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samedi 23 mai 2020

Relations sociales et la technologie

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Sujet de discussion :

            Les relations sociales et la technologie moderne, l'isolement ou le rapprochement?


            Nos relations sociales souffraient d'un défaut qui conduisait à la faiblesse et à la stagnation, et cela avait de nombreuses causes.
Beaucoup voient que la technologie moderne, notamment les téléphones portables (Sms…) et les réseaux sociaux tels que "Twitter et Facebook", ont tué ces relations et ont conduit à l'isolement social parmi les composantes de la société.
Alors que d'autres estiment que les moyens technologiques ont établi des relations et des réseaux de 
relations sociales diverses et solides dans la société.
La question du débat demeure; 
cette technologie a-t-elle réellement réussi à renforcer les relations sociales entre et au sein des membres de notre société?! .. Ou a-t-elle réduit les sentiments de communication et conduit à la séparation et à la désintégration dans nos relations et nos vrais sentiments sociaux? Où sont les solutions pour un retour à des relations sociales fortes qui organisent les cercles de la société et redonnent la gloire? Et la force de ces relations?
Pendant les vacances, les Marocains ont recours à de courts messages pour transmettre leurs félicitations pour les vacances et ainsi ils sont libérés des responsabilités sociales tant que c'était le titre de ces festivals et une source de joie et de bonheur en eux La communication directe avec les gens est restée la manifestation la plus importante des festivals, mais cela a changé aujourd'hui grâce aux moyens de communication modernes  

            Êtes-vous Avec cette formule.des questions que nous posons sur la table de dialogue et de discussion ..n'hésitez pas à me laisser vos commentaires!

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jeudi 21 mai 2020

Coronavirus et le Confinement

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             Au début, personne ne le prenait au sérieux, à cause de tant de discussions sur le Coronavirus comme un mythe ou une épidémie légendaire. Mais après la décision du gouvernement de fermer les écoles et d’adopter l’enseignement à distance, la confusion a commencé dans tous les segments de la société, ce qui signifie que ce virus existe et a déjà atteint notre pays ! Ici, j'ai commencé à poser des questions sur ce qu'est ce virus ? Et est-ce dangereux pour ce degré parce que nous entrons en collision avec nos amis et que nous n'allons pas travailler ? Et combien de temps resterons-nous dans cette situation?
            Pour obtenir des réponses curatives, je l'ai partagée avec mes collègues et je l'ai recherchée dans l’internet et les médias parce que j'étais sûre d'avoir une réponse valide, et j'ai commencé à expliquer ce virus : Coronavirus où Covid19 comme indiqués par son nom, sont une pandémie qui est apparue dans la ville d'Wohan dans la République de Chine populaire, et c'est un virus qui attaque l'être humain au simple contact avec le malade, et le contrôler est très difficile, car il se propage très rapidement et extrêmement bien, mais il est heureusement faible devant les personnes à forte immunité qui persistent à nettoyer leur corps et à respecter les précautions nécessaires ces cas signifient que le virus est impuissant devant eux, donc Chacun doit prendre toutes les mesures nécessaires recommandées par le gouvernement et le ministère tuteur du service de la santé.
            Par conséquent, le gouvernement a pris des mesures préventives pour lutter contre cette pandémie, qui ne permettrait pas aux gens de quitter leur domicile, c'est-à-dire (quarantaine), sauf pour les cas d'urgence tels que se rendre à l'hôpital, les pharmacies ou les personnes obligées de travailler en faisant signer un document par les autorités locales justifiant la sortie et de sa destination urgente, et parmi ces mesures figurent également la fermeture des établissements d'enseignement et l'approbation des études à distance.
        Jusqu'à la rédaction de ces lignes, personne ne sait combien de temps ces mesures seront prises, et l'état d'urgence sanitaire est en place puisque la quarantaine a été levée selon l'annonce du Premier ministre le lundi 18 mai 2020 devant le Parlement une prorogation du confinement et de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juin.

        On m'a assuré que la situation serait bien et l'amélioration entamée dernièrement va se poursuivre, si Dieu le voulait, et que la vie reviendrait comme elle était où était meilleure qu'avant, et nous rencontrerons mes amis et collègues au travail. De tout cela, nous devons comprendre et comprendre ce qui est lié aux circonstances et pour lequel nous avons dû rester avec nos maisons et commencer à nous adapter à la situation, et afin de ne pas m'ennuyer à la maison avec la famille, j'ai programmé ma routine quotidienne comme suit : à huit heures et demie je me réveille du sommeil, je prends le Petit déjeuner avec mes enfants, je coopère avec mon fils aîné pour terminer ses devoirs qui commencent à neuf heures, puis je fais une pause et l'heure du déjeuner arrive et je continue à revoir avec lui pour allouer quelques exercices, et après avoir fini je joue avec ma petite fille on regarde la télé depuis un certain temps, j'aide ma femme à La cuisine et le temps continue pendant le repas du soir que nous prenons, nous restons un certain temps à discuter ensemble de la progression du temps d'aller dormir, et les mêmes activités continueront le lendemain, à l'exception de quelques légers changements.
            Enfin,n'oublions pas que nous ne pouvons pas réussir et continuer sans l'aide les uns des autres, je leur conseille de rester chez eux pour éviter d'attraper cette épidémie maudite et haineuse.    
                                 
       


            

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lundi 18 mai 2020

Prolongation du Confinement

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Le Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, a annoncé ce lundi 18 mai 2020 devant le Parlement une prorogation du confinement et de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juin. Un déconfinement progressif concernera toutefois certains métiers, après Aïd el-Fitr.
La prorogation du confinement vise à lutter contre "les vecteurs" de propagation du Covid-19 surtout en cette période de fête de l'Aïd el-Fitr, précédée par les célébrations de la nuit du Destin.
Le confinement a permis, selon le Chef du gouvernement, d’éviter entre 300.000 et 500.000 infections par le Covid-19, ainsi que 9.000 à 15.000 décès.
Le RO (taux de propagation du virus) s’établit aujourd'hui à 0,9% et il devrait se fixer à moins de 0,7% pour pouvoir déconfiner, selon El Othmani.
«On ne veut que l’Aïd el-Fitr se transforme de fête en deuil», a martelé le Chef du gouvernement.
L’apparition de nouveaux foyers ne permet pas déconfiner, a ajouté El Othmani.
Le couvre-feu sanitaire, imposé entre 19 heures du soir et 5 heures du matin, reste également en vigueur.
Après l'Aïd el-Fitr, il sera procédé à un déconfinement progressif, qui permettrait en particulier une relance de certains secteurs économiques avec un respect strict des mesures sécuritaires à savoir le port obligatoire du masque et la distanciation sociale.
Lors de cette première phase de déconfinement progressif, certaines professions libérales ont été autorisées à reprendre leurs activités tels que les ouvriers des travaux publics, les coiffeurs, les chauffeurs, ainsi que certaines usines industrielles.

