus en plus
sur la stabilité et la pérennité de la vie sur le globe terrestre, raison pour
laquelle, la communauté internationale a adopté un ensemble de mesures pour
contrecarrer et minimiser les répercussions de ces menaces.
I – les menaces environnementales
Depuis le XXème siècle, la question des menaces
environnementales occupe le devant de la scène internationale, Le réchauffement
climatique, la pollution et la désertification ont entraîné une prise de
conscience généralisée sur la gravité de ces menaces.
1-1 Le Réchauffement
climatique
Certes, le
réchauffement climatique a pris rang parmi les préoccupations majeurs de la société internationale, qui menace la planète, c’est un phénomène
d’augmentation de température sur la plus grande parties des océans et
l’atmosphère terrestre.
Le premier responsable de ce phénomène est
l’homme, puisque l’activité humaine
libère d’énormes quantités de Gaz à effet de serre , qui viennent de s’ajouter
à celles naturellement présentés dans l’atmosphère ; la vapeur d’eau qui
occupe 2 à 3% de l’atmosphère et le gaz
carbonique qui occupe actuellement 0.0036 % de l’atmosphère .
En effet , les arbres contribuent à réguler le climat en absorbant le dioxyde de carbone ( co2) de
l’atmosphère , mais lorsqu’ils sont abattus par la déforestation , cet effet
positif est perdu et le carbone stocké dans
les arbres est libéré dans l’atmosphère . Dans ce cadre le CO2 est
responsable de 63% du réchauffement de la planète causé par l’homme.
De surcroît, l’augmentation de l’élevage est
parmi les causes humaines de production des gaz ; les bovines et ovines produisent de grandes quantités de
méthane lorsqu’ils digèrent leurs nourritures, à ce propos le méthane est
responsable de 19% du réchauffement de la planète lié aux activités humaines.
Ainsi les engrais
contenant de l’azote et la combustion du pétrole, produisent le protoxyde
d’azote qui est responsable de 6%¨du réchauffement de la planète relatif à l’homme.
La concentration de
ces gaz amplifie un effet naturel tout à fait remarquable que l’on désigne sous
le nom d’effet de serre. Ce processus fait jouer un rôle considérable aux gaz
minoritaires de l’atmosphère en
empêchant le rayonnement infrarouge terrestre de quitter librement la planète.
Ils maintiennent suffisamment de chaleur
prés du sol.
Les conséquences du réchauffement
climatique sont très nombreuses dont la multiplication des catastrophes
climatiques, l’augmentation de la portée de certains vecteurs de maladies et la
dégradation des écosystèmes.
Tout d’abord la
hausse des températures causées pour le réchauffement pourrait se traduire par
une multiplication des catastrophes dont la sécheresse les tempêtes les feux de
forets et les inondations
De plus le réchauffement climatiques risque d’avoir
des graves répercussions en matière de santé
puisque il accroît le taux de maladies à transmission hydrique et
crée des gîtes larvaires pour des
insectes vecteurs de maladies, tels que
les moustiques, ainsi il cause une grave dégradation des écosystèmes d’où la
disparition des milliers des espèces
végétaux et animaux.
2-1 POLLUTION DE L’ENVIRONNEMENT :
Selon 1’Encyclopédie Universelle, la pollution
est « une modification défavorable du milieu naturel qui apparaît en totalité
ou en partie comme les sous-produits de 1’action humaine, à travers d’effets
directs ou indirects altérant les modalités de répartition des flux d’énergie,
des niveaux de radiation, de la constitution physico-chimique du milieu naturel
et de l’abondance des espèces vivantes. Ces modifications peuvent affecter
l’homme directement ou à travers des ressources en produits agricoles. »
Malgré toutes les bonnes
volontés du monde, Sommet de Rio, loi de 1’air, conférence TAP 2016 et autres
promesses de l’aube du millénaire, la situation de l’environnement ne s’arrange
pas. La situation est alarmante, la pollution devient aujourd’hui le
responsable de tous les maux dont souffrent les sociétés. A 1’extérieur comme
l’intérieur, les humains sont donc cernés. Partout, ils essuient une pollution
qui va s’aggraver. Les gaz et les fines particules relâchées
par les tuyaux d’échappement des véhicules et les Cheminées d'usines
gâchent l'atmosphère de la planète, s’en prennent aux poumons, s'incrustent
dans les alvéoles, se glissent dans la circulation sanguine, perturbent le
trafic lymphatique. Des poussières de métaux lourds minent les os, se fixent
sur le foie, s'accumulent dans les reins, montent à la tête et plombent la
santé de chacun. Le plomb justement, qui est partout dans l’eau, les vieilles
peintures au fond des casseroles provoque des troubles neurologiques et en cas
d'exposition prolongée, des déficiences intellectuelles chez l'enfant et très
probablement la maladie d'Elsheimer chez les vieillards, collent à la peau,
descendent dans les appareils respiratoires et transitent par les tubes
digestifs.
