Un migraineux
sur deux ne consulte jamais de médecin et se soigne seul. Certes, il lui est
possible de trouver un médicament capable de le soulager.
Mais il
s'expose à un risque de surdosage qui aggraverait les douleurs au lieu de les
diminuer. Un comble! Un traitement bien conduit impose de prendre le bon
médicament. au bon moment et à la bonne dose.
Pour traiter une crise
légère
Commencez
toujours par prendre des produits courants et, parmi eux, les plus «légers» En
cas d'échec (persistance de la douleur au bout d'une vingtaine de minutes),
passez à des remèdes plus puissants. Les plus employés sont:
-les
antalgiques à base d'aspirine (Aspégic®) ou de paracétamol (Doliprane®);
-les
anti-intlammatoires non dérivés de la cortisone (Indocid®, Voltarène®), qui ont
une activité à la fois anti-inflammatoire et antidouleur.
Pour venir à bout d’un accès
intense
Utilisez des
médicaments spécifiques. Ce sont les vasoconstricteurs comprenant les dérivés
de l'ergot de seigle et les triptans.
Seuls
médicaments spécifiques de la migraine, ils agissent sur la sérotonine,
substance libérée par le cerveau au moment de la crise, et «resserrent» les
vaisseaux dilatés par la douleur.
Les dérivés de
l'ergot de seigle existent en comprimés (Migwell®; Gynergène®); en suppositoires (gynergène®) et en spray nasal
(Diergospray®).
Les triptans,
qui sont les plus actifs contre les crises douloureuses, diminuent l'intensité
de celles-ci ou les suppriment dans les deux heures dans 70% des cas environ.
Mais ils présentent parfois des effets secondaires désagréables:
fourmillements, sensation d'oppression dans la poitrine... La forme injectable,
réservée aux cas sévères, n'est pas remboursée par la Sécurité sociale,
contrairement aux triptans en comprimés (Naramig®; Zomig®, Imigrane®) ou bien
en spray nasal (Imigrane®).
En cas d'inefficacité
Si le
médicament choisi n'a pas d'effet, n'hésitez pas à en changer. On estime en
effet qu'il y a autant de migraines que de migraineux. Chacun d'eux a un profil
différent et une maladie particulière répondant à certains médicaments et moins
à d'autres. Même s'il existe des remèdes dont l'efficacité est supérieure, on
ne connaît pour le moment aucun critère absolu permettant de choisir à coup sûr
un traitement en fonction de données biologiques. Aussi votre médecin sera-t-il
parfois amené à vous prescrire plusieurs médicaments avant de trouver celui qui
vous convient le mieux. Inutile de lui en tenir rigueur. Cela prouve simplement
qu'il cherche le traitement le mieux adapté à votre cas et le plus efficace.
Ne refusez pas un
traitement préventif
A partir de quatre
crises par mois, ou moins si elles sont sévères et vous obligent à garder le
lit, votre médecin vous proposera un traitement préventif.
Celui-ci
consiste à prendre un antimigraineux (DHE, bétabloquants) à petites doses
quotidiennes par cures de deux à trois mois. Son effet se fera sentir au bout
de trois semaines à un mois. Ce que vous pouvez en attendre? Une diminution de
la fréquence et de l'intensité des crises, voire leur disparition.
















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