mardi 1 octobre 2019

LES ENJEUX DE LA COOPERATION DU MAROC AVEC LES PAYS ARABES DU GOLFE

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TABLE DE MATIERE



INTRODUCTION……………………………………………………………………….
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I- LES ENJEUX DE LA COOPERATION DU MAROC AVEC LES PAYS ARABES DU GOLFE DANS LES DOMAINES POLITIQUE, DIPLOMATIQUE ET SECURITAIRE :


11- Sur  le  plan  politique :………………………………………………………

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12- Sur le plan diplomatique: ……………………………………………………

08

13- Sur le plan sécuritaire : ………………………………………………………

08
II-LES ASPECTS DE LA COOPERATION SOCIOCULTURELLE ENTRE LE MAROC ET LES PAYS ARABES DU GOLFE :

21-Valorisation des ressources humaines de la fonction publique…..

10

22- Les aspects de la coopération sociale ……………………………………

10

23- Les Aspects du partenariat culturel………………………………………

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III-LES ENJEUX DE LA COOPERATION  ECONOMIQUE ENTRE LE MAROC ET LES PAYS ARABES DU GOLFE :

31-  Aspects de la coopération commerciale………………………………… 

12

32- Sur le plan touristique…………………………………………………………

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33- Sur le plan agricole…………………………………………………..………..

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INTRODUCTION:


L'Union Européenne, principale source d'investissement au Maghreb, a toujours occupé une place privilégiée avec les pays de son voisinage sud. Cette tendance est en train de ralentir, au profit d'investisseurs venus des pays arabes du golfe, qui sont devenus des acteurs majeurs de l’économie mondiale grâce à la manne pétrolière qui leur a permis de financier des mégas projets sous l’égide du Conseil de Coopération du Golfe (CCG[1]), fondé le 25 Mai 1981, sous l’impulsion de l’Arabie dans le but d’assurer la stabilité économique et politique du proche orient. De surcroît, le bilan de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) apparaît par comparaison bien maigre, principalement en raison des dissensions entre l’Algérie et le Maroc, mais aussi de l'absence de volonté et de courage politique chez la plupart des dirigeants maghrébins. En effet, Les pays arabes du Golfe ont toujours entretenu d'étroites relations avec le Maroc du fait de liens stratégiques, politiques et économiques profonds (membres de la Ligue Arabe et de l'Organisation de la Coopération Islamique) ou du partage d'un héritage considéré commun. Dès le début des années 1990, les monarchies du Golfe envisagent de diversifier leurs économies et d'investir dans les pays arabes méditerranéens et au Maghreb. Malgré un léger ralentissement du fait de la crise économique en 2007-2008, les investissements en provenance des pays arabes du Golfe opèrent un réel tournant à partir de 2011, le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) qui entrevoit d’ouvrir ses portes  au Maroc.


Dans ce contexte, il serait judicieux de déterminer les enjeux de la coopération entre le Maroc et les Pays Arabes du Golfe.



IDEE MAITRESSE

 Le Maroc et les pays arabes du Golfe ont des vues totalement convergentes sur les questions qui interpellent le Monde Arabe, ils ont aussi des vues identiques s’agissant de la politique « gagnant-gagnant ». Le partenariat  entre les deux parties permet non seulement de nouer des relations politiques, sécuritaires et socioculturelles mais aussi, d’améliorer la coopération économique.


Pour bien étayer davantage cette thèse, seront traités successivement les enjeux politico-sécuritaires, socioculturels et économiques de cette coopération.






















I-LES ENJEUX DE LA COOPERATION DU MAROC AVEC LES PAYS ARABES DU GOLFE DANS LES DOMAINES POLITIQUE, DIPLOMATIQUE ET SECURITAIRE :

L’évolution dans la sérénité et le renforcement du processus démocratique dans le cadre d’une monarchie marocaine réformatrice est considéré comme un modèle par les dirigeants du Golfe qui partagent également le souci de préserver la stabilité, la sécurité et  l'intégrité territoriale  des pays arabes.