L'organisation de
coopération et de développement économique (OCDE) qui regroupe les 30 pays les
plus riches de la planète, atteste que la pollution des eaux souterraines,
émission de gaz à effet de serre, production des déchets ménagers, diffusion
des produits chimiques, pollution atmosphérique, érosion de terres, production
des déchets radioactifs sont tous en augmentation constante depuis 1980.
On peut distinguer différents types de
pollution :
La pollution chimique:
La pollution chimique est
causée par des déchets industriels minéraux et organiques, certains d'entre eux
comme les métaux lourds peuvent affecter ou détruire la faune et la flore à des
doses inférieures à 01 mg/l (chromates, pesticides).Il peut s'agir d’hydrocarbures,
de détergents, d’engrais agricoles, de pesticides, de phosphates venant des
lessives et des excréments humains. Les rejets agricoles et urbains sont riches
en sels nutritifs.
La pollution organique:
Cette forme de pollution
est causée par les rejets des égouts, abattoirs, porcheries, laiteries,
fromageries, sucreries, papeteries.
Comme résultat, « la
décomposition des matières organiques dans l'eau consomme l'oxygène dissous au
détriment des besoins de la faune et de la flore » et a comme conséquence
qu'aucun poisson par exemple ne peut plus vivre dans des eaux polluées, seules
se développent certains espèces d'invertébrés (perles, éphémères,…), des
animaux et végétaux du plancton, de nombreuses bactéries ainsi que des
champignons microscopiques. L'eau de mer contient des germes pathogènes rejetés
(matières fécales) par les égouts ou les baigneurs et peuvent entraîner des
affections (angines, otites, diarrhées infectieuses), mais ils sont difficiles
à détecter.
La pollution d'origine agricole :
Les substances chimiques
comme les azotes (nitrates) venant des fertilisants organiques (lisier, fumier,
etc.), les engrais minéraux de synthèse et les produits phytosanitaires
affectent I’environnement.
La pollution
urbaine :
Cette pollution est due à
I'urbanisme (agglomérations insuffisamment collectées, réseau d'assainissement
incomplet, désordres en cas d'eaux pluviales et inondations), de la pollution
industrielle, aux incendies et aux rejets des eaux usées non traitées.
S'agissant de I'air,
cette pollution est due aux polluants émis par les usines et les véhicules
(plomb et d'oxyde d'azote…) .Dans ce cadre les centrales thermiques et les
unités de transformation des combustibles fossiles figurent parmi les plus
grands pollueurs
La pollution thermique :
Par une élévation de la
température de l'eau causée par les rejets des centrales thermiques et nucléaires,
les espèces ayant besoin d'eaux froides pour leur reproduction en période de
frai seront affectés; dans l'eau réchauffée, le taux d'oxygène dissous diminue,
provoquant ainsi l'asphyxie de la faune et de la flore ou des influences sur le
déroulement du cycle biologique qui pourrait être perturbé (durée, maturation
sexuelle), au total, le nombre des espèces diminue.
3-1 LA DESERTIFICATION
La désertification est
l'un des plus importants problèmes environnementaux de notre temps, puisqu'elle
touche le 1/6 de la population mondiale, soit
900 millions de personnes. Plus de la moitié de celles-ci figurent parmi
les plus pauvres et les plus marginalisées .Par ailleurs, la superficie
consacrée à la culture des céréales dans le monde, utilisée comme indice pour
évaluer la sécurité alimentaire, est en constante diminution depuis les années 8o.
La sécurité alimentaire
mondiale est un enjeu qui concerne tous les individus. La production
alimentaire devrait tripler d'ici les 50 prochaines années afin de nourrir une
population sans cesse croissante. Selon des données de la FAO (Food and
Agriculture Organisation), la disponibilité des terres arables par habitant
devrait se réduire de 0,4 hectare à environ 0,25 hectare d'ici 2020.
