IDÉE MAÎTRESSE
L’Initiative Nationale pour le
Développement Humain est un projet de règne visant à rehausser le niveau de
vie de la population. Cette initiative est achevée dans sa première phase par
un bilan parfaitement positif dans tous les projets programmés. Ainsi que Les
objectifs de la 2° phase est un sérieux pari pour le Maroc en vue d’affiner et
d’étendre davantage les programmes de l’I.N.D.H
Dans la perspective de mettre en valeur cette thèse, on va mettre en exergue en
premier lieu l’analyse de la contexture globale de l’INDH avant de se focaliser
sur ses apports à l’échelon national et ses chances de succès sur tous
les plans.
I
- Analyse du discours royale et la contexture globale de l‘INDH :
L’INDH, chantier de
règne, voulu par Sa Majesté Le Roi, a donné un nouveau souffle au processus de
développement humain de notre pays, veillée par des organes de gouvernance pour
réaliser ses programmes prioritaires.
Au Maroc,
une nouvelle philosophie et approche en matière de lutte contre la pauvreté a
été développée à travers l'I.N.D.H. lancée en 2005 par sa Majesté le Roi
Mohamed VI, que Dieu l’assiste, et qui rompe avec les méthodes anciennes de
programmation conjoncturelle de circonstance. C’est un projet de société qui
emprunte deux principales voies :
-La première, orientée vers
l’accroissement de l’habilité de la Femme et de l’Homme à la création de
richesse, en renforçant leurs capacités et en développant à leur profit une
activité adaptée à leur savoir et savoir-faire et conforme aux spécificités de
leur région.
-La seconde vise le soutien à
l’accès aux services sociaux et infrastructures de base, en renforçant les
services de l’Etat et des collectivités locales, améliorant ainsi les
conditions de vie et de bien être des bénéficiaires.
La pauvreté est considérée, aujourd'hui, comme l'un
des grands défis du 3ème millénaire des Pays En voie de Développement
(P.E.D.), comme étant un phénomène mondial,
elle prend l'ampleur dans
les politiques de développement
aussi bien des pays riches que des pays moins avancées et ce, pour les raisons
de la progression des pauvres par le monde malgré la croissance économique
mondiale qui est en évolution positive ces dernières années. L'importance de la
pauvreté et son impact négatif sur le développement des nations, vient de son
rapport avec le développement humain. Une personne pauvre, analphabète, non
qualifié et privée des besoins fondamentaux, ne peut contribuer positivement
dans la croissance économique et l'essor de son pays.
En effet, au Maroc, la situation de la pauvreté est
aussi critique. Les données statistiques actuelles [1] montrent que :
- 15% de la population vit en
situation de pauvreté dont 2/3 vivent en milieu rural mais avec des poches de
pauvreté
- ceux
qui vivent à 50% au dessus du seuil de pauvreté étant considérés comme
'''économiquement vulnérables'' aux maladies, aux invalidités, aux intempéries
ou à la perte d'un emploi;
A cet effet, l’INDH est un programme de
développement communautaire participatif, ce qui signifie que ce sont les
habitants des communes cibles, eux-mêmes, qui vont exprimer leurs besoins en
matière d’équipements et de services sociaux, d’appui aux activités génératrices
de revenus, de renforcement des capacités et d’animation sociale.
Enfin, si l'INDH a joué un rôle déterminant
dans l’ancrage des acquis démocratiques, elle a contribué aussi à dynamiser la vie associative au Maroc par une forte cohésion de toutes les couches et
catégories socioprofessionnelles [2].
1.2 – L’INDH, cohésion sociale :
Cette initiative a pour objectif la mise en valeur
des potentialités des ressources sociales tout en créant un levier associatif
fiable permettant une cohésion et une symbiose entre les différentes couches
sociales.