11- Sur  le  plan  politique:


En effet, La coopération politique entre le Maroc et les Pays Arabes du Golfe  intervenant dans le contexte du printemps arabe, est appréciée comme un signe de reconnaissance à la dynamique réformatrice marocaine. Dans ce cadre, aux antipodes de la politique du cantonnement pratiqué par Alger pour isoler le Royaume, le Maroc se retrouve plus que jamais sollicité et une brève analyse géopolitique nous permet de cerner l’étendue de son influence. Au nord, et en dépit des positions espagnoles oscillantes, le Maroc reste le seul pays de la Méditerranée possédant le fameux « statut avancé » avec l’Union Européenne. Au Sud, outre le voisin et allié mauritanien, le Maroc est considéré comme un partenaire stratégique pour les Etats francophones et ceux de l’Afrique de l’ouest. A l’Est, le voisin Algérien qui se complait depuis longtemps dans l’adversité envers le Maroc, commence à se sentir de plus en plus isolé. Certaines entités voient dans ce rapprochement la volonté de s’acquérir d’un parapluie militaire assurant par la même occasion la défense des pays du Golfe    contre la menace chiite. Les Pays du CCG et le Royaume du Maroc constituent un bloc stratégique uni, dès lors que tout ce qui touche à la sécurité d’un Etat, concerne la sécurité des autres. Par ailleurs, le Maroc peut compter sur le soutien de ces partenaires pour ce qui concerne l'intégrité territoriale du Royaume et ses efforts sous les auspices des Nations unies visant à parvenir à une solution définitive, réaliste et mutuellement acceptable à la question du Sahara marocain. De plus, les Etats du Conseil de coopération du Golfe ont réitéré[2], leur soutien à l'initiative d'autonomie présentée par le Maroc pour résoudre le conflit du Sahara marocain.

12- Sur le plan diplomatique:


Plus encore, Le partenariat diplomatique entre le Maroc et les pays arabes du golfe, représentait une marque de reconnaissance concernant la pertinence de la posture stratégique du Royaume du Maroc et de son interaction avec plusieurs partenaires et groupements régionaux. Dans ce contexte, la diplomatie marocaine a toujours été présente dans la défense des intérêts suprêmes de la Nation. L’action diplomatique du Royaume s’axe sur l’entretien d’un climat de confiance entre le Maroc et les pays arabes du Golfe. Le Maroc a toujours défendu, depuis son indépendance, les causes justes, dans le but de promouvoir la paix et la justice à l’échelle internationale. Le discours du Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion de la Fête du Trône a été pour nous une feuille de route, surtout dans une conjoncture assez difficile, notamment en Syrie, sans oublier les défis sécuritaires dans la région du proche orient  et la crise internationale. Aujourd’hui, le Maroc mène un travail difficile afin de défendre les intérêts stratégiques et vitaux du Royaume, dans le respect total des principes de tolérance entre les différentes cultures et la préservation d’une relation de bon voisinage entre le Royaume et le reste des pays du Golfe.

13- Sur le plan sécuritaire:


Enfin, le Maroc fait bénéficier ses partenaires arabes du Golfe de son expertise en matière sécuritaire et contre-terroriste. D’abord, il est de plus en plus sollicité pour prendre part à la guerre contre l'organisation terroriste de l'Etat islamique qui étend ses tentacules en Syrie et en Irak et dont la boulimie pourrait engloutir d'autres pays de la région. Les  pays du Golfe ont pris des initiatives pour convaincre Rabat d'associer son armée dans la lutte contre les troupes d’Abou Bakr el-Baghdadi[3]. Plus encore, le Royaume chérifien n’est pas engagé aux côtés de la coalition en Irak et en Syrie mais il intervient dans le cadre d’une  coopération sécuritaire et militaire de longue date entre les pays du Golfe et particulièrement avec les Emirats arabes unis, et qui avait pris de nouvelles dimensions en 2011 avec la conclusion de l'accord de partenariat stratégique entre le Maroc et nombre de pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Dans ce contexte, le Maroc vient d’annoncer l’envoi des soldats aux Emirats Arabes Unis pour  lutter contre le terrorisme et  faire face à la menace Dae'ch[4] et  pour la préservation de la paix et de la stabilité régionales et internationales. Certes, Certaines entités voient dans ce rapprochement la volonté de s’acquérir d’un parapluie militaire assurant par la même occasion la défense des pays du Golfe  contre la menace chiite. Le Maroc, serait ainsi, un allié de poids au vu de  l’importance et du niveau de son armée, de l’efficacité de ses services de renseignement. Néanmoins, beaucoup oublient qu’un pacte militaire est toujours à double sens : La perspective que l’armée marocaine se déplace en Arabie Saoudite  est tout aussi plausible que celle des armées Saoudiennes ou Emiratis nous viennent en renfort en cas d’agression sur l’intégrité territoriale Marocaine.