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jeudi 14 novembre 2019

Journée Mondiale du Diabète

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Le diabète est une maladie métabolique chronique caractérisée par des niveaux élevés de glucose, c’est-à-dire de sucre dans le sang, entraînant progressivement de graves dommages au cœur, aux vaisseaux sanguins, aux yeux, aux reins et aux nerfs. Pour les personnes atteintes de diabète, l'accès à un traitement abordable, y compris à l'insuline, est essentiel à leur survie. Cette année, la Journée mondiale du diabète (14 novembre) met au cœur de sa campagne les familles. L'objectif est de promouvoir le rôle de la famille dans la gestion, les soins et la prévention de cette condition, ainsi que dans l’éducation au diabète.

Raghad vit dans un camp de réfugiés en Jordanie. Elle souffre d'un diabète de type 1.

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jeudi 7 novembre 2019

Douche:Matin ou Soir

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En termes de lavage, l'horaire à son importance : pour la peau, c'est quoi le mieux ? On fait le point.

On a tous nos petites habitudes en matière de douche : certains sont du matin, d'autres du soir... Après tout, l'essentiel est d'être propre n'est-ce pas ? (Même si on sait que se doucher tous les jours n'est pas essentiel justement) Mais du point de vue de notre peau, y-a-t-il une différence à se laver le matin ou le soir ? Une étude de YouGov et la marque Foreo, menée par le dermatologue Dr. Simon Zokai et relayée par Metro UK, répond à la question : il est mieux pour la peau de se doucher avant de se coucher. La raison ? En se couchant « sale », on laisse le temps aux bactéries, toxines et autres germes de s'installer sur la peau et dans les pores. Au passage, on se débarrasse aussi de potentiels allergènes qu'on apporterait dans nos draps. Ça permet également de laisser à la peau le temps d'absorber un soin hydratant (ce qui est plus compliqué quand on court le matin et qu'on s'habille en vitesse).

Une question de choix
Bien entendu, cette réponse n'est valable que du point de vue de la peau. Si on a l'habitude de pratiquer une activité sportive le matin, il est plus pratique de se doucher le matin, ou bien même, si la douche nous aide à nous réveiller, mieux vaut la prendre le matin. À l'inverse, si on fait du sport le soir ou que la douche nous aide à nous détendre, alors là encore, le soir est le plus conseillé. Se doucher deux fois par jour n'est pas conseillé, non seulement parce qu'on risque de fragiliser la barrière cutanée, mais aussi parce qu'on utilise trop d'eau. Dans tous les cas, on utilise bien sûr des produits doux pour l'épiderme (surgras si on a la peau sèche) et on hydrate l'épiderme après la douche.

Alors, soir ou matin, finalement, ça ne dépend que de nous et de nos envies !
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Ecoles privées

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Selon le ministre de l’éducation nationale, Said Amzazi, 52 000 élèves sur 700 000 ont quitté l’enseignement privé pour le public. Actuellement, 14% des élèves marocains étudient dans les écoles privées. L’Etat cible un pourcentage de 20%.

La déclaration de Said Amzazi, ministre de l’éducation nationale, a fait l’effet d’une douche froide pour les écoles privées. Lundi 14 octobre, lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre a déclaré que «52000 élèves sur 700000 ont quitté l’enseignement privé pour le public». S’agit-il d’un désaveu de la part des «consommateurs», une conséquence éventuelle d’une dégradation de leur pouvoir d’achat ? Difficile à savoir, puisqu’une étude statistique est menée actuellement par le ministère pour le confirmer ou l’infirmer. Said Amzazi, quant à lui, a évoqué un regain de confiance graduel des Marocains à l’égard de l’école publique. Pas sûr non plus.

 

En tout cas, du côté des écoles privées, cette déclaration a causé une onde de choc. C’est ce que souligne Abdessalam Amor, président de l’Alliance de l’enseignement privé. «Cette déclaration nous a choqués et nous ne savons pas comment l’analyser jusqu’à présent. Est-ce que cela signifie que les écoles privées connaissent une baisse de fréquentation ou bien cela veut dire que le secteur public s’améliore, au détriment du privé. Nous ne le savons pas encore», a-t-il déclaré. Si une réelle tendance se concrétise, cela irait, quoi qu’il en soit, contre l’esprit de la loi-cadre 51-17, qui se traduit par la réalisation d’un équilibre entre les deux secteurs, public et privé. Un objectif ambitieux somme toute.

L’objectif mis en place par l’Etat, à savoir atteindre un pourcentage de 20% du nombre total des élèves étudiant dans les écoles privées sera-t-il compromis ? Difficile à savoir, bien que les professionnels du secteur privé s’inquiètent à ce propos. «Ce qui suscite l’inquiétude de l’alliance n’est pas le nombre cité, mais la déclaration du ministre que les écoles publiques retrouvent leur éclat. Il faut préciser une chose. Une bonne santé de l’école publique est salutaire, mais il faut que les écoles privées n’en pâtissent pas», souligne M. Amor.


Données relatives aux secteurs public et privé

Le secteur public est toujours majoritaire

Selon les statistiques fournies par le ministère (voir encadré), 14% des élèves étudient actuellement dans les écoles privées, ce qui correspond à environ 700000 élèves, contre plus de 7millions pour le public. Ceci dit, il convient de signaler le déséquilibre qui existe entre les différentes régions du Royaume. Dans la région de Casablanca-Settat, 24,5% des élèves étudient dans 1 186 institutions privées, dix points de plus que la moyenne nationale.

Traditionnellement, la tendance est que les élèves ne rejoignent le public, venant du privé, qu’à partir du secondaire. Cela n’est pas nouveau. «Ceci s’explique par les difficultés que rencontrent les élèves des écoles publiques à suivre le rythme et les exigences des écoles privées, notamment au niveau de la maîtrise de la langue française», poursuit le président de l’Alliance de l’enseignement privé. En fait, le privé et le public font face à un défi commun : la généralisation de la scolarisation. «Lorsqu’on atteindra un pourcentage de 100% de scolarisation, le privé et le public se développeront à égalité», conclut Abdessalam Amor.
Arrivera-t-on à atteindre cet objectif dans les années qui suivent ? Il serait intéressant de voir si les moyens et les programmes déployés arriveront réellement à appuyer la scolarisation, surtout en milieux rural, périurbain et déficitaire. Ces derniers bénéficient du plan d’action du 17 septembre 2018, qui a prévu le lancement d’un programme d’amélioration et de renforcement de l’appui social, dans les trois cycles d’enseignement. Nous en saurons donc plus sur son efficacité d’ici quelques années.

