Depuis
quelques temps un seul mot est sur les lèvres de tout le monde : Facebook.
De Singapour à Paris, en passant par l’Egypte, l’Algérie ou encore le Mexique,
on ne peut que le constater le phénomène Facebook a révolutionné le monde. Qui
aurait pu le constater ? Surtout lorsqu’on sait le nombre de sites de ce
genre ayant connu une longue agonie. Pourquoi Facebook marche-t-il là où
d’autres ont raté la marche ? Et comment le monde arabe a-t-il adopté ce
tout nouvel outil ?
A
25 ans, Mark Zuckerberg est le fondateur de Facebook mais aussi un homme riche.
Etudiant à l’Université américaine d’Harvard, il a inventé il y a plusieurs
années un programme informatique : l’embryon de ce qu’est devenu Facebook.
Lorsqu’il intègre l’université, il fonde un site pour permettre aux étudiants
de s’échanger des photos, de les commenter et d’être ainsi régulièrement au
fait des uns et des autres. Résultat ? L’Université fait une enquête sur
cet étudiant décidément hors normes….car en s’introduisant dans les locaux de
la salle informatique et en créant un réseau intranet il a violé les lois de
l’époque de l’université.
Aujourd’hui,
ce sont pas moins de 80 millions d’utilisateurs qui vont sur Facebook. Chaque
mois, Facebook engrange 150 millions de dollars ! Et s’il connaît un tel
succès, contrairement à ses « frères » comme MySpace ou encore Hi5,
c’est parce que d’abord contrairement aux blogs il permet une certaine
discrétion : ne sont autorisés à voir vos profils que vos amis. De plus,
sa présentation et son graphisme assez sobre, donne une petite touche
professionnelle. Ainsi, les adultes n’ont pas l’impression de perdre leur temps
mais de vraiment travailler en se faisant des contacts.
Les
jeunes du monde Arabe ont sauté sur ce réseau et après avoir découvert les
premières fonctions dites basiques comme la création de profils et la mise en
ligne de photos, sont allés vers d’autres activités : la création de
groupes. Et là, on en a à tous les goûts et à toutes les sauces. Ainsi
cohabitent des groupes sur les feuilletons turcs avec des groupes « pour
la paix au Moyent-Oirent ». La Syrie et l’Iran ont d’ailleurs mis assez
rapidement un terme à ce phénomène en interdisant l’accès. En Egypte, ce fût
plus grave : le 6 avril dernier, un groupe réussit à atteindre 70 000
personnes qui se sont prononcés pour une grève générale due à la hausse des
prix !
Facebook
est à suivre de près : il devient plus une arme aujourd’hui qu’un vulgaire
outil d’interconnexion. Surtout qu’il est assez intéressant et peut-être
effrayant de constater que même après suppression de votre compte, toutes vos
informations restent !















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