Donc, le Maroc a toujours occupé la position de pondération et   a joué le rôle fédérateur sur la scène arabe. Par conséquent, il se retrouvera aussitôt doté d’une profondeur socioculturelle dans le monde entier.


II-LES ENJEUX DE LA COOPERATION  SOCIOCULTURELLE ENTRE LE MAROC ET LES PAYS ARABES DU GOLFE :

      Les monarchies arabes du Golfe bénéficient de leviers stratégiques dans l'aide humanitaire, sociale ou encore l'éducation et la recherche scientifique en faveur du Maroc.

21-Valorisation des ressources humaines de la fonction publique :


En effet, la modernisation de l'administration et de la valorisation des ressources humaines de la fonction publique sont des moyens de renforcer la coopération bilatérale entre le Maroc et les monarchies arabes du golfe. Dans ce contexte, la coopération dans le domaine de la formation et de l'administration électronique. Ainsi, cette coopération constitue une bonne occasion de présenter aux responsables de pays du Golfe les orientations et les projets en cours au Maroc tels le droit d'accès à l'information, la stratégie nationale de lutte contre la corruption et la réforme des régimes de la retraite ainsi que les projets relatifs à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique. Aussi, les responsables de ces pays ont exprimé leur admiration face au développement que connaît le Maroc et l'approche proactive du Royaume en matière de modernisation et de construction démocratique, mise en œuvre depuis plus de 15 ans, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI.

22- Les aspects de la coopération sociale :


De plus, l'influence croissante des pays CCG pourrait avoir un impact sur la société marocaine. Dans ce cadre, le domaine de la solidarité sociale bénéficie des aides humanitaires et des dons octroyés dans le but de soutenir des projets sociaux et pédagogiques au royaume. En suite, le marché du travail constitue un autre domaine de mobilité et de coopération bilatérale entre les deux parties, notamment, les pays arabes du Golfe font régulièrement appel à la main d’œuvre marocain. Certes, Les pays du CCG chercheraient à asseoir leur influence et à se constituer leur propre réseau dans le but de préserver leurs intérêts et leur sécurité au cas où leurs alliés traditionnels occidentaux feraient défauts.

23- Les Aspects du partenariat culturel :


En fin, les relations culturelles entre les pays arabes du Golfe et le Maroc représentent une passerelle d'échange mutuel et un modèle à suivre pour promouvoir la coopération entre  les deux parties. Tel que le Maroc a été pionnier parmi les premiers pays à adopter le système licence-master-doctorat. Une méthode de formation standardisée dans le monde afin qu’il y a plus de mobilité d’un pays à un autre. En outre, tous les autres pays arabes du golfe qui ont adopté ce système se sont tournés tout naturellement vers nous, en raison de la culture arabe commune. A cela, s’ajoute notre expérience dans la mise en place d’autres filières de formation notamment la création d’écoles d’ingénieurs, de commerce, écoles supérieures de technologie. Il s’agit là des acquis qui sont à la disposition de nos partenaires arabes. En plus un autre domaine représente un champ pour concrétiser cette coopération  c’est celui de la recherche scientifique.

En somme, fondé sur un esprit de réciprocité et d'égalité, le partenariat culturel ambitionne également de favoriser les contacts et les échanges entre chercheurs et enseignants chercheurs des deux parties. Ce partenariat réussi a permis d’ouvrir des grands horizons vers d’autres domaines de coopération plus bénéfiques pour l’ensemble, en l’occurrence l’économie.    









III- LES ENJEUX DE LA COOPERATION DU MAROC ET LES PAYS ARABES DU GOLFE DANS LE DOMAINE ECONOMIQUE:

 Le Maroc plaide en permanence en faveur de l’émergence d’un nouvel ordre économique arabe, susceptible de permettre aux pays de la région de relever les défis du développement et de faire face aux retombées de la crise économique mondiale.