 



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Le riz pour réduire le risque d'obésité

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Selon des chercheurs japonais, la consommation de riz serait un moyen efficace de lutter contre l’obésité. Rappelons que le Japon – dont un des aliments de base est le riz – a le taux d’obésité le plus faible au monde !

La consommation à l’échelle mondiale
Le Japon est le champion du monde de la minceur. En effet, seulement 3,7 % de sa population est considérée comme obèse. Il n’est donc pas étonnant qu’une telle étude provienne de ce pays. Selon une équipe du Doshisha Women’s College of Liberal Arts (Japon), le riz serait un bon moyen de lutter contre l’obésité. Selon un communiqué, ces recherches ont été présentées devant l’European Congress on Obesity qui s’est déroulé à Glasgow (Écosse) du 28 avril au 1er mai 2019.

La consommation de 136 pays a été comparée, et ce peu importe la forme, qu’il s’agisse de farine, de riz blanc ou brun. Or, les résultats ont indiqué que les pays dans lesquels la consommation de riz journalière dépassait les 150 grammes par personne ont un taux d’obésité plus faible. La comparaison a été faite avec des pays dont la consommation quotidienne de riz ne dépassait pas les 14 grammes en moyenne par personne.

Les meneurs de l’étude ont effectué des calculs permettant de faire une conclusion plutôt étonnante. Selon eux, consommer au moins 50 grammes de riz par jour permettrait de réduire la prévalence de l’obésité de 1 % dans le monde. L’argument principal avancé pour expliquer cela ? La présence de fibres et de nutriments favorisant la sensation de satiété, ce qui permettrait d’éviter les excès.


Crédits : Flickr/cookbookman17
Une étude à relativiser
Sans remettre en cause les résultats de l’étude japonaise, il faut rappeler qu’un aliment seul ne peut pas se suffire à lui même dans la lutte contre l’obésité. Par ailleurs, le riz blanc avait fait l’objet d’une étude en 2012. Celle-ci indiquait des risques accrus d’être atteint de diabète de type 2 quant aux personnes s’autorisant des portions supplémentaires de riz blanc.

Par ailleurs, le régime alimentaire asiatique – bien qu’il en existe de nombreuses variantes – est souvent loué pour ses vertus liées au poids. En réalité, le riz seul ne peut pas assumer ce rôle, et ce serait ce type de régime dans son ensemble – pauvre en graisse et riche en fibre – qui ferait la différence.
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Le salaire moyen dans la fonction public passe à 8000 Dh en 2019

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Salaires supérieurs aux moyens du pays pour une productivité limitée
Le tiers des fonctionnaires est proche de la retraite

Il a augmenté de 32% en dix ans et de 6% par rapport à 2018 notamment suite à la revalorisation des salaires après l’accord du dialogue social. Les fonctionnaires pompent 44% des recettes de l’Etat et près de 10% du PIB.

En 2019, l’Etat compte 564.549 fonctionnaires civils, en baisse de 3,6% par rapport à 2015, année de rupture de la tendance à la hausse de l’effectif. C’est ce que précise le dernier rapport sur les ressources humaines accompagnant le projet de loi de finances 2020.

La baisse est due à l’augmentation des départs à la retraite et au recours au recrutement régional dans le secteur de l’éducation. Et ce, malgré la création de plus de 94.000 postes, hormis les 70.000 créés par les académies régionales d’éducation.

Le Maroc compte ainsi 16 fonctionnaires civils pour 1.000 habitants, un niveau comparable aux autres pays. Les fonctionnaires représentent moins de 5% de la population active.

Et pourtant, malgré la baisse de leur nombre les fonctionnaires coûtent de plus en plus cher à la collectivité. La masse salariale de l’Etat s’élève en 2019 à 112,16 milliards de DH, en hausse de 9% par rapport à 2015.

C’est l’équivalent de 9,7% du PIB, 31,5% du budget général de l’Etat et 44,3% de ses recettes ordinaires.

« Cet indicateur demeure élevé comparativement à celui enregistré dans la région Mena et également dans les pays de l’OCDE », note le rapport dont les rédacteurs estiment que ce niveau bride la capacité d'investissement de l'Etat.

Et encore, les 112 milliards de DH de masse salariale en 2019 sont une prévision de la loi de finances. Elle n’inclut pas l’impact de la revalorisation salariale appliquée suite à l’accord du dialogue social d’avril dernier et dont le coût relatif à cette année s’élève à 6 milliards de DH. De plus, cette masse n’inclut pas la charge patronale de cotisation à la retraite et à l’assurance maladie.

Salaires supérieurs aux moyens du pays pour une productivité limitée
Cette situation s’explique par un seul facteur : la multiplication des promotions et avancements mais surtout des révisions salariales dans le cadre du dialogue social.

D’ailleurs, suite au dernier accord d’avril 2019, le salaire mensuel net moyen dans la fonction publique est passé 8.000 DH, en hausse de 6% par rapport à 2018. Et il devrait continuer à augmenter vu que l'application de l'accord du dialogue social est étalée jusqu'en 2021.

En dix ans, ce salaire moyen a donc augmenté de 32,2%, soit 2,8% en moyenne annuelle. C’est beaucoup plus que l’inflation. C’est aussi 3 fois le PIB par habitant et 5 fois et demi le montant moyen des dépenses de consommation des Marocains.

Le salaire minimum dans la fonction publique est passé à 3.041 DH en 2019. Mais il faut savoir que 62% des fonctionnaires perçoivent plus de 6.000 DH par mois.

Les fonctionnaires des échelles 10 et plus ont un salaire moyen de 9.571 DH, ceux des échelles 7 à 9 un salaire de 5.501 DH et ceux des échelles 6 et moins 4.647 DH.

Le salaire moyen le plus élevé est dans le département de la Justice (11.710 DH), suivi de celui de la Santé (10.045 DH), l’éducation nationale (9.421 DH), l’économie et finances (7.829 DH) et l’Intérieur (6.873 DH).