C'est en Afrique que la
désertification sévit le plus sévèrement, touchant 400 millions de personnes
dans 36 pays. Les deux tiers du continent sont constitués de terres désertiques
ou sèches et 73 % des terre sèches cultivables sont déjà très dégradées,
résultant la famine, les conflits,
l’instabilité et des phénomènes migratoires massifs vers les villes. Les zones touchées,
qui se trouvent dans la plupart des cas au Sud, subissent quotidiennement les
affres de la désertification. Il s'agit
donc essentiellement d'un problème affectant les pays en développement. Les
effets sur place peuvent être uniquement locaux, mais ils ne se limitent pas
aux seuls pays en développement puisqu'on constate des effets de la
désertification dans près de 18 pays industrialisés, dont le Canada.
D'autre part, les risques
de sécheresses pluriannuelles qui concernent surtout les productions céréalières,
imposent la constitution de stocks de grain ou de fourrage .Ils sont également
liés à la dégradation des parcours qui peut devenir irréversible lorsque les
effectifs des troupeaux s'accroissent en période de sécheresse prolongée, sans
réserve suffisante d'aliments de complément.
Phénomènes naturels, la
désertification comme la sécheresse remet en cause le développement économique
et social de nombreuses régions .Sur un autre plan, la responsabilité des
hommes est également engagée dans l'accentuation et la persistance de tels
phénomènes. Outre les changements climatiques et atmosphériques, les problèmes
dus en partie à l'action des hommes sur la nature ne sont pas les moins
conséquents quant à leur impact sur l'environnement.
* *
II. LES MENACES SECURITAIRES :
2-1. LE TERRORISME :
"Quelle que soit la cause que l'on défend, elle
restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d'une foule
innocente..."
Albert Camus (1913-1960)
De
nos jours, De nombreux pays en plus de l’Organisation des Nations Unies ont
fait du terrorisme leur ennemi public numéro un, chose qui est devenu une
donnée géopolitique. Le terrorisme menace la sécurité et la paix internationale,
autant en Occident que dans le reste du monde. Sa menace dans les pays visés
passe par des attentats meurtriers visant les forces de l'ordre autant que les
populations civiles. Attaques suicides de kamikazes, bombes, véhicules piégés
ou fusillades avec plusieurs terroristes: leur objectif est de semer la peur,
souvent à des fins religieuses, idéologiques ou politiques.
Les notions de terrorisme et d'acte
terroriste servent à qualifier des actes
en dehors du cadre bien défini de guerre conventionnelle et du droit de la
guerre, même si leur définition précise n'est pas bien établie d'un point de
vue strictement juridique, ou plus exactement, même si un usage peut en être
fait à des fins d'intérêts politiques.
Un grand nombre d'organisations politiques
ou criminelles ont cependant recouru au terrorisme pour faire avancer leur
cause ou en retirer des profits. Des partis de gauche comme de droite, des
groupes nationalistes, religieux ou révolutionnaires, voire des États, ont
commis des actes de terrorisme. Aussi, une constante du terrorisme est l'usage
indiscriminé de la violence meurtrière à l'égard de civils dans le but de
promouvoir un groupe, une cause ou un individu, ou encore de pratiquer
l'extorsion à large échelle (mafias, cartels de la drogue, etc.).
Pour certains chercheurs, il s’agit des
conséquences de la mondialisation qui ont permis au terrorisme de se développer
techniquement, financièrement et humainement.
Les causes du terrorisme sont
multiples. Ils varient de ce qui est politiques, idéologiques ou simplement
socioéconomiques comme l’injustice, l’humiliation, le chômage, la pauvreté, l’analphabétisme,
l’extrémisme religieux, associés aux inégalités des chances et aux disparités
économiques ….etc.
Selon
le criminologue Maurice
Cusson, le terrorisme est motivé par quatre éléments :
√ La haine vengeresse (la haine débouche
sur la détermination de venger les exactions dont les ennemis seraient
responsables) ;
√ La dissuasion (pour que la population
terrorisée fasse pression sur son gouvernement) ;
√ La
propagande (pour frapper les esprits) ;
√ La provocation (pour pousser un gouvernement à surréagir).
Les Nations Unies ont mis en avant
plusieurs points causals tels que la politique de domination, l’expansion et
l’hégémonie, la politique de l’apartheid, l’usage de la force dans les
relations internationales et la violation de l’indépendance politique, de la
souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale des Etats ainsi que la
terreur de masse.