En
effet, ce projet sociétal constitue une avancée majeure conforme à l'approche
participative et partenariat du développement. Volontariste et multidimensionnelle [3], l'INDH repose sur une
démarche décentralisée qui favorise l’accès d’une manière fluide et
flexible aux sphères de décision ; illustrant ainsi une politique ciblée et
fortement ancrée au niveau local. Ainsi, au sein de ce processus délibératif [4] et participatif,
le secteur associatif occupe une place prépondérante en interaction avec les
élus et les représentants de l’administration.
C’est
pourquoi lorsque parle de société civile on se réfère généralement à un
acteur incontournable et incontestablement primordial dans la gestion des
sociétés contemporaines, faire fonctionner ceux qui existent et résoudre les
problèmes prioritaires. Ceci est strictement impossible sans une mobilisation
de la société civile et de ses organisations. La crise des structures publiques
et le renforcement des sociétés civiles ont de fait produit une accélération du
passage d’un système de gestion de la société fondé sur le gouvernement [5] à un système
fondé sur la gouvernance [6].
Enfin,
l’INDH contribuera à dynamiser la vie associative au Maroc. D'une côté, les
procédures de mise en œuvre, en incluant les associations dans la définition
des programmes, favoriseront le développement de celles-ci. D'une autre côté,
l’interaction des acteurs de la société civile
Pour réaliser ce chantier, des organes de
gouvernances mis en place pour veiller au bon fonctionnement à tous les
niveaux.
1.3 La
bonne gouvernance
En
outre, les organes de gouvernance, centraux et territoriaux établissent
régulièrement les procès verbaux de leurs travaux et les adoptent comme base de
programmation des projets.
L’INDH
s’appuie sur une démarche déconcentrée qui respecte les principes de
participation, de planification stratégique, de partenariat et convergence des
actions et de bonne gouvernance. Cette démarche concerne tous les organes de
gouvernance au niveau central, et territorial
1.2.1. Au
niveau central
- Un
comité interministériel stratégique de développement humain présidé par
le Premier Ministre, composé des membres du gouvernement et d'établissements et
organismes publics ;
- Un
comité de direction présidé par le Premier Ministre et composé des départements
de l'Intérieur, des Finances, du Développement social et du Développement
rural.
Rôle :
Définition du cadrage
budgétaire ;
Allocation des ressources correspondant aux
consolidations provinciales des Initiatives Locales de Développement
Humaine
1.2.4.
Au niveau territorial
Le comité local de développement
humain, comprenant :
Les
représentants des élus des communes ou arrondissements urbains et l'autorité
locale
Rôle :
Élaboration de l’INDH par le comité local, avec possibilité d'appui
et d'assistance technique externe ;
Mise en œuvre opérationnelle des projets et actions au
niveau local ;
Ainsi,
compte tenu de sa contribution au renforcement des principes démocratiques, à
la libération sociale et à l’accroissement de l’efficience économique,
l’initiative nationale pour le développement humain s’avère une démarche
réaliste et intégrée, qui a abouti à des résultats exceptionnels sur le plan
national.
2-APPORTS DE L’INDH SUR LE PLAN NATIONAL.
L’INDH
depuis son lancement dans le discours royal le 18 mai 2005 a pour but de mettre
le Maroc sur la bonne voie, quant à l’accès aux équipements et services sociaux
de base dans les zones les plus démunies, à la promotion des activités
génératrices de revenus et du soutien aux personnes en grande vulnérabilité.
2-1 - Accès aux équipements et services sociaux
de base dans les zones les plus démunies :
L’INDH constitue un levier pour l’élargissement de l’accès aux
équipements et services sociaux de base au profit des quartiers urbains pauvres
et des communes rurales les plus démunies.
Compte tenu de l'importance des déficits
sociaux et des perspectives de la croissance démographique, les besoins à
couvrir, particulièrement pour les populations vulnérables, restent importants
en dépit des efforts déployés par l'Etat.
