mardi 1 octobre 2019

LES SOLUTIONS POUR L 'AFRIQUE

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IDEE MAITRESSE

Afin d’éradiquer le sous-développement du continent africain, ses dirigeants doivent s’investir politiquement par l’instauration de l’état de droit et la promotion de la paix, en plus de l’amélioration des conditions de vie de leurs peuple et sans omettre le vecteur économique qui s’impose comme une plate-forme de tout développement.































INTRODUCTION

L’Afrique est le second continent par sa population (900 000 000 habitants); le second par sa superficie après l'Asie (30 300 000 Km2) ; le plus démuni du monde, notamment en matière économique, et le plus mouvementé politiquement. Elle est devenue aujourd'hui le berceau de tous les fléaux du monde qui ralentissent son processus de développement. Elle comprend une majorité des pays du Tiers-monde appelé pays sous-développés ou pays en voie de développement PVD. Après la vague de colonisation qui a conduit  à l’exploitation de toutes ses richesses humaines et naturelles, ce continent reste poursuivi par ses maux même après l’indépendance de tous les Etats qui le constituent. Ainsi, il est le théâtre d’affrontements inter et intra étatiques, il est aussi le lieu de violations flagrantes des droits des individus, le lieu où les conditions de vie restent très difficiles et où le train de développement traîne toujours.D’abord qu’entend-on par sous-développement?  
Le terme sous-développement a été employé pour la première fois en 1947 par le président américain HARRY TRUMAN qui le revêt d'un caractère très économique! Caractéristiques générale du sous-développement :
L'analphabétisme, le faible taux de scolarisation Gestion défaillante d'une économie paralytique et dépendante, la subordination politique Ampleur des inégalités sociales: une minorité riche qui s'engouffre de fortune au détriment d'une majorité pauvre qui  dans la misère.
De ce fait, on est en droit de se demander sur  les solutions pour l’Afrique?  









i-Démarches Socioculturelles pour éradiquerLE SOUS- DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE
Une bonne santé, l’assainissement  des systèmes  éducatifs conjugués  a la mobilisation  internationale  et une infrastructure diversifiée sont des solutions tangibles pour ledéveloppement.
11.La Santé est un facteur essentiel du développement  
La santé est un facteur clé pour la croissance. Elle n’est pas seulement la conséquence du sous-développement. Elle en est également une des conditions de sortie. Non seulement elle améliore à court terme la productivité des travailleurs mais encore elle favorise l’accès à l’éducation (une mauvaise santé du chef de famille détourne les enfants du système éducatif). Le maintien, voire le développement, de maladies telles que le sida, la malaria, la fièvre jaune, la tuberculose représente une trappe au sous-développement. Or l’Afrique subsaharienne est la région du monde où l’espérance de vie à la naissance est la plus basse, la prévalence du sida la plus élevée et les dépenses publiques de santé en % du PIB[1] une des plus faibles (battue par l’Asie du Sud). La plupart des pays africains ont dû réduire leurs dépenses de santé pour se conformer aux impératifs du FMI[2] et rembourser les dettes. En Afrique subsaharienne le service de la dette représente 4 fois le budget cumulé de la santé et de l’éducation. Souvent l’accès à la santé est réservé aux plus riches. L’amélioration de la santé de l’Afrique passe par l’annulation de la dette, une augmentation des dépenses publiques pour la santé et la prévention, un accès bon marché aux médicaments et une importante aide internationale.
12. L’éducation et la scolarisation réduisent le taux d’analphabétisme
Le bas niveau d’éducation est un obstacle au développement et maintient la pauvreté. Le taux d’alphabétisation des adultes d’Afrique subsaharienne est de 61% seulement, seule l’Asie du Sud fait un peu moins bien (59%). L’Afrique est le continent qui bat les records du taux d’enfants non scolarisés. En Afrique subsaharienne, 55 à 72% des enfants ne le sont pas. Il s’agit d’assurer la reproduction des élites. Très souvent inutilement pour le pays d’ailleurs puisque ces diplômés vont massivement s’expatrier vers les pays développés qui leur offrent des meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.
13.Un continent sans infrastructure est sans vaisseaux de vie
Une des causes du sous-développement tient au manque d’infrastructures matérielles. Au Zambie par exemple: l’accès difficile dans les régions reculées ne permet pas d’éradiquer la pauvreté et la famine et aussi au sud du Tchad pourrait produire suffisammentd’aliments pour nourrir toute la population du pays sous condition de pouvoir acheminer les produits. Plusieurs pays en sont restés aux seules infrastructures routières et ferroviaires héritées de la colonisation française ou anglaise.
Pour l’électricité dans les villages d’Afrique subsaharienne[3] représente un handicap sérieux pour leur développement. L’autosuffisance alimentaire ne pourra être atteinte sans électricité. Elle est nécessaire à l’irrigation et à l’allégement de certains travaux (utilisation de moulins pour moudre). Mais elle est également indispensable sur le plan de la communication (téléphone) et de la santé (réfrigérateur pour conserver certains vaccins et médicaments).
De même les infrastructures communicationnelles. Elles sont tout aussi importantes que les infrastructures matérielles. « Le problème est qu’on peut avoir une région excédentaire alors qu’à 100 km de là on crie famine. Pour compenser ce déséquilibre il faut organiser les circuits de transport et de communication et mettre en présence l’offre et la demande locale ». Les multinationales occidentales (dont principalement France Télécom dans les pays francophones) disposent de monopoles pour la transmission de données et imposent des tarifs plus élevés que ceux dans les pays riches incompatibles avec le pouvoir d’achat des Africains (Sénégal, Madagascar, etc.). Il en résulte entre autres que moins d’un Africain sur cent a un accès à Internet.