Les rémunérations dans la fonction publique sont ainsi largement supérieures à celles dans le secteur privé et aux performances économiques du pays. Surtout, l’amélioration de l’efficacité de l’Administration dont dépend cette performance économique ne suit pas.

Le tiers des fonctionnaires est proche de la retraite
Pour rappel, près de 50% des fonctionnaires civils travaillent dans le département de l’éducation nationale, 23% dans le ministère de l’Intérieur et 9,5% dans celui de la Santé.

65% sont des cadres (échelles 10 et plus) contre 50% il y a dix ans suite aux avancements de grade et au recrutement de plus en plus de cadres.

Le tiers a plus de 50 ans, d’où l’augmentation des départs à la retraite qui vont se poursuivre : 70.000 personnes entre 2019 et 2024, dont une grande partie d’enseignants (40.000).

La répartition spatiale des fonctionnaires montre de grandes disparités entre les régions : 70% se concentrent au niveau de Rabat-Salé Kénitra, Casablanca-Settat, Fès-Meknès, Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

De même, la masse salariale est concentrée à 78% dans ces régions en plus du Souss-Massa. Et la corrélation est faible entre niveau de dépenses du personnel et création de richesse : Casablanca qui génère 32% du PIB ne concentre que 16% de la masse salariale de l’Etat.

Souhail Nhaili
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Une tasse de thé par jour pour prendre soin de son coeur

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Boire du thé peut avoir des effets surprenants pour la santé du cœur, selon une nouvelle étude.

Le matin, êtes-vous plutôt thé ou café ? La première option pourrait être la plus bénéfique pour protéger votre cœur, à en juger les conclusions de chercheurs de l'hôpital John Hopkins de Baltimore, aux États-Unis. Les personnes qui boivent une tasse de thé par jour, peu importe la nature (noir ou vert) réduiraient de 35 % leur risque d'avoir un accident cardiovasculaire au cours de leur vie par rapport à celles qui ne consomment pas de thé. Les consommateurs de thé auraient également moins de dépôts de calcium accumulés dans les artères, un facteur de risque de maladies du cœur.

"Nous avons découvert que les personnes qui boivent du thé de façon modérée affichent une progression en baisse de la quantité de calcium déposée dans les artères coronaires ainsi qu'une incidence réduite des événements cardiovasculaires", explique au site Health le Dr Elliott Miller, médecin à l'hôpital John Hopkins de Baltimore et auteur de l'étude.

Pour arriver à ces conclusions, les médecins ont suivi 600 hommes et femmes en bonne santé cardiaque sur une durée de 15 ans. Le chercheur reste prudent et précise qu'il est pour l'instant incapable de déterminer si cet impact bénéfique sur la santé cardiovasculaire a pour origine la consommation de thé ou plutôt l'hygiène de vie des buveurs de thé (qui serait plus saine que les autres le cas échéant). Reste que ce n'est pas la première fois que le thé est associé à une bonne santé cardiaque . Ces supposées vertus proviendraient de sa richesse en flavonoïdes, des antioxydants. Cette boisson aurait également des bienfaits contre le diabète ou l'obésité. Les résultats de l'étude ont été présentés devant l' American Heart Association's Epidemiology le 1er mars 2016.
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Soigner un rhume

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Le rhume est certainement le mal qui nous énerve le plus, puisqu’il n’existe aucun remède efficace pour s’en débarrasser. Mais serait-ce du passé ? Des chercheurs auraient peut-être trouvé un moyen de se soigner du virus plus vite.

Vous mouchez sans cesse, votre tête explose tant elle vous fait souffrir, vous manquez de vous étouffer à chaque respiration et votre corps entier vous fait mal. Il n’y a pas de doute, vous êtes malade. Mais pas suffisamment pour louper le travail : vous n’avez pas de fièvre. Bref, vive le rhume ! Ce virus qui nous attaque, plusieurs fois l’an et à chaque saison, et contre lequel on ne peut jamais lutter. Remèdes de grands-mères, médicaments disponibles sans ordonnance, repos… Rien n’y fait, il ne disparaît qu’au bout d’une semaine.

Mais ça, c’était jusqu’à aujourd’hui. Des chercheurs américains de l’université de San Francisco auraient en effet trouvé un traitement expérimental efficace pour soigner les rhumes. Et il s’agirait « simplement » de désactiver une protéine issue de nos cellules.

Attaquer le virus du rhume directement n’aurait en fait aucun effet, celui-ci pouvant être déclenché par pas moins de 160 virus aux caractéristiques différentes. D’où la volonté des équipes de s’intéresser à la seule protéine responsable de la reproduction des virus. Une technique appelée « thérapie dirigée par l’hôte » qui leur ont donc permis de modifier les cellules de souris pour empêcher la production de cette protéine et la prolifération des virus du rhume.

S’agirait-il alors de devenir des êtres génétiquement modifiés pour se protéger d’un mauvais rhume ? Non. Simplement de trouver un remède capable de supprimer temporairement la protéine. « On s’intéresse de plus en plus à la mise au point des traitements ciblant ces protéines hôtes, car elles peuvent potentiellement surmonter la mutation virale, l’un des principaux obstacles au développement d’antiviraux efficaces et largement actifs », a conclu Jan Carette, l’un des auteurs de l’étude.
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L'importance de casser la routine et de s'évader

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Il se peut que vous croyiez que casser la routine soit impossible. La charge de travail que vous avez, toute cette pile de papiers que vous ramenez parfois même chez vous pour  prendre de l’avance… Selon vos perspectives, s’évader quelques heures et oublier ce type de responsabilité serait une vraie folie.

Cependant, la routine peut être oppressante. Il est certain que vous avez eu des périodes de stress, ou même d’anxiété. Vous êtes dépassé et votre intérieur ressent la nécessité d’une pause. Toutefois, vous ne vous le permettez pas. Aujourd’hui, nous allons découvrir les bénéfices que vous auriez à rompre la routine de temps en temps.

Quand casser la routine ?
Il existe beaucoup d’opportunités pour briser la routine et s’évader dans un endroit que vous souhaitez. Par exemple, en été, une escapade à la plage peut être une bonne idée.

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La mer, les promenades, marcher sur le sable... Tout cela est très thérapeutique et vous permet de vous évader et d’oublier tout autour de vous. Vous méritez une pause. La conséquence de ne pas faire cela est la diminution de votre productivité.

S'évader en allant au contact avec la nature
Y a-t-il un jour férié ? Un pont ? Réfléchissez quand est-ce que ces jours là tombent pendant l’année. Il n’est pas nécessaire de rester chez soi, prenant de l’avance sur le travail ou en y pensant constamment. Oubliez pendant quelque temps tout cela et profitez de ces jours pour ne rien faire.

