jeudi 3 octobre 2019

LE DEVELOPPEMENT HUMAIN

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I- Définitions (PNUD) : 

Le développement humain vise à élargir la gamme des choix offerts à la population, qui permettent de rendre le développement plus démocratique et plus participatif. Ces choix doivent comprendre des possibilités d'accéder aux revenus et à l'emploi, à l'éducation et aux soins de santé et à un environnement propre. L'individu doit également avoir la possibilité de participer pleinement aux décisions de la communauté et de jouir des libertés humaines, économiques et politiques. ». Pour mesurer le développement humain, le PNUD a élaboré en 1990 un indicateur composite de développement humain (IDH) basé sur les progrès réalisés dans trois dimensions importantes de la vie : 
·       la longévité, qui permet de mesurer indirectement la satisfaction des besoins matériels essentiels tels que l'accès à une alimentation saine, à l'eau, au logement, à une bonne hygiène et aux soins médicaux.
·       le savoir ou niveau d'éducation. Il est mesuré par le taux d'alphabétisation des adultes, le taux de scolarisation. Il traduit la satisfaction des besoins immatériels tels que la capacité de participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la société.
·       le niveau de vie (PIB par habitant en PPA), d'englobe la mobilité ou l'accès à la culture.
L’état des lieux :
·       L’IDH des PD atteint 0,911, celui des PMA : 0,518.
·       Les pays "à faible développement humain", sont situés en Afrique, et près de la moitié des pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont vu leur revenu reculer ou stagner au cours des années 90.

Prise de conscience du facteur développement : Historique

·       En 1961 à la suite du processus de décolonisation les NU lancent la 1ère décennie du développement pour permettre aux nouveaux pays indépendants de rattraper leur retard par rapport aux pays industrialisés.
·       La décennie 70 ouvre le débat sur le nouvel ordre économique international, les pays non-alignés revendiquent le partage équitable des bénéfices de la croissance.
·       Les années 1980, avec les crises financières, les questions structurelles du développement disparaissent au profit du règlement de la crise de la dette et de la remise en ordre des finances publiques via les PAS. C'est le triomphe des théories économiques libérales formalisées dans le Consensus de Washington.
·       A partir de 1995, une montée en puissance des instances économiques internationales, avec l’avènement de OMC, et la consécration du « directoire mondial » : G8, FMI, BM.
·       La fin des années 90, la seconde vague des crises financières va conduire à une remise en cause du Consensus de Washington. La crise asiatique en 1997, entraînant la stagnation du continent sud-américain, la catastrophe argentine en 2001, et la dérive des PMA conduisent à repenser la question du développement. La notion même de développement a implosé, laissant la place au développement humain, au développement durable et au micro développement.

Freins au développement

Causes économiques :
·       Politiques économiques inadaptées : L'économie rentière basée sur l'exportation des matières premières et orientée essentiellement vers le secteur primaire.
·       Faibles investissement dans la recherche et développement.

Causes politiques :

·       La mauvaise gouvernance : (absence de démocratie, mépris du droit de l’Etat, l'atrophie du système judiciaire).
·       Un déficit démocratique. 
·       L’analphabétisme : L’éducation est un pilier majeur du développement.
·       Un système sanitaire déficient : accès aux soins limité.
·       Une explosion démographique.

Déficiences de coopération internationale :

·       La détérioration des termes de l'échange.
·       Les conditionnalités de BM et le FMI, sont parfois inadaptés aux réalités sociales du pays.
·       Entrave au libre accès des marchés des PD : Les possibilités offertes par la mondialisation des marchés sont extrêmement limitées pour le tiers monde. Les 24 pays de l'OCDE dominent 80 % du commerce mondial et, au cours de la dernière décennie, 20 d'entre eux sont devenus plus protectionnistes.
·       Une aide au développement insuffisante et liée.
·       La dette : La dette étrangère du tiers monde totalise maintenant près de 1,3 billion de dollars, ce qui représente 200 milliards de dollars par année pour le seul service de la dette. Beaucoup de pays consacrent jusqu'au tiers de leurs recettes d'exportation à leur service de la dette ou au remboursement d'autres arriérés accumulés.