ii-LES SOLUTIONS POLITIQUES AU SOUS DEVELOPPEMENT DU CONTINENT
Il est fréquent que l’on considère que le principal obstacle au futur développement de l’Afrique est de nature politique. Des démarches intenses alliées au mature politique et une démocratie durable et réelle pourraient éradiquer le continent  des problèmes qui enclavent le processus de développement.
21.L’instauration de la démocratie
 En effet, l´instauration de la démocratie durable sera le fondement pour la naissance de certaines valeurs essentielles pour un peuple qui ambitionne à vivre sans déchirement. Dans cette optique, le Maroc, grâce à sa volonté d´œuvrer sur la voie de la bonne gouvernance, est considéré jusqu'à présent comme un modèle de démocratie en Afrique.
22.promotionde droit de l’homme
Depuis que, pour la presque totalité de son territoire, l’Afrique a cesséd’être le prolongement de l’Europe, et les Africains « des négatifs des coloni­sateurs » 1, les Etats nouvellement indépendants s’efforcent de trouver à leursProblèmes des solutions qui tiennent compte des caractéristiques particulièresdu continent massif et des peuples qui l’habitent. La négritude, comprise comme « l’ensemble de valeurs de civilisation du monde noir », la voie africaine du socialisme sur laquelle semblent se rencontrer aussi bien les Afri­cains arabes que les Africains noirs, et qui, seule, déboucherait du sous-développement vers la libération de l’homme africain, la nécessité de paracheverla décolonisation, constituent autant d’attitudes, sinon d’impératifs communs— avec des nuances importantes, certes — à tous les Etats de l’Afrique. Mais,de quelque côté que l’on aborde les problèmes africains, c’est l’homme que l’on rencontre.
On a pourtant dit qu’en Afrique l’homme ne pouvait guère être « la mesurede toutes choses », tant la nature l’écrasait pour l’intégrer dans la chaîne de lavie qui n’est pas seulement humaine. Sans doute l’hospitalité du « lac » de la
Méditerranée, berceau de la civilisation européenne, n’a-t-elle rien de compara­ble avec l’hostilité de la « mer » du Sahara.Mais il reste qu’aujourd’hui l’homme africain, s’il ne ressemble pas à l’individu-roi de l’Occident, n’en voit pas moins se poser le problème de la protectionde ses droits fondamentaux face à un Etat dont les responsabilités en Afriquedépassent largement celles d’un Etat-gendarme classique.
Les droits de l’homme africain, voilà une notion qui semble cependantappartenir à un passé presque révolu, car elle rappelle les mots d’ordre de lalutte contre le colonialisme.Faut-il en déduire que la décolonisation, en apportant l’indépendance l’Afrique, a du même coup garanti à l’homme africain ses droits et libertésfondamentaux ? On peut en douter. L’indépendance politique est très certaine­ment la conditionnécessairede l’existence même des droits de l’homme en cesens que, là où elle n’existe pas, l’homme ne peut être libre puisqu’il lui estinterdit de se libérer. Mais est-elle la conditionsuffisantedu respect des droitsde l’homme ? Personne n’oserait le soutenir, tant il est évident que l’indé­pendance politique, si elle est toujours synonyme de libération de la collectivité,peut aboutir à l’asservissement des individus.Qu’en est-il des droits de l’homme en Afrique indépendante, à l’heure oùcelle-ci définit les voies vers son unité ? Les droits de l’homme ne constituent-ilspas une telle voie ? Telles sont les questions auxquelles les pages qui suiventsont consacrées.
Dans l’état de sous-développement où se trouvent presque tous les paysafricains, il peut à première vue paraître théorique de parler des droits del’homme. Comment un paysan de la brousse peut-il apprécier la liberté d’expres­sion,alors que la possibilité de disposer d’engrais modernes aurait été pourlui beaucoup plus précieuse ? Comment l’ouvrier habitant un bidonville peut-ilcomprendre la notion de droit de propriété, alors que tout ce qu’il possèdese réduit à sa paire de bras et à une famille souvent nombreuse ? En sensinverse, n’est-il pas injuste de protéger le droit de propriété des grandesentreprises étrangères dont le budget total dépasse, quelquefois de beaucoup,le budget de l’Etat où elles occupent la place dominante ? Comment ne paslimiter la libertéd’expression, alors que les journaux se trouvent souvent entreles mains de sociétés ayant leur siège hors d’Afrique ?
Pour sortir du sous-développement, l’Afrique ne doit-elle pas abandonnerla conception en quelque sorte « abstentionniste » des droits de l’homme qui a toujours inspiré les pays économiquement développés puisque, pour ceux-ci,les droits de l’homme ont toujours signifié l’interdiction pour l’Etat de s’ingérerdans la sphère de la liberté individuelle ? Or, l’Etat, loin d’être unoppresseuren Afrique, ne constitue-t-il pas le moyen, le seul moyen peut-être,permettantde sortir du sous-développement?