Si vous ne souhaitez pas vous évadez quelque part, essayez de faire des activité dans votre ville. Des sentiers, aller au cinéma, essayez de nouveau restaurants… Il s’agit en définitive d’oublier le travail et de casser cette routine oppressante.

Libérez-vous du stress
Parfois, il se peut que vous ne soyez pas conscient que vous vivez une routine. Vous vous levez le matin, vous allez travailler, vous mangez, vous revenez du travail, vous regardez un peu la télévision, vous allez dormir et ainsi de suite. Vous faites tout cela automatiquement de telle manière que vous ne vous demandez pas si c’est ou non une routine.

Le problème est que, tôt ou tard, le stress apparaît. Vous commencez par vous lever de mauvaise humeur, vous êtes tout le temps fatigué, vous n’êtes pas productif et souffrez d’insomnies. Tout cela est normal. Les routines sont oppressantes et les casser de temps en temps est nécessaire.

Mais quels conseils pouvons-nous vous donner pour que vous ne pensiez pas au travail pendant votre escapade? Nous vous en donnons ici quelques-uns pour que vous les mettiez en pratique:

Éteignez votre portable: si vous avez un portable spécialement pour le travail, éteignez-le pendant votre escapade, et ne pensez pas à le rallumer jusqu’à votre retour au travail. De cette façon, vous saurez différencier votre temps de loisirs de votre temps de travail.
Évitez de vous ennuyer: si vous ne faites aucune escapade, il se peut que l’ennui vous incite à jeter un coup d’œil à votre travail au lieu de vous reposer et faire quelque chose qui éveille votre esprit.
Faites des plans, cherchez des activités qui vous motivent, mais ne permettez pas que l’ennui vous ramène au travail encore une fois.
Rappelez-vous : vous avez besoin de faire des pauses
S'évader pour faire le plein d'énergie
Le travail est une partie importante de notre vie. Lamentablement, cela entraîne plusieurs personnes à être addicte, oubliant leur  famille et le temps pour elles-mêmes. Ceci n’est pas positif, puisque la vie est aussi faite pour en profiter et être vécue.

Apprendre à séparer le travail de votre vie personnelle  est nécessaire. C’est pour cela que de temps en temps, vous devriez faire des plans pour les fins de semaine, telle qu’une escapade. Le lieu n’a pas d’importance: à la plage, à la montagne ou dans un endroit où vous avez toujours voulu aller.

L’important est que vous profitiez de ces jours pour vous évader et stopper votre rythme que vous avez lorsque vous travaillez. Il ne s’agit pas seulement de vous relaxer physiquement mais aussi mentalement.

Si vous ne vous reposez pas, vous serez moins productif et vous ne serez pas heureux non plus. Cela n’en vaut pas la peine puisqu’il faut aussi profiter du travail. Alors, prêt à casser votre routine et à planifier votre prochaine escapade ?

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Le Smartphone empêche le cerveau de se rechargé efficacement

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Si vous avez besoin de faire une pause pour recharger vos batteries pendant une journée de travail harassante, des chercheurs américains conseillent fortement de ne pas regarder votre smartphone.

Cette nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’Université Rutgers, a recruté 414 participants et leur a donné des jeux de lettres à résoudre.

Une fois que la moitié du temps était écoulée, de nombreux participants pouvaient prendre une pause. Pendant ce break, ils avaient le choix de remplir une liste de courses fictive soit sur leur téléphone, un écran d’ordinateur ou sur papier. Le reste des participants ne bénéficiait pas de pause.

Les étonnants effets négatifs des smartphones
Leurs résultats, parus dans le Journal of Behavioral Addictions, ont montré que les participants qui prenaient leur pause avec leur smartphone enregistraient le taux le plus élevé d’épuisement mental et figuraient parmi les sujets les moins à même de résoudre des jeux de lettres rapidement et correctement après leur pause.

Les participants qui prenaient leur pause sur les téléphone prenaient plus de temps (+19%) pour finir leurs jeux de lettres, et résolvaient moins de grilles (-22%) que les personnes qui prenaient leur pause sans combiné.

En effet, la rapidité et l’efficacité des participants qui recouraient à leur téléphone au cours de leur pause équivalait à celle des sujets qui ne bénéficiaient pas d’une pause.

Il empêche le cerveau de se recharger efficacement
Les chercheurs notent que les résultats montrent que l’utilisation du téléphone lors d’une pause empêche le cerveau de se recharger efficacement et peut entraîner de moins bons résultats et une moindre performance.

« L’acte de prendre son téléphone entre deux tâches devient de plus en plus fréquent. Il est important de connaître les coûts associés à cette pratique à chaque fois que l’on a un temps mort. Nous partons du principe que cela n’est pas différent des autres pauses — mais le téléphone peut engendrer des taux accrus de distraction qui rendent plus difficile le retour à des tâches qui demandent de l’attention », a noté Terri Kurtzberg, co-auteur de l’étude.

« Les téléphones portables peuvent produire cet effet parce que le simple fait de regarder son téléphone active l’idée de regarder ses messages, de se connecter aux autres, d’accéder à de l’information en continu, et ce de manière différente que les autres écrans comme les ordinateurs fixes ou portables », a précisé la chercheuse.
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Etude vante les mérites d'une approche individualisée

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Démontrant que seules 13% des femmes ont bien un cycle menstruel de 28 jours, des chercheurs estiment qu’une approche individualisée est primordiale pour aider une femme à identifier sa période fertile.
Conception : une étude vante les mérites d’une approche individualisée
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Toutes les femmes l’apprennent un jour ou l’autre au cours de leur vie : le cycle menstruel féminin dure environ 28 jours, et l’ovulation est censée se produire au 14e jour du cycle.

Dans une nouvelle étude publiée ce 27 août dans la revue “NPJ Digital Medicine”, des chercheurs démontrent qu’il ne s’agit malheureusement que de données théoriques, et que les femmes devraient se méfier de ces chiffres génériques.

Menée par des chercheurs de la société Natural Cycle, qui commercialise une application de suivi du cycle menstruel du même nom, l’étude est basée sur les données de plus de 600 000 cycles menstruels de quelque 124 648 femmes suédoises, américaines et britanniques, qui avaient cessé leur contraception dans les 12 mois précédant leur inscription sur l’application.

Résultat : selon les données enregistrées, la durée moyenne du cycle menstruel des utilisatrices se situait à 29,3 jours, mais seuls environ 13% des cycles avaient bien duré 28 jours. Seules 65% des femmes avaient des cycles durant 25 à 30 jours.