C'est dans ce cadre que les pouvoirs
publics seront engagés dans une stratégie sociale solidaire visant
l'élargissement de l'accès des populations défavorisées aux services sociaux de
base et à la lutte contre la pauvreté à travers notamment :
- Le développement des services et des équipements de
base (dont principalement l'enseignement fondamental surtout en milieu rural,
la lutte contre l'analphabétisme, l'élargissement de l'accès des populations
défavorisées aux soins médicaux de base, le désenclavement des zones rurales,
la desserte [7] de
la population rurale en eau potable, l'électrification rurale, le logement
social) ;
- Le renforcement de la protection sociale médicale par
la mise en place d'un régime d'assistance médicale aux économiquement faibles
et d'un régime d'assurance maladie obligatoire ;
- La promotion de l'emploi à travers la conduite de
politiques actives d'emploi ;
- L'assistance sociale des populations démunies
(promotion de projets locaux générateurs d'emploi et de revenus). ;
2-1-1.Les infrastructures de base (pistes et voirie,
eau, électricité, assainissement):
L’INDH,
a pour objectif amélioration des conditions de vie et la garantie du bien-être
de la population défavorisée, s’est attelée à accompagner les politiques sectorielles [8] en matière d’amélioration de l’offre des
services et des infrastructures de base. Les chantiers entrepris visaient
principalement à augmenter les dessertes en eau potable, renforcer l’éclairage
public, désenclaver les douars et les communes rurales, promouvoir la
protection de l’environnement, réhabiliter les quartiers urbains défavorisés et
créer et aménager des espaces verts de détente et de loisirs, notamment au
profit des enfants. Pour atteindre ces objectifs, 9494 projets seront
identifiés par la population et retenus par les organes de gouvernance
territoriaux de l’INDH, seront programmés et bénéficieront à 2,4 millions
de personnes.
2-1-2. L’animation socioculturelle et sportive :
Les
projets d’animation socioculturelle et sportive ont comme objectif essentiel,
la prévention de la délinquance juvénile et l’encadrement des populations par
des actions et activités à même de favoriser leur épanouissement individuel et
d’améliorer leur éducation civique. A cet effet,. Le nombre des bénéficiaires
directs et indirects de l’ensemble des projets et actions souhaité
est : 1,4 millions personnes. L’intervention INDH en matière d’animation
socioculturelle[9] et
sportive, a consisté en la programmation de :
- Projets
et actions en direction de différentes infrastructures culturelles et sportives
dont :
§ 1250 espaces de sport de proximité;
§ 219 maisons de jeunes;
§ 193 centres culturels.
2-1-3. La Santé et l’éducation :
Les
secteurs de la santé et de l’éducation arrivent en tête des priorités. Les
statistiques montrent que plus de 818.000 personnes ont besoin des services et
soins de santé, à travers la réalisation de plus de 3413 projets et actions
portant sur « la construction ou l’aménagement de centres de santé et de
Dar Al Oumouma, l’organisation de compagne de sensibilisation et de sessions de
formation et l’acquisition d’équipements, d’appareillages médicaux et
d’ambulance ». Le soutien à la scolarité des enfants issus de familles
démunies a également très été présent avec 9075 projets en faveur de plus de
2,1 millions d’élèves issus de milieux défavorisés. En plus de la construction
d’établissement de type Dar Talib et Dar Taliba, de crèches, d’écoles
préscolaires et de cantines scolaires, le bilan des réalisations mentionne
également la mise à niveau d’établissements scolaires ainsi que l’acquisition
et la distribution de moyens de transports scolaires, de kits et de fournitures
scolaires.
Enfin,
en plus de son soutien à l’accès aux équipements et services sociaux de base
dans les zones les plus démunies, L’INDH va générer des activités génératrices
de revenus.
2-2 : : Promotion des activités génératrices de
revenus
L’initiative, de par sa
vision stratégique, se s’attribue le rôle d’un moteur propulseur en matière
d’activités génératrices de revenus.