La communauté internationale à travers l’ONU est responsable du maintien de la paix dans le monde. Le Conseil de Sécurité est chargé d’y veiller et au nom des principes humanitaires ratifiés par tous les Etats, les graves atteintes aux droits de l’homme devraient être lourdement sanctionnées. Mais ils continuent à être perpétrés en Afrique, impunément, avec des armements toujours plus dévastateurs. Aujourd’hui même dans des conflits internes, on fait usage de mortiers et de canons de gros calibres, d’armes de plus en plus sophistiquées et bien sûr très onéreuses.
23.Consolidation de la paix                 
 La sécurité est indispensable à toute action de développement, à court comme à long terme. D’ailleurs les investissements étrangers dont l’Afrique a besoin, ne viennent que si le risque souverain (politique et sécurité des investissements) est faible. La précarité de la sécurité en Afrique explique dans une large mesure, la baisse du pourcentage de l’investissement direct étranger en Afrique, qui est passé de 2,3 milliards de dollars en 1990 à 4,6 milliards en 1995 alors que dans le même temps, l’IDE[4] de l’ensemble des pays en voie de développement passait de 33,7 à 99,6 milliards de dollars, l’Asie seule y représentant plus de 30 %. Selon la CNUCED[5], la part de l’Afrique dans l’IDE à destination des PED[6] est successivement passée de 11 % en 1986/1990 à 5 % de 1990 à 1996 et 3,8 en 1996. La Malaisie à elle seule reçoit plus d’IDE que toute l’Afrique. On voit bien que la sécurité influe directement sur les perspectives de développement.
           Un Etat viable s’inscrit  avant tout dans la paix : paix à l’intérieur des frontières et paix avec les pays voisins.Monsieur Kofi ANNAN, Ancien  Secrétaire Général des Nation Unies ne rappelait-il pas le 25/09/1999 je cite « tant que l’Afrique ne sera pas venue à bout de ses conflits, les progrès resteront précaires, même dans les pays éloignés du théâtre des conflits. »
Mais cette paix ne peut être effective que s’il y a :
        1/ un projet commun à toutes les nationalités ou ethnies auquel souscrivent les citoyens. Ainsi, le pouvoir politique doit être légitime, avec des institutions qui fonctionnent normalement, sans blocages et prenant en compte la séparation et la décentralisation des pouvoirs, le respect des échéances politiques , le secteur privé et la société civile.
        2/ une bonne régulation des activités privées permettant d’assurer la stabilité sociale et le développement économique. Pour cela il est indispensable de disposer d’un service public productif, garantissant la sécurité pour tous et une saine gestion des ressources collectives, au bénéfice de l’ensemble de la population.
          Ces deux objectifs majeurs se réalisent lorsque la société civile, les secteurs privés et l’Etat sont d’importances comparables. Un équilibre s’établit alors entre ces trois entités, dans une synergie de création, de production des richesses, de coopération mais aussi de liberté.
          Pour ce faire, l’Etat doit être organisé de manière à permettre l’existence et l’expression autonome de ces deux  principaux partenaires en imposant des limites aux excès de pouvoir qui sont son penchant naturel .Ceci n’est possible que  si des structures et des mécanismes sont prévus et permettent d’assurer ce contrôle, en veillant à ne pas tomber dans la situation opposée  et tout autant dangereuse où l’Etat est apprivoisé et privatisé. A cette fin, les agents de l’Etat doivent être à l’abri des sollicitations élémentaires qui font le lit de la corruption et des violences, l’Etat étant fait pour servir la société et non pas l’asservir.