Mais c’est au niveau de l’ovulation que les choses semblent plus compliquées que dans les manuels de SVT. Les chercheurs ont découvert que la durée moyenne de la phase folliculaire, qui précède l’ovulation était de 16,9 jours, et non 14 comme il est généralement admis. La phase lutéale des utilisatrices durait quant à elle 12,4 jours en moyenne.

L’équipe a par ailleurs constaté que la durée du cycle a diminué de 0,18 jour et la phase folliculaire de 0,19 jour par an entre l’âge de 25 ans et 45 ans.

“Notre étude est unique de par le fait qu’elle repose sur l’analyse de plus d’un demi-million de cycles, et qu’elle réécrit notre compréhension des étapes clés. Traditionnellement, les études de ce type se sont concentrées sur les femmes ayant des cycles de 28 jours en moyenne, ce qui a forgé nos connaissances du cycle menstruel”, souligne le Pr Joyce Harper, co-auteure de l’étude. “Pour la première fois, notre étude montre que peu de femmes ont un cycle de 28 jours exactement, certaines ayant des cycles très courts ou très longs. Nous démontrons également que l’ovulation ne se produit pas systématiquement le 14e jour, et qu’il est donc important que les femmes souhaitant débuter une grossesse aient des rapports sexuels durant leur période fertile”, a ajouté la scientifique.

Pour bien identifier cette période fertile, qui s’échelonne entre les trois jours précédant l’ovulation et le jour suivant, les chercheurs encouragent les femmes à se baser sur d’autres mesures que le décompte du cycle, telles que la prise de la température basale, le matin avant le lever.
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Bonne Nouvelle aux Marocains Résidant à l'étranger

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La ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger, Nezha El Ouafi, a annoncé mardi à Rabat, la relance du Fonds d’investissement dédié aux Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Mme El Ouafi qui intervenait lors de la discussion du budget sectoriel du ministère des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger pour l’année 2020 devant la commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des marocains résidant à l’étranger à la chambre des représentants a indiqué que le groupement interprofessionnel des banquiers sera mobilisé à cet effet afin de sensibiliser les banques nationales et internationales sur l’importance que revêt ce fonds d’investissement.

La ministre a relevé que la stratégie se base sur le renforcement de la base de données relative aux compétences, la mise en place d’un système de veille informatique et le lancement d’une campagne de communication avec les compétences marocaines lors des différents événements nationaux et internationaux.

Le ministère œuvre en partenariat avec les institutions nationales concernées pour la mise en place d’un plan d’action annuel au niveau de chaque ambassade afin de préserver l’attractivité de l’offre économique du Maroc, impliquer les Marocains du monde dans le développement et intégrer leurs compétences dans les domaines de la recherche scientifique et de la formation, a-t-elle ajouté.

Mme El Ouafi a souligné aussi le développement de programmes de soutien aux associations des MRE afin d’apporter l’aide nécessaire à cette catégorie de citoyens pour promouvoir leurs propres projets.
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dimanche 6 octobre 2019

les droits de filiation

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Par Elsa Supiot.
Un article de The Conversation
Mesure phare de la révision de la loi bioéthique, l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA) suscite d’importantes discussions au sein de l’hémicycle où elle est actuellement débattue.
On pourrait s’étonner des vives réticences exposées par certains parlementaires : le droit français n’autorise-t-il pas déjà l’adoption d’un enfant par un couple de personnes de même sexe ou par une personne seule ?
C’est que, contrairement à l’adoption, l’ouverture de l’AMP bouscule profondément les fondements actuels du droit de la filiation. Là où schématiquement l’adoption permet, a posteriori, de donner à un enfant privé de parent(s) une filiation à l’égard d’une personne ou d’un couple, l’AMP a pour objet d’organiser la venue au monde d’un enfant. Or, pour l’heure, le droit français reconnaît à cet enfant une filiation qui repose largement sur un modèle biologique.

QUAND LA MATERNITÉ REPOSAIT UNIQUEMENT SUR L’ACCOUCHEMENT

La filiation comprend actuellement deux branches, une maternelle, à raison d’une personne par branche. La mère est la femme qui accouche de l’enfant. Si elle est mariée, son conjoint est présumé être le père eu égard à l’obligation de fidélité entre époux. L’établissement de la maternité repose ainsi sur un critère biologique : l’accouchement. Quant à l’homme, en cas de contentieux, ce sont pour l’essentiel les résultats du test ADN qui détermineront ou excluront son statut de père.
Ce modèle biologique s’est assez logiquement imposé depuis les premières lois bioéthiques de 1994 pour l’encadrement de l’AMP développée, on le sait, pour « remédier à l’infertilité d’un couple » ou éviter la transmission à l’enfant ou à un membre du couple d’une maladie d’uneparticulière gravité.
Ainsi, depuis 1994, les personnes éligibles ne peuvent être qu’un couple hétérosexuel dont les deux membres sont vivants au moment de la conception et en âge de procréer. Aucun mode spécifique d’établissement de la filiation n’est requis, le droit prévoyant seulement l’impossibilité pour l’homme d’échapper à sa paternité.

UNE RUPTURE IMPORTANTE

L’ouverture de l’AMP envisage une rupture avec ce modèle biologique. Certes, elle est, pour l’heure, limitée aux couples de femmes et aux femmes seules ayant recours à une insémination artificielle avec tiers donneur ou à un transfert d’embryon. Des difficultés et objections propres à ces situations conduisent pour l’instant à ce que soient exclus de l’AMP les femmes seules souhaitant bénéficier d’une insémination post mortem et les couples ayant besoin d’une gestation pour autrui.
La proposition de loi a pour objet de répondre au désir d’enfant de personnes dont l’orientation sexuelle, l’infertilité ou le célibat les empêchent de procréer sans assistance.
Ce désir d’enfant peut être la source d’un projet parental dont la prise en compte est intimement liée à l’AMP puisqu’en 1994, il participait même de sa définition : « l’assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à la demande parentale d’un couple ».
Supprimé en 2011 pour insister sur la dimension thérapeutique de l’AMP, la référence à ce projet parental, omniprésent dans les débats qui ont eu lieu au Parlement, est réintroduite à l’article L.2141-2 du CSP grâce à l’adoption par les députés de l’amendement n°2123.