Comme dit précédemment, l’économie
marocaine est fort dépendante du développement du monde rural, où l’activité
économique prédominante est l’agriculture qui est marquée par une croissance
très faible. La médiocrité de sa productivité a poussé la population rurale, en
forte augmentation, à assurer sa sécurité alimentaire au détriment des
ressources naturelles (déforestation, érosion, …), provoquant, ce faisant,
l’accentuation de sa pauvreté. Il est évident que la lutte contre la pauvreté
rurale passe par le développement global du monde rural et par le développement
de son activité économique principale qui est bien évidemment l’agriculture.
Un
autre domaine, aussi déterminant dans la lutte contre la pauvreté rurale, est
l’élargissement de l’accès aux services financiers et la réduction des risques
non assurés. Le développement du microcrédit et de la micro finance [10] en milieu rural
s’impose, même si le coût en est sûrement élevé dans le milieu rural, compte
tenu de l’éparpillement des populations dans l’espace, contrairement au milieu
urbain où le nombre de clients par agent de crédit peut être suffisamment élevé
pour rentabiliser l’activité. Le microcrédit a connu un développement fulgurant
dès 1995, avec l’adoption de la loi le régissant. Le microcrédit affiche une
excellente santé, même s’il est encore fortement localisé en milieu urbain et
périurbain à cause de ce problème de dispersion géographique des populations et
de la nature des micro-projets (petits commerces, artisanat,…)
Dans ce cadre les pouvoirs publics seront engagés dans
une stratégie sociale solidaire dans la lutte contre la pauvreté à travers
notamment :
- La
promotion de l'emploi à travers la conduite de politiques actives d'emploi ;
- L'assistance
sociale des populations démunies (promotion de projets locaux générateurs
d'emploi et de revenus). ;
Les
activités génératrices de revenues, qui seront appelées à être diversifiés pour
assurer un meilleur accès au marché des produits, seront au centre de la 2ème phase[11] dont le principal
enjeu est de limiter les barrières d’entrée de ces activités qui devraient
sortir de leur cadre local strict et accéder aux marchés régional et national,
avec comme double souci la pérennisation des projets et la lutte contre la
pauvreté dans les zones rurales.
3-LES CHANCES DE SUCCES DE L INDH :
L’initiative
nationale de développement humain se focalise sur des grands facteurs
pour la réussir en premier lieu la volonté royale ensuite le rôle énorme
des pouvoirs publics et du tissu associatif et en termine par le financement au
niveau national et international
3.1 - la
volonté Royale:
Au
Maroc, une nouvelle philosophie et approche en matière de lutte contre la
pauvreté a été développée à travers l'I.N.D.H. lancée en 2005 par sa Majesté le
Roi Mohamed VI, que Dieu l’assiste, et qui rompt avec les méthodes anciennes de
programmation conjoncturelle de circonstance.
C’est un projet de société
qui emprunte deux principales voies :
La première, orientée vers l’accroissement de l’habilité de la Femme et de l’Homme à la création de
richesse, en renforçant leurs capacités et en développant à leur profit une
activité adaptée à leur savoir et savoir-faire et conforme aux spécificités de
leur région.
La seconde vise le soutien à l’accès aux services
sociaux et infrastructures de base, en renforçant les services de l’Etat et des
collectivités locales, améliorant ainsi les conditions de vie et de bien être
des bénéficiaires.
La
pauvreté est considérée, aujourd'hui, comme l'un des grands défis du 3ème millénaire
des Pays En voie de Développement (P.E.D.), comme étant un phénomène mondial,
la pauvreté prend de plus de l'ampleur dans les politiques de développement
aussi bien des pays riches que des pays moins avancées et ce, pour les raisons
de la progression des pauvres par le monde malgré la croissance économique
mondiale qui est en évolution positive ces dernières années. L'importance de la
pauvreté et son impact négatif sur le développement des nations, vient de son
rapport avec le développement humain. Une personne pauvre, analphabète, non
qualifié et privée des besoins fondamentaux, de facilités d'accès et
d'opportunités économiques ne peut contribuer positivement dans la croissance
économique et l'essor de son pays.