III- Lesmesures  Économiques pour assurer le développement de l’Afrique   
Il est bien évident que le continent africain représente un champ de compétition très vaste pour sa diversité de ressources naturelle et son marché accessibles à tous les produits étrangers. Mais la réalisation de certaines solutions économiques peut sortir le continent de sa critique situation économique.
31.Une intégration plus poussée des économies :
Partout dans le monde, l'intégration économique régionale permet d'accélérer la croissance et le développement en apportant une panoplie d'avantages liés à une meilleure coopération politique, à un commerce intra-régional accru et à la création d'emplois. Les régions qui sont plus intégrées se sont révélées capables de connaître une croissance plus rapide et ont fait preuve d'une plus grande capacité d'adaptation en période de ralentissement de l'économie mondiale. Alors que l'économie mondiale lutte pour retrouver ses niveaux de croissance élevés d'il y a dix ans, la stimulation de la croissance interne et régionale est devenue la principale solution stratégique pour de nombreux pays et régions. La Chine tisse davantage de liens avec ses voisins, l'Inde fait pareil, et même dans l'Union Européenne le commerce intra-régional est en passe de retrouver ses niveaux qui existaient avant la crise financière. En Afrique, le Maroc et l'Afrique du Sud adoptent aussi des stratégies commerciales régionales de manière vigoureuse, alors que l'Europe reste le principal marché d'exportation de l'Afrique. Le commerce de l'Afrique avec les nations atlantiques de l'Europe se rétrécit à un moment où l'Afrique envisage d'intensifier ses relations commerciales avec elle-même. Toutefois, à mesure que l'Afrique s'intègre dans les chaînes de valeur mondiales, on devrait s'attendre à ce que le commerce avec l'Europe continue d'augmenter, sachant que la concurrence avec les autres voisins atlantiques de l'Afrique au sud des États-Unis s'accentuera probablement.
A l’exemple des pays européens ou du continent américain, les pays africains devraient résolument se mettre ensemble pour espérer se développer.
L’intégration permettrait entres autres l’unification des espaces économiques nationaux afin de créer un marché porteur et attractif pour les investisseurs, le renforcement de la stabilité économique et la consolidation de la paix, toutes choses qui font cruellement défaut à l’Afrique et qui la maintiennent dans un état de pauvreté lamentable.
32.La transformation des matières premières :
L’Afrique est de loin le continent le mieux loti naturellement. Des multiples richesses inondent cette partie du monde. Le pétrole, le bois, les minerais, le cacao, sont autant de matières qui contribuent à l’économie de l’Afrique, mais qui ne sont pas suffisamment exploitées par les populations locales.
À la question, l’Afrique doit-elle transformer ses matières premières au niveau local, plutôt d’en importer les produits finis? Beaucoup d’entre nous répondent positivement. Car nous disposons des compétences acquises au travers des études. Par ailleurs la création d’une industrie de transformation des matières premières en Afrique, permettrait de réduire considérablement le taux de chômage des jeunes, mais il contribuerait également au développement de nouvelles compétences et sans doute à la création de nouveaux axes de développement économique.
Mais pouvons-nous concrètement évoquer cette piste à ce jour ? Il apparaît clairement que l’exploitation de nos matières premières est gérée par les groupes occidentaux. Cela favorise et entretient une relation de « partenariat », de « paternalisme », comprenons par là un moyen de profiter de nos richesses à des prix inférieurs à ceux du marché. D’autant plus que dans plusieurs pays d’Afrique, les dirigeants sont d’abord choisis par l’Occident, il est donc improbable de songer à une évolution industrielle de ce type aujourd’hui, car elle mettrait à mal l’influence occidentale sur beaucoup de pays producteurs et détenteurs de ces matières premières.
Mais ce n’est pas parce que l’Afrique ne transforme pas elle-même ses richesses, que son développement sera compromis. Il en va d’abord d’une amélioration du climat politique, qui favoriserait l’entrepreneuriat et l’investissement. Ainsi les Africains auraient la possibilité de développer d’autres activités créatrices de richesses, afin de diversifier l’économie du continent qui est encore très dépendante de la richesse de son sol. Car comme le rapporte le journal La Tribune, « la Suisse ne produit pas de Cacao et la Chine ne fabrique pas de puces électroniques de dernière génération. Pourtant, ces deux pays sont des leaders mondiaux dans la production de chocolat et de matériel électronique
L’Afrique reste spécialisée dans une économie de rente, qu’elle soit de l’agro-industrie, des minerais ou du pétrole. Dans la plupart des cas, les pays exportent des produits qui n’ont subi qu’une transformation sommaire pour une plus-value pratiquement nulle. C’est le cas au Cameroun pour le coton, l’hévéa, l’huile de palme, le cacao, le café, etc…
Le cycle de production pourrait être rallongé pour des produits finis mieux élaborés, permettant de donner beaucoup de travail aux africains, limitant ainsi considérablement les expatriations vers les pôles de richesses que sont les pays développés d’Europe et d’Amérique.
33.Annulation des dettes et financement d’une politique de grands travaux :
L’Afrique a depuis plus d’une décennie le plus fort taux de croissance démographique aujourd’hui de 30 %. Avec une croissance économique faible, les infrastructures ne peuvent pas s’adapter à la démographie, l’emploi non plus. D’où une aggravation constante de la pauvreté.
C’est en fait un constat d’insolvabilité qui devrait se traduire comme beaucoup l’ont préconisé, par l’annulation des dettes dont l’actualisation ne fait que l’alourdir au fil du temps.
Seule la production à terme de produits finis capables de supporter la concurrence donc à faible coûts, permettra d’amorcer en Afrique un véritable développement et faire de l’Afrique un partenaire commercial crédible.