LE PROJET PARENTAL COMME NOUVEAU FONDEMENT DE LA FILIATION

L’égale légitimité du projet parental, qu’il soit celui d’un couple hétérosexuel, d’un couple de personnes de même sexe ou d’une personne seule, est bien au cœur de cette réforme. C’est lui qui justifie l’accès à l’AMP, c’est lui, corrélativement, qui impose de reconnaître le lien de filiation entre les auteurs du projet et l’enfant né de ce projet. Le projet parental apparaît ainsi comme un nouveau fondement de la filiation en droit français.
Certes, ce nouveau fondement n’emporte pas de modification majeure des modes actuels d’établissement de la filiation. En son dernier état, le projet de loi ne prévoit d’ailleurs pas à proprement parler de nouveau mode d’établissement de la filiation.
On pourra toutefois regretter qu’il n’aligne pas parfaitement la situation des couples hétérosexuels et des couples de femmes en requérant, uniquement pour les couples de femmes, que la filiation soit établie par une reconnaissance conjointe (art. 4 al. 21 du projet) et en n’envisageant pas pour les couples mariés une présomption de parenté en lieu et place de l’actuelle présomption de paternité, le mariage permettant de supposer un projet parental commun. Les débats sur ces points sont loin d’être clos.

UN ENFANT, PLUSIEURS PERSONNES ?

Toutefois, ce nouveau fondement n’est pas sans incidence.
Le projet parental n’étant pas nécessairement celui d’un couple hétérosexuel, il n’est plus possible de faire reposer la filiation sur la différence des sexes donc sur un ancrage biologique. Une fois détaché de son ancrage biologique, ce projet parental peut ne pas être celui d’un couple. La loi envisage d’ailleurs le projet parental d’une femme seule.
Mais des effets en chaîne deviennent alors plausibles. Pourquoi, par exemple, le projet parental ne pourrait-il pas être celui de plus de deux personnes ?
De même, l’argument essentiel de l’ouverture semblant tenir à un souci d’égalité de traitement entre toutes les femmes susceptibles de porter un enfant et formulant le souhait de devenir mère, quel sera le sort réservé à la demande d’un couple d’hommes dont l’un, transsexuel, souffre de stérilité, mais pourrait porter un enfant ou, plus simplement, du transsexuel célibataire souhaitant concevoir un enfant ?

UN IMPONDÉRABLE : SÉCURISER LES FILIATIONS

Enfin, si l’on tend à accepter au stade de la procréation de faire droit aux désirs des parents, il ne faut pas oublier que, dans cette entreprise de création, l’enfant se trouve largement réifié. Aussi, une fois l’enfant né, il appartient au droit de lui restituer sa place de sujet, indépendamment des aspirations parentales et en seule considération de son intérêt.
Le maintien du caractère institutionnel (et non conventionnel) est à cet égard primordial (ne pas exposer la filiation de l’enfant aux aléas de la volonté des parents).
À quoi alors pourrait ressembler une refondation de la filiation sur le projet parental ?
La procréation au sein d’un couple sans assistance d’un tiers, « amical » ou anonyme, pourrait rester régie par les règles de droit commun. En cas d’AMP avec tiers donneur, la filiation pourrait être attachée au consentement donné devant notaire, consentement rétractable uniquement tant que l’intervention n’a pas été réalisée.
Enfin, une telle refondation pourrait donner lieu à l’encadrement des pratiques « d’assistance amicale à la procréation » pour lesquelles l’accord de toutes les parties serait recueilli dans une convention préalable soumise à enregistrement. Cette convention emporterait l’obligation, pour les parents, d’établir leur filiation et conduirait à interdire les actions en contestation, sauf à prouver que l’enfant n’est pas issu de l’assistance.

AU-DELÀ DE LA VOLONTÉ DES PARENTS : L’ACCÈS AUX ORIGINES

Outre la sécurisation de sa filiation, l’enfant doit se voir garantir la possibilité d’accéder, s’il le souhaite, à ses origines, indépendamment du bon vouloir de ses parents. Sur cette question, qui préexiste à l’ouverture de l’AMP, le projet de loi, s’il est adopté en l’état, constituerait une avancée déterminante : la levée de l’anonymat.
Mais le dispositif qu’il propose ne répond pas à tous les enjeux. L’accès aux origines serait possible sur demande auprès d’une commission placée sous l’autorité du ministère de la Santé qui récupère auprès de l’Agence de biomédecine les données conservées (art. 3 al. 9, 21 et s. du projet). L’Agence est en charge de l’organisation des dons de gamète et de l’AMP, mais cette organisation semble réduire symboliquement l’accès aux origines à une question de santé.
Et, surtout, le projet de loi ignore totalement une difficulté pourtant largement mise en évidence lors des débats sur la déclaration commune anticipée : l’information des enfants sur les conditions de leur procréation. Le projet de loi maintient ainsi l’état actuel qui laisse le soin aux parents d’informer – ou non – l’enfant.

Cet article découle d’une contribution scientifique réalisée dans le cadre d’une journée d’étude dédiée aux enjeux de la PMA/GPA, dont les actes sont en cours de parution (Marie-Xavière Catto, Kathia Martin-Chenut (dir.), Procréation assistée et filiation. AMP et GPA au prisme du droit, des sciences sociales et de la philosophie, Paris, Mare et Martin, coll. de l’ISJPS, vol. 54, à paraître en 2019).The Conversation
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jeudi 3 octobre 2019

LE DEVELOPPEMENT HUMAIN

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I- Définitions (PNUD) : 

Le développement humain vise à élargir la gamme des choix offerts à la population, qui permettent de rendre le développement plus démocratique et plus participatif. Ces choix doivent comprendre des possibilités d'accéder aux revenus et à l'emploi, à l'éducation et aux soins de santé et à un environnement propre. L'individu doit également avoir la possibilité de participer pleinement aux décisions de la communauté et de jouir des libertés humaines, économiques et politiques. ». Pour mesurer le développement humain, le PNUD a élaboré en 1990 un indicateur composite de développement humain (IDH) basé sur les progrès réalisés dans trois dimensions importantes de la vie : 
·       la longévité, qui permet de mesurer indirectement la satisfaction des besoins matériels essentiels tels que l'accès à une alimentation saine, à l'eau, au logement, à une bonne hygiène et aux soins médicaux.
·       le savoir ou niveau d'éducation. Il est mesuré par le taux d'alphabétisation des adultes, le taux de scolarisation. Il traduit la satisfaction des besoins immatériels tels que la capacité de participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la société.
·       le niveau de vie (PIB par habitant en PPA), d'englobe la mobilité ou l'accès à la culture.
L’état des lieux :
·       L’IDH des PD atteint 0,911, celui des PMA : 0,518.
·       Les pays "à faible développement humain", sont situés en Afrique, et près de la moitié des pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont vu leur revenu reculer ou stagner au cours des années 90.