À côté du terrorisme d'État, largement
utilisé dans un nombre de pays non démocratiques en butte à une contestation
violente, on peut diviser au début du XXIème siècle les
organisations qualifiées de terroristes en deux catégories :
D'un côté, les guérillas, telles qu'en mènent les Kurdes de
Turquie du P.K.K. ou les Tigres tamouls du SRI LANKA, …..etc, qui ont une
implantation populaire sur le terrain et peuvent se livrer à la fois au
harcèlement des troupes régulières, au sabotage et à des actes terroristes. Ce
type d'organisation oblige l'armée à un vaste quadrillage et à une
contre-offensive tant rurale qu'urbaine, en vue d'éradiquer l'infrastructure
politique clandestine de l'adversaire, ou même de mobiliser des coalitions de
forces internationales sous l’égide de l’ONU, pour les combattre, comme le cas
de TALIBAN à Afghanistan, ALQAIDA ou l’ETAT ISLAMIQUE en Iraq et en Syrie….
D'un autre côté, les organisations
spécialisées dans les actions à caractère terroriste comme substitut à une
guérilla qu'elles n'ont, la plupart du temps, pas les moyens militaires de
mener. On peut ranger dans cette catégorie le BEAUCOUP HARAM au Nigeria ou le
NOUSRA en Syrie.
Depuis les années 1990, le terrorisme
islamiste a pris une place croissante sur la scène internationale.
Ses auteurs le justifient notamment comme une réponse apportée à la situation
politique en Palestine ;
et en Irak à la suite de
l'intervention américaine. Cependant, il a touché aussi bien des pays comme
l'Algérie, l'Égypte, l'Indonésie, etc., où il n'y a pas de troupes occidentales
et où il est difficile de parler de domination impérialiste. Dans ce cas là,
son objectif est tout autre : c'est une démonstration de force contre des
États où le pouvoir religieux extrémiste tente de renverser les gouvernements.
Malgré les enquêtes menées, les
origines des ressources qui alimentent les nébuleuses terroristes
restent jusqu’à maintenant une énigme non résolue. Ce qui est évident, c’est
que ces organisations n’hésitent pas à
recourir à divers trafics
lucratifs licites et illicites pour financer leurs activités. Dans ce cadre, il
faut aussi souligner l'importance de la base sociale de ces mouvements, puisqu’elle est décisive pour assurer sa pérennité.
22. LA CRIMINALITE ORGANISEE:
Le crime
organisé a une longue histoire, des premières triades chinoises
organisées dès la fin du XVIIème siècle à la mafia italienne apparue au
XIXème siècle. Pourtant, la constitution de réseaux
internationaux d'organisations criminelles est plus récente et leur influence
est largement corrélée au développement de la mondialisation. La
criminalité transnationale sait également tirer parti de certains États faillis et
entretient, selon le Conseil de
l'Europe, des liens étroits avec le terrorisme international.
Le crime international étant par nature
dissimulé et ses formes étant multiples, la définition précise de la notion
n'est pas aisée. La Convention des Nations unies contre la criminalité
transnationale organisée du 12 décembre 2000, dite Convention de
Palerme ou convention CTO2 définit le phénomène :
« Un groupe criminel organisé y est considéré comme un
groupe structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain temps et
agissant de concert dans le but de commettre une ou plusieurs infractions
graves pour en tirer, directement ou indirectement, un avantage financier ou un
autre avantage matériel ».
Il n'existe pas de modèle unique du
crime international, les organisations étant souvent très différentes les unes
des autres (mafias, triades, cartels de la drogue, etc.). Tout au plus peut-on
classer leurs activités en diverses catégories :
- Activités criminelles
"classiques" : trafic de drogue, prostitution,
contrefaçon ;
- Activités criminelles plus
récentes : trafic d'organes, cybercriminalité, commerce de déchets
dangereux ;
- Opération illégales de
capitaux : évasion fiscale, corruption, détournement de fonds ;
- Financement du terrorisme.
L'Office des
Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) estimait en 2002
que le chiffre d'affaires de la criminalité transnationale s'élevait à environ
1000 Mdrs $ par an, soit 2 à 5 % du PIB mondial.
Le crime organisé à travers le monde :
Suivant leur origine, les organisations
criminelles portent différents noms :
- Le Cartel
(Afghanistan, Colombie, Mexique)
- La Mafia (Italie) et
particulièrement : la Cosa nostra
(Sicile), la Camorra (Naples) et la 'Ndrangheta (Calabre)
- Le Milieu
et le crime
organisé corse (France)
- L'Organizatsiya (Russie)
- La Yiddish Connection,
la « mafia juive » (Israël)
La plupart de ces organisations peuvent
opérer en dehors de leur région d'origine. C'est ainsi que la mafia s'est
durablement installée aux États-Unis durant les années 1920. On parle dès
lors de criminalité
transnationale.