3-2
le rôle énorme des pouvoirs publics et le tissu associatif :
Toutes les
composantes de la société marocaine intègrent pour
participer dans ce chantier de développement on trouve parmi eux les
pouvoirs publics et les différentes associations de nature sociale
Les autorités locales, la police et les juges
ont également un rôle énorme à jouer de prévention, d’application de la loi et
d’intervention. Imaginons une situation où les chefs de cercles, les caïds, la
police, les chioukh et les Moqadems, en collaboration avec les juges, les élus
locaux et les associations locales travaillent quotidiennement pour qu’aucun
enfant ne soit en dehors de l’école, pour qu’aucun enfant ne soit exploité en
tant que "petite bonne" , artisan, berger ou mendiant, pour qu’aucun
enfant ne soit exploité par le maître dans des cours de soutien
"bidon", pour qu’aucun parent ne trouve d’excuse pour ne pas envoyer
un enfant à l’école, pour qu’aucun «samsar» ne soit impliqué dans le trafic des
enfants, pour qu’aucun jeune adolescent ne prenne la rue pour son domicile et
s’engouffre dans le "sniffing", la prostitution, le vagabondage ou le
banditisme. Imaginons des autorités locales et des acteurs locaux adoptant un
slogan du genre : «Nous sommes tous responsables ! Assez d’exploitation ! Assez
de non respect de la loi ! Nous ne tolérons plus ce genre de comportement».
Avec une école qui fait son travail correctement et des autorités locales, des
juges, une police, des élus et des associations locales qui agissent
immédiatement et d’une façon efficace, on aura un autre Maroc qui produira des
résultats sur le terrain et pas seulement des discours et des plans qui n’ont
qu’un impact mitigé et limité sur la situation sociale des gens. Il en va de
même des services du Pôle Social. Il ne suffit pas de financer des projets ; il
est indispensable de faire un suivi régulier et rigoureux. Si on ne fait pas de
suivi, c’est comme si "on jette de l’argent par la fenêtre". Bien sûr
qu’il y a des associations qui sont sérieuses et professionnelles mais il y en
a pas mal qui ne le sont pas. Hormis le problème de la malhonnêteté des uns ou
des autres, il y a aussi des objectifs qu’il faut se fixer et voir si les
efforts financiers consentis contribuent à les atteindre. Les projets qu’on
finance doivent contribuer à la réalisation de résultats tracés dans une
stratégie bien conçue et accompagnée de chiffres et d’indicateurs. Les
problèmes ne se résolvent pas magiquement et uniquement en y affectant des
fonds
3-3 – le financement au niveau national et international
Le financement est un facteur très
important pour le démarrage et le bon marche de ce grand chantier de Rêne
car il offre des ressources soit au niveau national ou international pour
la gestion de toutes les activités
L’argent
est un moyen mais doit être utilisé d’une façon à créer la différence, à
produire des résultats tangibles et chiffrés. L’octroi de l’argent n’est pas
une fin en soi ; c’est un maillon dans une chaîne qui va de l’étude du problème
à la conception de sa solution, au timing de la réalisation, à l’identification
des acteurs et des populations cibles et au suivi du travail et l’évaluation de
l’impact. En l’absence de tout cela, on risque de contribuer à la création
d’une élite locale qui se spécialise dans l’intermédiation associative et
empêche les fonds de vraiment toucher la population qui en a besoin. Le
problème de la lutte contre la pauvreté est le risque de voir les moins pauvres
bénéficier financièrement des programmes et des projets plus que les pauvres.
On commence à le voir au Maroc : les élites locales créent des associations
pour intercepter les fonds destinés aux gens qui en ont besoin ; c’est pour
cela que malgré les efforts consentis depuis maintenant sept ans on n’a pas vu
d’amélioration significative du point de vue social. La pauvreté a certes
reculé mais ceci est dû beaucoup plus à l’accès aux infrastructures de base
qu’à une quelconque amélioration des revenus des pauvres et des
vulnérables.