Les mesures à même d’assurer le développement :

Mesures propres aux PED
·       Le développement devait être un processus endogène : prendre davantage en considération les spécificités culturelles et sociales des pays concernés ainsi que leurs structures institutionnelles
·       La satisfaction des besoins fondamentaux des populations. Il ne pouvait y avoir de développement sans que fût résolu le problème de l’insécurité alimentaire et sanitaire et sans élévation du niveau d’éducation.
·       La mise en place d’un cadre politique, financier et juridique favorable à l’initiative économique. Les populations devaient être plus étroitement associées aux projets de développement.
·       La démocratie et les droits de l´homme créent un climat propice au bon fonctionnement d'un libre marché. Ils contribuent aussi à améliorer la qualité de la vie et solidifie les bases du développement humain.
Mesures à prendre par la communauté internationale.
·       Les politiques d´aide : L'APD doit être accordée aux populations plutôt qu'aux pays et devrait être acheminée là où le besoin se fait le plus sentir, c'est-à-dire vers les plus pauvres. La prise en considération des questions relatives au développement humain et l'accroissement de l'aide aux pays les plus pauvres devraient être la priorité.
·       L´éternelle crise de l´endettement. 
·       La modification des règles du commerce international : Les pays en développement ont besoin d'une libéralisation et d'un élargissement du cadre commercial pour favoriser la croissance économique et le développement humain.

Le Développement et la Démographie :

Sur le plan économique : La croissance démographique et le développement entretiennent des relations dynamiques.
·       Dans les pays développés, la croissance démographique stimule le développement. Elle génère une grande production, accroît l’offre de travail et contribue à l’élargissement du marché.
·       Dans les PED, la croissance rapide de la population constitue un frein pour le développement en raison de l’affectation des ressources à des investissements démographiques qui constituent une lourde charge pour les actifs ;
Sur le plan environnemental : L’accroissement des effectifs de la population et l’élévation des niveaux de consommation par personne épuisent les ressources naturelles et dégradent l’environnement : la destruction des écosystèmes, le réchauffement de la planète, les changements climatiques et la généralisation de la pollution minent la santé publique et menacent les progrès sociaux et économiques.
·       Dans la plupart des pays développés, la population augment lentement ou a cessé d’augmenter, mais les niveaux de consommation par personne sont tellement élevés qu’ils exercent des pressions sur l’environnement.
·       Dans les pays en développement, la population augmente rapidement tandis que la consommation s’accroît au fur et à mesure que les niveaux de vie s'élève. Si tout le monde consommait autant que l’américain ou l’européen moyen, la demande de ressources naturelles dépasserait ce que peut offrir la nature.
Solution : L’un des principaux défit est d'assurer le développement durable en d’autre termes l’amélioration des niveaux de vie d’aujourd’hui sans interdire pour autant aux futures générations de répondre à leurs besoins.

Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)

Le sommet des Nations unies du Millénaire (Septembre 2000) a adopté huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), à atteindre d’ici à 2015, pour réduire la pauvreté, ainsi que ses causes et manifestations. Ils constituent un schéma directeur pour l’avènement d’un monde meilleur 
1) Réduire l'extrême pauvreté et la faim : Réduire de moitié, par rapport à 1990, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à 1 dollar par jour et la proportion de la population qui souffre de la faim.
2) Assurer l'éducation primaire pour tous ;
3) Promouvoir l'égalité des sexes (enseignements) et l'autonomisation des femmes ;
4) Réduire la mortalité infantile : réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans.
5) Améliorer la santé maternelle : réduire de trois quarts, par rapport à 1990, le taux de mortalité maternelle.
6) Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies ;

7) Assurer un environnement durable : Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales; et Inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources.

8) Mettre en place un partenariat mondial pour le développement



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