Le crime organisé menace la paix et la
sécurité humaine, entrave les droits humains et sape le développement
économique, social, culturel, politique et civil des sociétés. Les énormes
sommes d’argent en jeu peuvent compromettre les économies légitimes et avoir un
impact direct sur les processus publics par « l’achat » d’élections
grâce à la corruption. Ces fléaux profitent grandement à leurs responsables et
se traduisent en risques élevés pour les personnes qui en sont victimes. Chaque
année, d'innombrables personnes perdent la vie au profit des acteurs du crime
organisé, succombant à des problèmes de santé liés à la drogue, ou aux
blessures par armes à feu.
La criminalité transnationale organisée s’appuie sur des structures
logistiques internationales hautement organisées. Elle empiète sur les
frontières nationales et régionales, en s'appuyant sur des réseaux criminels
internationaux bien établis. En raison de la porosité des frontières, de la
faiblesse des institutions étatiques et de la sécurité, par exemple l’Afrique
de l'Ouest est de plus en plus utilisée par les trafiquants comme point de
transit pour la drogue en provenance d’Amérique Latine, destinée aux marchés
européens.
Les menaces posées par la criminalité transnationale organisée, reliées
non seulement à la fabrication, trafic et consommation de drogues illicites,
mais également à la traite des personnes, le trafic de migrants, et les crimes
environnementaux (le braconnage à grande échelle et l'exploitation forestière
illégale constituent une menace majeure pour la faune et la flore), le commerce des faux médicaments, et le
blanchiment d'argent.
12. LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE :
Les armes de destruction massive
pourraient être des explosifs,
du poison, des armes
nucléaires, biologiques,
chimiques, climatiques,
sismiques, thermobariques de forte
puissance, ou radiologiques, mais le
terme ne concerne pas les moyens de transport ou de propulsion de l'arme quand
ces moyens sont séparables de l'arme.
L’emploi des armes de destruction
massive a évolué dans sa nature en particulier depuis le déclenchement de la
guerre froide. Elles sont capables, par leur nature et leur objet, de causer de
grandes souffrances aux êtres humains. Leurs effets destructeurs seront
néfastes, en cas de leur utilisation. Ces
forces de frappe ont ceci de commun qu’elles ont des capacités
d’anéantissement monstrueuses.
L’utilisation des ADM n’est pas
nouvelle contre les humains, en effet, elles sont été employées abondamment
durant les deux guerres mondiales, la guerre de l’Irak et l’Iran, la lutte de
l’Irak contre les kurdes,…etc. La nouveauté dans des conflits futurs serait
donc leur prolifération sur un grand échelle ; par conséquent, la
population civile dont l’extermination est parfois devenue un véritable but de
guerre en est totalement visée ; pourtant tout un arsenal juridique pour
tenter de les limiter existe. Désormais, la menace est donc d’autant plus
inquiétante qu’elle est diversifiée.
L’emploi ou la menace d'emploi d'ADM a
eu des répercussions importantes sur l'environnement de sécurité du XXIe
siècle, et elle continuera d’influer sur la sécurité internationale pour un
certain temps encore. L'évolution des technologies modernes et les découvertes
scientifiques favorisent l’apparition d’armes encore plus destructrices.
Dans les années 1990, l’amélioration de
l’environnement de sécurité a permis aux Etats dotés d’armes nucléaires,
chimiques, biologiques, de réduire considérablement leurs stocks. Toutefois, la
prolifération des connaissances et des technologies a permis à d’autres pays de
se doter des ADM et de fabriquer leurs propres arsenaux, ce qui a étendu
actuellement les risques globaux à de
nouvelles parties du monde.
Au sommet de VARSOVIE, en 2016, les
alliés ont déclaré qu’ils feraient en sorte que l’OTAN reste préparée, tant sur
le plan stratégique que sur le plan opératif, au travers de politiques, de plans et de capacités, à
contrer un large éventail de menaces CBRN, qu’elles soient le fait d’Etats ou
d’acteurs non étatiques.
La prolifération d’armes de destruction
massive, principalement les armes biologiques et chimiques, et le risque
d’acquisition de matières et de biens sensibles par des acteurs non étatiques
(des groupes terroristes) sont devenus actuellement une menace majeure et
croissante, et qui n’est plus hélas l’apanage des romans à sensation, mais elle
est devenue une réalité terrible et terrifiante, qui interpelle une
intervention urgente de la communauté internationale.
