Les traditionalistes tirent
depuis quelques années la sonnette d'alarme en vue de mettre en garde contre la
disparition des traditions. Or, la mondialisation et le besoin vital
d'ancrer la communauté et le pays dans leur siècle exigent d'autres
convenances. Faut-il donc s'accrocher tenacement aux traditions ? Ou
plutôt les négliger et s'identifier à la modernité ?
D'abord, les gens sont poussés
instinctivement depuis que le monde est monde à imiter leurs ancêtres dans tous
les aspects chroniques de la vie, de sorte qu'ils ne peuvent point se
dérober aux dogmes des traditions au point qu'on considère toute tentative de
s'y soustraire comme un renoncement, ou pour ainsi dire un reniement.
Ensuite, les traditions perpétuent
éternellement l'héritage culturel de toute société, de manière qu'on pourrait
considérer celles qui ne les détiennent pas comme des sociétés sans racines. En
effet, ce patrimoine reflète l'image de la civilisation de chaque pays.
En outre, la richesse incontestable des
traditions héréditaires leur ajoute chez la masse populaire une posture
séduisante voire vénérable. Force est de constater qu'au fur et à mesure que le
monde évolue constamment sur tous les plans, les conformistes qui s'agrippent
fermement aux traditions montent en crescendo. C'est le cas de plusieurs pays
en voie de développement.
Néanmoins, les modalités et les
arrangements qu'imposent la mondialisation et la nécessité de développement en
vue de faire décoller notre pays en l'harmonisant avec les évolutions globales,
nous incitent à établir un nouveau mode de société.
En d'autres termes, le monde actuel exige
d'autres adéquations auxquelles on ne pourrait point échapper, d'où
l'exigence de trouver un compromis juste et durable entre la modernité et la
tradition.
Certes, les traditions sont riches et
indispensables à la sauvegarde de notre identité et de notre civilisation. Toutefois,
la modernité est assez primordiale pour intégrer le pays dans son époque.
Aussi importe-t-il de nous appliquer
à renforcer notre culture et non de nous replier sur nous même : le monde
n'est-il pas devenu un village planétaire ?















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