31-  Aspects de la coopération commerciale : 


En effet, la coopération commerciale entre le Maroc et les pays du Golfe a changé de visage en une décennie, elle confortait le  choix  fait par le Maroc de faire de l’ouverture le credo fondateur de son économie, de développer un réseau d’accords  de libre échange et de s’ériger en une plateforme régionale de production et d’investissements. Les échanges commerciaux sont favorisés par une multitude de conventions bilatérales et la suppression des droits de douane dans la région, effective depuis 2005. L'Office des changes marocains vient de publier une étude sur l'évolution des échanges commerciaux entre le Maroc et les pays du Golfe sur dix ans. En dehors des hydrocarbures, ceux-ci restent très modestes en dépit des accords de libre-échanges existants. Les transferts financiers sont pour leur part de plus en plus important. Bien qu’en très forte progression, les échanges commerciaux, pris globalement (export et import), ont atteint  29,2 milliards de dirhams[5] , en 2013, soit une part très modeste, à peine supérieure à 5%, des échanges totaux du Maroc (577 milliards de dirhams). Ces chiffres progressent néanmoins en valeur absolue : il y a dix ans, le total des échanges s’élevait alors à 8,7 milliards de dirhams. Comme l'indique l'étude de  l'Office des changes, le royaume a conclu de nombreux accords commerciaux avec les pays du Golfe, sans compter ceux en vigueur au sein du monde arabe. Depuis dix ans, les investissements directs étrangers (IDE)[6] des pays du Golfe ont ainsi représenté de 5 à 30% des flux annuels reçus par le Maroc et 15,7% en 2013. Du coté des Emirats arabes unis, on peut citer les investissements majeurs dans le groupe Maroc Telecom par Etisalat ou la centrale électrique à charbon JLEC, qui vient même de se renommer Taqa Maroc du nom de son actionnaire émirati. Autre exemple, le groupe saoudien Acwa est le principal investisseur et opérateur dans Noor I, le projet de centrale solaire à concentration situé à Ouarzazate. La Samir seule raffinerie du pays située près de Casablanca est détenue aussi par des capitaux saoudiens. Par ailleurs, les dons accordés par les pays du CCG au Maroc se chiffrent à 6,2 milliards de dirhams  en  2013, représentant ainsi  68,4% du total des dons reçus par le Maroc »[7].  Quant aux recettes de voyages,  elles ont également évolué à la hausse atteignant 3,72 milliards de dirhams en 2013 contre 3,2 milliards en 2011 et 1,42 milliards de dirhams en 2003  (soit en 2013, 6,5% des recettes touristiques du Maroc). Pour rappel, les pays du CCG pèsent 1 600 milliards de dollars de PIB[8] pour une population de 47 millions d'habitants. Le Maroc compte, lui, 34 millions d'habitants pour un PIB de 105 milliards de dollars. Le royaume chérifien affiche un lourd déficit commercial global d'environ 20% de son PIB, en légère amélioration ces derniers mois.

 

32- Sur le plan touristique :


En plus, le secteur du tourisme est un secteur fortement capitalistique, il bénéficie de l’effet d’entraînement des projets immobiliers annoncés. On distingue deux types d’investissements originaires des pays du Golfe dans ce secteur : d’abord ceux réalisés par des investisseurs traditionnels caractérisés par le rachat ou l’extension d’unités existantes, par des promoteurs individuels ou des sociétés mixtes, en partenariat institutionnel, installées au Maroc depuis longtemps. (Le CMKD[9] vient de racheter deux hôtels pour un montant global de 1,1 milliard DH qui sont le Palais des Congrès à Marrakech et un hôtel à Fès, CTKD[10] et KIA projettent de développer une station touristique à Sidi Abed). Ensuite, les nouveaux investisseurs, notamment les émiratis, faisant souvent du tourisme la tranche complémentaire aux investissements immobiliers qu’ils projettent, une composante touristique a parfois été adjointe aux projets sur demande expresse des autorités marocaines. Le Qatar et le Bahreïn projettent plusieurs complexes touristiques sous forme de développements immobiliers à Tanger. Si des liens séculaires entre les États du Golfe et le Maroc sont mis en exergue, les milieux économiques marocains considèrent qu'il s'agit d'un véhicule créé par le Conseil de coopération des États du Golfe (CCG) pour soutenir le Maroc pendant le printemps arabe et minimiser les risques de déstabilisation. Ce «véhicule» s'ajoute au don de 5 milliards de dollars, promis en 2012, attribués progressivement par les États du CCG pour des travaux d'infrastructures publiques (routes, barrages, etc.).