En l’occurrence, plusieurs groupes
terroristes, dont DAECH et al-Qaïda, ont tenté de militariser des matières
CBRN. Ils ont encore d’énormes problèmes techniques à surmonter avant d’y
parvenir, mais on ne peut écarter la possibilité qu’un groupe terroriste
réussisse à se doter d’armes CBRN rudimentaires. L’utilisation d’agents
chimiques, biologiques ou radiologiques de façon élémentaire dans le cadre
d’attentats de faible envergure pourrait avoir des répercussions économiques et
psychologiques beaucoup plus importantes que le seul nombre de victimes.
III-
LES MESURES PRISES POUR PALIER AUX MENACES ENVIRONNEMENTALES ET
SECURITAIRES :
Les
menaces environnementales et sécuritaires choquent, interpellent,
déstabilisent et inquiètent. Souvent, les Etats les plus protégés sont les plus
angoissés par ces menaces car elles sont un spectre qui ne connaît pas de
frontières et qui peut, en théorie, frapper n’importe qui, n’importe où.
Raison pour laquelle la communauté
internationale a adopté une certaine Stratégie pour lutter contre ces
différentes menaces.
31.
La lutte contre les menaces environnementales.
Pour une lutte efficace contre les menaces environnementales, beaucoup reste
à faire dans ce domaine pour réduire ou minimiser ces menaces. Dans ce
contexte, il s’agit principalement de :
- Contrôle de l’utilisation des ressources
non renouvelable ;
- Recours
aux énergies renouvelables ;
- Aide
au développement des PVD (pays en voie de développement).
311- Contrôle
de l’utilisation des ressources non renouvelable
Pour un contrôle efficace, des mesures coercitives, engagées par le
Conseil de Sécurité, concernant la limitation de la liberté de rejets des gaz
toxiques, seront à développer pour contraindre les pollueurs à limiter ou
éviter leur pollution ainsi qu’à réparer les dommages causés. L’accent doit
être mis contre le gaspillage d’énergie, comme par exemple la construction des
bâtiments qui consomment moins
d’énergies, des appareils électriques
qui consomment moins de carburant ainsi que le traitement et la réutilisation
des emballages.
312- Recours
aux énergies renouvelables
L’emploi des énergies renouvelables à
une échelle mondiale serait un compromis appréciable entre le développement et la nécessité d’une
protection de l’environnement.
En effet, les énergies solaires et éolienne, pour ne citer que celles
là, existent partout, et les techniques pour s’en approprier sont multiples et
utilisées par plusieurs pays déjà, et de manière durable .En Europe,
plusieurs bâtiments publics économisent ainsi de 30 à 60 % de leurs dépenses en
combustibles grâce au soleil. Ainsi qu’en Afrique, les pompes solaires
remplacèrent de plus en plus les thermodynamiques.
Si
l’on tient compte de l’épuisement des énergies fossiles et des bouleversements
chimiques, qu’elles auraient engendrées auparavant, on se rend compte que
l’énergie solaire demeure plus que jamais indispensable pour concilier le développement
et la protection de l’environnement.
313- Aide au développement des PVD
L’engagement financier et
technique des pays riches, de même qu’une aide aux pays en voie de
développement seraient à même de protéger certainement l’environnement.
En effet, sur le plan financier, lors
du sommet de RIO en 1992, les pays riches s’étaient engagés à financier les
actions en faveur de la préservation de l’environnement à hauteur de 0,7 % de
leur PIB. Dans ce contexte la France a été l’un des rares pays à être engagée à
consacrer 0,7 % de son PNB avant l’an 2000, dont le montant sera porté de 38
milliards de francs à prés de 60 milliards.
Ainsi
donc, si une utilisation rationnelle des ressources naturelles, accompagnées de
certaines mesures en vers les PVD s’avère nécessaire pour concilier le développement
et la protection de l’environnement, il n’en demeure pas moins qu’une
mobilisation internationale pour l’environnement serait déterminante.
32- La lutte
internationale contre le Terrorisme et le crime organisé
Les menaces sécuritaires, sont
considérées par une majorité d’observateurs comme l’un des grandes menaces à la
sécurité mondiale en ce moment. De nombreux pays en plus de l’Organisation des
Nations Unies ont essayé de faire face à ces menaces en adoptant des
différentes stratégies.