Prise de conscience du facteur développement : Historique

·       En 1961 à la suite du processus de décolonisation les NU lancent la 1ère décennie du développement pour permettre aux nouveaux pays indépendants de rattraper leur retard par rapport aux pays industrialisés.
·       La décennie 70 ouvre le débat sur le nouvel ordre économique international, les pays non-alignés revendiquent le partage équitable des bénéfices de la croissance.
·       Les années 1980, avec les crises financières, les questions structurelles du développement disparaissent au profit du règlement de la crise de la dette et de la remise en ordre des finances publiques via les PAS. C'est le triomphe des théories économiques libérales formalisées dans le Consensus de Washington.
·       A partir de 1995, une montée en puissance des instances économiques internationales, avec l’avènement de OMC, et la consécration du « directoire mondial » : G8, FMI, BM.
·       La fin des années 90, la seconde vague des crises financières va conduire à une remise en cause du Consensus de Washington. La crise asiatique en 1997, entraînant la stagnation du continent sud-américain, la catastrophe argentine en 2001, et la dérive des PMA conduisent à repenser la question du développement. La notion même de développement a implosé, laissant la place au développement humain, au développement durable et au micro développement.

Freins au développement

Causes économiques :
·       Politiques économiques inadaptées : L'économie rentière basée sur l'exportation des matières premières et orientée essentiellement vers le secteur primaire.
·       Faibles investissement dans la recherche et développement.

Causes politiques :

·       La mauvaise gouvernance : (absence de démocratie, mépris du droit de l’Etat, l'atrophie du système judiciaire).
·       Un déficit démocratique. 
·       L’analphabétisme : L’éducation est un pilier majeur du développement.
·       Un système sanitaire déficient : accès aux soins limité.
·       Une explosion démographique.

Déficiences de coopération internationale :

·       La détérioration des termes de l'échange.
·       Les conditionnalités de BM et le FMI, sont parfois inadaptés aux réalités sociales du pays.
·       Entrave au libre accès des marchés des PD : Les possibilités offertes par la mondialisation des marchés sont extrêmement limitées pour le tiers monde. Les 24 pays de l'OCDE dominent 80 % du commerce mondial et, au cours de la dernière décennie, 20 d'entre eux sont devenus plus protectionnistes.
·       Une aide au développement insuffisante et liée.
·       La dette : La dette étrangère du tiers monde totalise maintenant près de 1,3 billion de dollars, ce qui représente 200 milliards de dollars par année pour le seul service de la dette. Beaucoup de pays consacrent jusqu'au tiers de leurs recettes d'exportation à leur service de la dette ou au remboursement d'autres arriérés accumulés.

Les mesures à même d’assurer le développement :

Mesures propres aux PED
·       Le développement devait être un processus endogène : prendre davantage en considération les spécificités culturelles et sociales des pays concernés ainsi que leurs structures institutionnelles
·       La satisfaction des besoins fondamentaux des populations. Il ne pouvait y avoir de développement sans que fût résolu le problème de l’insécurité alimentaire et sanitaire et sans élévation du niveau d’éducation.
·       La mise en place d’un cadre politique, financier et juridique favorable à l’initiative économique. Les populations devaient être plus étroitement associées aux projets de développement.
·       La démocratie et les droits de l´homme créent un climat propice au bon fonctionnement d'un libre marché. Ils contribuent aussi à améliorer la qualité de la vie et solidifie les bases du développement humain.
Mesures à prendre par la communauté internationale.
·       Les politiques d´aide : L'APD doit être accordée aux populations plutôt qu'aux pays et devrait être acheminée là où le besoin se fait le plus sentir, c'est-à-dire vers les plus pauvres. La prise en considération des questions relatives au développement humain et l'accroissement de l'aide aux pays les plus pauvres devraient être la priorité.
·       L´éternelle crise de l´endettement. 
·       La modification des règles du commerce international : Les pays en développement ont besoin d'une libéralisation et d'un élargissement du cadre commercial pour favoriser la croissance économique et le développement humain.

Le Développement et la Démographie :

Sur le plan économique : La croissance démographique et le développement entretiennent des relations dynamiques.
·       Dans les pays développés, la croissance démographique stimule le développement. Elle génère une grande production, accroît l’offre de travail et contribue à l’élargissement du marché.
·       Dans les PED, la croissance rapide de la population constitue un frein pour le développement en raison de l’affectation des ressources à des investissements démographiques qui constituent une lourde charge pour les actifs ;
Sur le plan environnemental : L’accroissement des effectifs de la population et l’élévation des niveaux de consommation par personne épuisent les ressources naturelles et dégradent l’environnement : la destruction des écosystèmes, le réchauffement de la planète, les changements climatiques et la généralisation de la pollution minent la santé publique et menacent les progrès sociaux et économiques.
·       Dans la plupart des pays développés, la population augment lentement ou a cessé d’augmenter, mais les niveaux de consommation par personne sont tellement élevés qu’ils exercent des pressions sur l’environnement.
·       Dans les pays en développement, la population augmente rapidement tandis que la consommation s’accroît au fur et à mesure que les niveaux de vie s'élève. Si tout le monde consommait autant que l’américain ou l’européen moyen, la demande de ressources naturelles dépasserait ce que peut offrir la nature.
Solution : L’un des principaux défit est d'assurer le développement durable en d’autre termes l’amélioration des niveaux de vie d’aujourd’hui sans interdire pour autant aux futures générations de répondre à leurs besoins.

Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)

Le sommet des Nations unies du Millénaire (Septembre 2000) a adopté huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), à atteindre d’ici à 2015, pour réduire la pauvreté, ainsi que ses causes et manifestations. Ils constituent un schéma directeur pour l’avènement d’un monde meilleur 
1) Réduire l'extrême pauvreté et la faim : Réduire de moitié, par rapport à 1990, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à 1 dollar par jour et la proportion de la population qui souffre de la faim.
2) Assurer l'éducation primaire pour tous ;
3) Promouvoir l'égalité des sexes (enseignements) et l'autonomisation des femmes ;
4) Réduire la mortalité infantile : réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans.
5) Améliorer la santé maternelle : réduire de trois quarts, par rapport à 1990, le taux de mortalité maternelle.
6) Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies ;

7) Assurer un environnement durable : Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales; et Inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources.

8) Mettre en place un partenariat mondial pour le développement



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