33- Sur le plan agricole :


Enfin, le Maroc est considéré comme un modèle pionnier dans l’agriculture, dans ce contexte il présente une meilleure destination des investissements des pays arabes du Golfe pour assurer leur sécurité alimentaire. Les potentialités du Maroc en matière d’investissement agricole ont été présentées  par l’ADA[11] qui  a  passé  en revue les attraits du Plan Maroc Vert[12] et les possibilités d’investissement dans le foncier agricole. L’appel d’offres lancé récemment par le Maroc en vue de l’exploitation de 6.138 terrains agricoles propriété de l’Etat, peut être une excellente opportunité pour les opérateurs des pays arabes», note en substance Ahmed GUERROUJ[13].  Il s’agit en effet d’un appel qui concerne près de 200 projets dont certains couvrent de grandes superficies qui avoisinent les 100 hectares. Les terrains agricoles de l’Etat mis en location à long terme, totalisent actuellement 100.000 hectares ayant absorbé plus de 2,6 milliards de dirhams d’investissements. Ainsi, les investissements colossaux[14] des pays du Golfe au Maroc sont en perspective dans le domaine agricole. Le Maroc et les six pétromonarchies du Golfe, à savoir l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Bahreïn, le Sultanat d’Oman et le Qatar, vont créer une jointe venture d’investissement agricole. Il  s’agirait  selon  ce  qu’ont  rapporté  des  sources  informées,  d’un  fonds commun de sécurité alimentaire, il sera doté à terme de capitaux d’un montant consolidé d’un milliard de dollars, avec un premier batch de capitaux de 100 millions de dollars destinés à financer une première phase d’évaluation. Ce fonds investira dans l’agriculture marocaine, il sera bailleur de fonds des coopératives agricoles marocaines et des sociétés d’exploitations agricoles qui seront, en vertu des termes de ce partenariat, chargées en plus de nourrir le peuple marocain, d’assurer les ravitaillement en produits alimentaires, des populations des six  pays de la désertique et sablonneuse péninsule arabique. 
Donc, la coopération économique entre le Maroc et les Pays Arabes du Golfe assure d’une part la sécurité alimentaire des populations des monarchies du Golfe et d’autre part, le Maroc constitue la première destination des touristes et investissements en provenance du CCG.


En somme, la stabilité politique du Maroc et son essor économique inspire les monarchies du Golfe qui ne cessent de renforcer leurs liens de coopération avec le Royaume dans le but d’importer son modèle en matière de politique sécuritaire et de développement sociale. Ceci se traduit par la concrétisation de multiples projets socioculturels ayant pour objectif l’essor social, le développement durable et une coopération économique fructueuse axée sur le capital humain et le progrès technologique comme un moteur de croissance bilatérale dans le cadre d’un partenariat « Gagnant-Gagnant ».

Les combinaisons de partenariats tripartites éventuels dans lesquels le Maroc et les pays du CCG peuvent jouer un rôle majeur pour la diversification des débouchés des deux parties, à savoir : Partenariats tripartites dans lesquels le Maroc peut être une plaque tournante: Maroc, CCG, Europe- Maroc, CCG, Afrique Subsaharienne.
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CCG : Conseil de coopération des Pays du Golfe ;

UMA : L’Union du Maghreb Arabe ;

INDH: L’Initiative Nationale pour le Développement Humain;

SEC : Conseil Suprême à l’Education du Qatar;

IED : Des Investissements Economiques directs;

IDE : Des Investissements Directs Etrangers ;

CMKD : Le Conseil Maroc-Koweitien pour le Développement;

CTKD : Le Conseil Tuniso-Koweitien de Développement ;

BERD : Banque Européenne pour la Construction et le Développement;

BEI : Banque Européenne d’Investissement;

OCDE : l'Organisation de coopération et de Développement Economiques ;

ADA: L’Agence de Développement de l’Agriculture 



[2] Mardi 25 novembre 2014 à Doha
[3] Chef de groupe terrorisme DAE’CH
[4] Participation de quatre avions F16 marocains
[5] 1000 dirhams = 90 euros
[6] IDE : Les investissements directs étrangers.
[7] Selon l’office
[8] Le produit intérieur brut.
[9] Le Consortium Maroco-koweitien pour le développement.
[10] Le Consortium Tuniso-koweitien de développement
[11] ADA: l’Agence de Développement de l’Agriculture.
[12] Est une initiative politique de relance de l’agriculture au  Maroc
[13] Directeur de l’ADA
[14] Enormes
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