321-lutte
Internationale contre le Terrorisme
La communauté internationale a lancé une compagne anti-terroriste, et
puisque les menaces sont internes et externes la réponse doit être nationale et
multinationale dont la prévention et la coopération restent les fondements
essentiels.
a- la prévention
Cette stratégie consiste à chercher le
renseignement à l’intérieur comme à l’extérieur du pays car il constitue un
vecteur fondamental de lutte anti-terroriste, il résulte de l’accomplissement
quotidien du service et des investigations entreprises en vue d’aboutir à la
localisation et à la neutralisation des individus recherchés .Dans ce stade, le
Maroc a conclus depuis l’an 2016 avec plusieurs pays européens des conventions
d’ordre sécuritaire visant l’échange des informations en matière de lutte
anti-terroriste . Cette coopération a contribué efficacement au
démantèlement de plusieurs groupuscules terroristes.
Les services de renseignements recueillent au
plus tôt des informations précises sur des opérations programmées par les
terroristes pour ce qui concerne leur armement, leurs personnels, leurs disponibilités
financières, leurs tactiques et leur systèmes de communication.
Aussi l’implication du citoyen reste vitale et essentielles, en lui
montrant le risque, le rendre conscient et lui faire comprendre les
conséquences néfastes pour lui et pour son environnement en matière de
terrorisme.
Et comme le renseignement clandestin
reste un élément essentiel pour éradiquer ce fléau, une coopération entre les
Etats s’avère nécessaire.
b- la coopération :
Dans ce contexte, une collaboration loyale,
franche doit être instaurée entre les Etats et les gouvernements avec la
participation des services de sécurité.
-Au plan interne :
la coordination des différents services à la lutte anti-terroriste devient une
nécessité impérieuse ainsi que la valorisation de la démocratie et
concrétisation de la stabilité
politiques.
-Au plan régional : de nombreux efforts ont été
réalisés à ce niveau pour renforcer les mesures de détection et de prévention,
sauf qu’il faut encore élargir cette coopération régionale et inter-régionale
entre les services de sécurité car la portée liée en terrorisme est
internationale.
-Au plan international : l’échange d’information et
d’expérience dans le domaine de l’utilisation des fichiers informatisés est
devenu une obligation.
La surveillance et le contrôle des
mouvements de vente des armes et la fabrication des explosifs.
♦
La réglementation du droit d’asile.
♦ La coopération judiciaire entre les
Etats services de police et services de renseignement mérite d’être approfondie
et encouragée.
♦ Une harmonie juridique concernant
l’extradition de terroristes et la mise en place d’un arsenal juridique
approprié et actualisé qui répond à toutes les questions et qui ne laisse le
doute à aucune zone d’ombre.
♦ La création d’équipes mixtes chargées
de lutte contre le terrorisme, et les échanges entre organismes de détection et
de répression.
En effet, malgré ces coopérations et
ces efforts fournis par la communauté internationale, le fléau du terrorisme
risque de plus en plus de s’aggraver si on ajoute le grand lien existant entre
le terrorisme et la criminalité organisée.
331- La criminalité organisée
Il est de plus en plus évident que les efforts nationaux et
internationaux visant à contrer le crime organisé sont incapables de suivre le
rythme des innovations et de l’évolution adoptées par des organisations
criminelles. En effet, il existe un écart entre l’internationalisation des
formes les plus dangereuses de criminalité et le caractère surtout national de
la riposte. Sauf à quelques rares exceptions, les crimes et les délits restent
fixés par des règles nationales.
a- La coopération internationale
contre le crime organisé
Dans le but de resserrer l’étau
autour des suspects faisant partie d’organisations criminelles et qui ont fui à
l’étranger, la Convention internationale invite les Etats à coopérer entre eux,
notamment pour ce qui est de recueillir des éléments de preuve et d’échanger
des informations. Dans le cadre de la coopération internationale, les Etats
dotés de moyens de lutte sophistiqués contre la criminalité transnationale
organisée sont invités à échanger leurs expériences et leurs connaissances avec
les pays en développement.
A
cet égard, la création d’un fonds d’affectation spéciale pour assister ces pays
à mettre en oeuvre la Convention démontre qu’il existe un embryon de
« mondialisation » dans la lutte contre le crime organisé.