L’autre grand défi est celui de la santé. La plupart du temps, en milieu rural ce n’est pas l’accès physique qui fait défaut ; le problème réside dans le manque d’accès à des structures d’accueil bien organisées et bien gérées par des ressources humaines qui ne cherchent pas à monnayer le service ou le médicament contre un billet de vingt dirhams. On peut créer des centres d’accouchement dans le rural afin de réduire le taux de mortalité maternelle, mais si ceux et celles qui gèrent ces centres ne font pas leur travail et voient dans tout cela un cas compliqué qu’il faut référer à l’hôpital provincial, il y aura toujours de cas de mères qui meurent en route ou en attente de l’ambulance ou d’un autre moyen de transport. Etablir un système de suivi qui recoupe les motivations des décisions à chaque niveau de la chaîne de référence et demande à tout un chacun de motiver ses décisions et d’en être responsable est un moyen de réduire ce paradoxe de l’existence de centres de soins et la non disponibilité des services et/ou médicaments.
L’autre grand défi est celui de la santé. La plupart du temps, en milieu rural ce n’est pas l’accès physique qui fait défaut ; le problème réside dans le manque d’accès à des structures d’accueil bien organisées et bien gérées par des ressources humaines qui ne cherchent pas à monnayer le service ou le médicament contre un billet de vingt dirhams. On peut créer des centres d’accouchement dans le rural afin de réduire le taux de mortalité maternelle, mais si ceux et celles qui gèrent ces centres ne font pas leur travail et voient dans tout cela un cas compliqué qu’il faut référer à l’hôpital provincial, il y aura toujours de cas de mères qui meurent en route ou en attente de l’ambulance ou d’un autre moyen de transport. Etablir un système de suivi qui recoupe les motivations des décisions à chaque niveau de la chaîne de référence et demande à tout un chacun de motiver ses décisions et d’en être responsable est un moyen de réduire ce paradoxe de l’existence de centres de soins et la non disponibilité des services et/ou médicaments.
En conclusion, je dirai que la meilleure façon d’accompagner l’INDH est pour
tout un chacun d’essayer de faire les choses autrement, de gérer autrement,
voire de penser autrement. Les solutions timides et mitigées qui tolèrent un
certain degré de laisser-aller et qui dépendent de la bonne volonté de ceux et
celles à qui on a confié la gestion de la chose éducative, sociale ou médicale
ne risquent pas vraiment de créer le changement. Il faut passer à la vitesse
supérieure et sans stratégies cohérentes basées sur des résultats concrets et
sur la détermination des responsabilités, on risque d’ici peu de retomber dans
la case de départ avec toute la déception qui prendra le relais de l’espoir
engendré par ce grand projet visionnaire qu’est l’INDH.
[1] Banque Mondiale, ''Se Soustraire
à la Pauvreté au Maroc'', Juillet 2007
[2] Relatif à un
groupe défini par son appartenance à un même milieu professionnel
[3] Qui comporte plusieurs aspects ou plusieurs niveaux de complexité
[4] C’est un
processus permettant à un groupe de recevoir et d’échanger de l’information, de
faire l’examen critique d’un enjeu, et d’en venir à une entente qui guidera la
prise de décision
[6] (C’est à dire sur
l’interaction croissante, sur la négociation et sur le partenariat entre une
multitude d’acteurs publics, d’acteurs privés et d’acteurs de la société
civile).
[7] La desserte : action de desservir une
localité, assurer la fourniture (d'un service)
[8] L’expression politique
sectorielle désigne l’ensemble d’une politique établie et conduite dans un
domaine d’activité donné. Les résultats attendus de chaque politique
sectorielle sont censés contribuer à un résultat plus global.
[9] Relatif aux structures sociales
et à la culture qui contribue à les caractériser.
[10] Les services de
micro finance fournissent un ensemble de produits financiers aux
personnes exclues du système financier classique ou formel. Ils
concernent en général les habitants pauvres des pays en développement.
[11] 2ème phase INDH
finance des activités génératrices de revenus, l’amélioration de l’accès aux
services de base et aux infrastructures essentielles dans les régions les plus
pauvres du Maroc















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