CONCLUSION
On peut constater qu’au cours des années 70 à 90, les pays dits en voie de développement qui ont émergé sont ceux qui sous la houlette des USA, ont, tout comme l’Europe après la deuxième guerre mondiale, bénéficié d’apports massifs de capitaux, de technologie et du libre accès aux marchés des pays occidentaux.
Cette politique volontariste du monde occidental s’expliquait par l’enjeu que représentaient ces pays dans les rivalités des blocs de l’Ouest et de l’Est. Si le Japon, la Corée, Taiwan, Hong Kong, Singapour n’avaient pas bénéficié de ce soutien massif, les « miracles » qu’on leur reconnaît auraient sûrement eu peu de chance de se produire.
L’Afrique ne constituant plus aujourd’hui un enjeu comparable, on peut se demander si le miracle se reproduira !
Dans les conditions actuelles des termes de l’échange et compte tenu de la faiblesse de l’épargne et de la prévarication des institutions, l’Afrique n’est pas en mesure de dégager les surplus financiers nécessaires à l’édification d’un socle physique, humain et institutionnel qui lui permettre de diversifier son offre et de s’insérer efficacement dans le circuit économique mondial. Pour y parvenir, c’est une politique de long terme qu’il lui faudrait asseoir par une stratégie d’alliances sous régionales,d’accords particuliers avec l’Europe. Ceux-ci devraient intervenir le plus rapidement possible pour tenir compte des contraintes prévisibles qu’imposera la mise en place des accords de libre-échange entre l’UE et les régions ou sous-régions africaines. Il est en effet difficile voire impossible que l’Afrique puisse intégrer pleinement l’économie mondiale, spécialisée comme elle l’est dans l’exportation des produits primaires, dans l’absence totale d’infrastructures, avec des secteurs sociaux complètement dévastés.
Des investissements similaires à ceux qui furent consentis en Europe et en Asie s’imposent en Afrique, d’une part dans la formation et la réalisation de structures sociales et des infrastructures économiques, d’autre part dans la mise en place d’institutions politiques démocratiques, seules gages d’un développement authentique conduit par des Etats viables.
Ce, non seulement au nom des Mais seule une politique transparente, volontariste et interventionniste de ses partenaires que sont l’ONU, pourrait autoriser l’espoir de voir l’Afrique s’accrocher au train de l’économie mondiale. Valeurs fondamentales dont les droits de l’Homme, mais aussi dans l’intérêt de tous les partenaires d’une Afrique alors définitivement installée dans la voie de la démocratisation.
Il va sans dire que les initiatives prises par les Etats occidentaux pour lancer les bases d’un processus qui viserait à contrer les menaces transnationales venant de l’Afrique en assurant son développement  doivent être accompagnées d’une volonté réelle et concertée de la part de l´ONU pour activer et accroître l´aide au développement.





[1] Produit intérieur brut
[2]Fond monétaire international
[3]Pays au sud  du Sahara
[4]Investissement direct à l’étranger.
[5]Conférence des nations unies sur le développement.
[6]Pays en development.
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