C’est
ainsi qu’outre la Convention sur la criminalité organisée transnationale, l’ONU
possède deux organismes qui ont pour domaine la prévention du crime : la
Commission pour la prévention du crime et la justice pénale (CPCJP) et le
Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues
(PNUCID).
b- La coopération européenne contre
le crime organisé :
Crée en 1949, le Conseil de l’Europe
est une enceinte dont l’objectif est de favoriser l’échange d’information sur
les différents systèmes judiciaires des Etats membres et de rechercher
l’amélioration de la coopération internationale. Ainsi, plusieurs conventions
ont déjà été signées et ratifiées comme la Convention européenne d’extradition
de 1957, la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale de 1959 et la
Convention sur le blanchiment, le dépistage, la saisie et la confiscation des
produits du crime.
Bien que ces matières relèvent toujours de la coopération
intergouvernementale, l’Union européenne est la seule organisation
internationale à se doter à un tel niveau de textes de programmes et
d’instances qui appuient les Etats membres. Elle base sa lutte contre la criminalité
internationale sur deux plans ;
-
Une nouvelle approche judiciaire visant une meilleure harmonisation du
droit pénal et une coopération entre Etats au profit des magistrats et en
évitant que les groupes criminels profitent des lacunes des législations nationales.
- Une nouvelle approche policière matérialisée par la mise en place des
moyens pouvant intensifier la coopération entre administrations répressives
nationales, dans ce contexte Une académie européenne de police avait vu le jour
en 2001 .
33- La lutte
internationale contre les armes à destruction massive (ADM)
La
prolifération d’armes de destruction massive, principalement les armes nucléaire,
biologiques et chimiques, et le risque d’acquisition de matières et de biens
sensibles par des acteurs non étatiques (des groupes terroristes) sont devenus
actuellement une menace majeure et croissante, qui interpelle une intervention
urgente de la communauté internationale qui tente de maîtriser la prolifération
des armes de destruction massive , soit par des congrès internationaux et
la mise en place d’un arsenal juridique, soit par l’imposition des mesures de
dissuasion.
Les
conférences internationales constituent un pas essentiel car elles offrent une
occasion importante d’élargir le champ du débat international et de la
conscience publique, afin de mobiliser la volonté politique et d’établir et de
renforcer les normes et les mesures visant à empêcher et à combattre ce
phénomène.
Sur
le plan juridique, le traité de non prolifération (TNP) et celui d’interdiction
des essais nucléaires signé en 1968 a interdit aux 5 pays officiellement
détenteurs de l’arme nucléaire de livrer du matériel ou des renseignements aux
états, lesquels s’engagent à ne pas produire de bombes.
Sur
le plan de dissuasion l’ONU a autorisé, après le feu vert du Conseil de
Sécurité, l’utilisation de plusieurs actions coercitives u compris la force militaire pour intimider n’importe
quel Etat qui tente de fabriquer, d’acquérir ou d’utiliser ce genre d’arme.
Dans ce contexte on peut citer le cas des embargos exercer sur la Corée du Nord
et l’Iran.
CONCLUSION
En somme, les menaces qui guettent le monde, engendrent
continuellement des bilans catastrophiques et des dégâts énormes, menacent
directement l’humanité et la planète sur laquelle elle vit depuis des millions
d’années…
Il s’agit bien de menaces d’ordre environnemental
tel que le réchauffement climatique, la pollution, la désertification,…etc, et
d’autres d’ordre sécuritaire, à savoir le terrorisme, la criminalité organisée,
les armes de destruction massive,…etc.
En surcroit, et selon toute apparences menaces périlleuses sont distinctes et différentes
l’une de l’autre, en fonction de leurs natures, leurs origines ainsi que leurs
zones d’impacts. Mais, malgré cette diversité et particularité constatées, ces
menaces sont étroitement liées et interconnectées, et se rencontrent en
plusieurs reprises, et principalement en deux points communs durant leurs
trajets de vie. Le premier point c’est leur origine, qui se rapporte
directement aux activités humaines. Le deuxième c’est la plage sur laquelle
elles pèsent et risquent de l’anéantir.
Jusqu’à maintenant, et en dépit des mesures prises
pour contrecarrer les effets de ces fléaux fatals, ces derniers continuent de
dégrader l’état de notre écosystème, de nuir la santé et le bien-être des êtres
vivants, et risquent même d’écrouler définitivement leurs existences. Cette
situation alarmante montre que ces
mesures ont voués partiellement ou totalement à l’échec, et impose que la
communauté internationale unisse ses efforts afin de relever les défaillances
et adopter une nouvelle approche globale pour sauver l’humanité avant qu’il soit trop tard.















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