IDEE MAITRESSE
Afin d’éradiquer le sous-développement
du continent africain, ses dirigeants doivent s’investir politiquement par
l’instauration de l’état de droit et la promotion de la paix, en plus de
l’amélioration des conditions de vie de leurs peuple et sans omettre le vecteur
économique qui s’impose comme une plate-forme de tout développement.
INTRODUCTION
L’Afrique est le
second continent par sa population (900 000 000 habitants); le second par sa
superficie après l'Asie (30 300 000 Km2) ; le plus démuni du monde,
notamment en matière économique, et le plus mouvementé politiquement. Elle est devenue aujourd'hui le berceau
de tous les fléaux du monde qui ralentissent son processus de développement.
Elle comprend une majorité des pays du Tiers-monde appelé pays sous-développés
ou pays en voie de développement PVD. Après la vague de colonisation qui
a conduit à l’exploitation de toutes ses
richesses humaines et naturelles, ce continent reste poursuivi par ses maux
même après l’indépendance de tous les Etats qui le constituent. Ainsi, il est
le théâtre d’affrontements inter et intra étatiques, il est aussi le lieu de
violations flagrantes des droits des individus, le lieu où les conditions de
vie restent très difficiles et où le train de développement traîne toujours.D’abord
qu’entend-on par sous-développement?
Le
terme sous-développement a été employé pour la première fois en 1947 par le président
américain HARRY TRUMAN qui le revêt d'un caractère très économique! Caractéristiques générale du
sous-développement :
L'analphabétisme,
le faible taux de scolarisation Gestion défaillante d'une économie paralytique
et dépendante, la subordination politique Ampleur des inégalités sociales: une
minorité riche qui s'engouffre de fortune au détriment d'une majorité pauvre
qui dans la misère.
De ce fait, on
est en droit de se demander sur les
solutions pour l’Afrique?
i-Démarches Socioculturelles
pour éradiquerLE SOUS- DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE
Une
bonne santé, l’assainissement des systèmes éducatifs conjugués a la mobilisation internationale et une infrastructure diversifiée sont des
solutions tangibles pour ledéveloppement.
11.La Santé est un facteur essentiel du
développement
La santé est un facteur clé pour la croissance. Elle n’est
pas seulement la conséquence du sous-développement. Elle en est également une
des conditions de sortie. Non seulement elle améliore à court terme la
productivité des travailleurs mais encore elle favorise l’accès à l’éducation
(une mauvaise santé du chef de famille détourne les enfants du système
éducatif). Le maintien, voire le développement, de maladies telles que le sida,
la malaria, la fièvre jaune, la tuberculose représente une trappe au sous-développement.
Or l’Afrique subsaharienne est la région du monde où l’espérance de vie à la
naissance est la plus basse, la prévalence du sida la plus élevée et les
dépenses publiques de santé en % du PIB[1] une des plus faibles
(battue par l’Asie du Sud). La plupart des pays africains ont dû réduire leurs
dépenses de santé pour se conformer aux impératifs du FMI[2] et rembourser les dettes.
En Afrique subsaharienne le service de la dette représente 4 fois le budget
cumulé de la santé et de l’éducation. Souvent l’accès à la santé est réservé
aux plus riches. L’amélioration de la santé de l’Afrique passe par l’annulation
de la dette, une augmentation des dépenses publiques pour la santé et la
prévention, un accès bon marché aux médicaments et une importante aide internationale.
12.
L’éducation et la scolarisation réduisent le taux d’analphabétisme
Le bas niveau d’éducation est un obstacle au développement et
maintient la pauvreté. Le taux d’alphabétisation des adultes d’Afrique
subsaharienne est de 61% seulement, seule l’Asie du Sud fait un peu moins bien
(59%). L’Afrique est le continent qui bat les records du taux d’enfants non
scolarisés. En Afrique subsaharienne, 55 à 72% des enfants ne le sont pas. Il
s’agit d’assurer la reproduction des élites. Très souvent inutilement pour le
pays d’ailleurs puisque ces diplômés vont massivement s’expatrier vers les pays
développés qui leur offrent des meilleures conditions de travail et de
meilleurs salaires.
13.Un continent
sans infrastructure est sans vaisseaux de vie
Une des causes du sous-développement tient au manque
d’infrastructures matérielles. Au Zambie par exemple: l’accès difficile dans
les régions reculées ne permet pas d’éradiquer la pauvreté et la famine et
aussi au sud du Tchad pourrait produire suffisammentd’aliments pour nourrir
toute la population du pays sous condition de pouvoir acheminer les produits.
Plusieurs pays en sont restés aux seules infrastructures routières et
ferroviaires héritées de la colonisation française ou anglaise.
Pour l’électricité dans les villages d’Afrique subsaharienne[3] représente un handicap
sérieux pour leur développement. L’autosuffisance alimentaire ne pourra être
atteinte sans électricité. Elle est nécessaire à l’irrigation et à l’allégement
de certains travaux (utilisation de moulins pour moudre). Mais elle est
également indispensable sur le plan de la communication (téléphone) et de la
santé (réfrigérateur pour conserver certains vaccins et médicaments).
De même les infrastructures communicationnelles. Elles
sont tout aussi importantes que les infrastructures matérielles. « Le
problème est qu’on peut avoir une région excédentaire alors qu’à 100 km de là
on crie famine. Pour compenser ce déséquilibre il faut organiser les circuits
de transport et de communication et mettre en présence l’offre et la demande
locale ». Les multinationales occidentales (dont principalement France
Télécom dans les pays francophones) disposent de monopoles pour la transmission
de données et imposent des tarifs plus élevés que ceux dans les pays riches
incompatibles avec le pouvoir d’achat des Africains (Sénégal, Madagascar,
etc.). Il en résulte entre autres que moins d’un Africain sur cent a un accès à
Internet.
ii-LES
SOLUTIONS POLITIQUES AU SOUS DEVELOPPEMENT DU CONTINENT
Il est fréquent que l’on
considère que le principal obstacle au futur développement de l’Afrique est de
nature politique. Des démarches intenses alliées au mature politique et une
démocratie durable et réelle pourraient éradiquer le continent des problèmes qui enclavent le processus de
développement.
21.L’instauration de la démocratie
En effet, l´instauration de la
démocratie durable sera le fondement pour la naissance de certaines valeurs
essentielles pour un peuple qui ambitionne à vivre sans déchirement. Dans cette optique, le Maroc,
grâce à sa volonté d´œuvrer sur la voie de la bonne gouvernance, est considéré
jusqu'à présent comme un modèle de démocratie en Afrique.
22.promotionde droit de l’homme
Depuis que, pour la presque
totalité de son territoire, l’Afrique a cesséd’être le prolongement de
l’Europe, et les Africains « des négatifs des colonisateurs » 1, les Etats
nouvellement indépendants s’efforcent de trouver à leursProblèmes des solutions
qui tiennent compte des caractéristiques particulièresdu continent massif et
des peuples qui l’habitent. La négritude, comprise comme « l’ensemble de
valeurs de civilisation du monde noir », la voie africaine du socialisme sur
laquelle semblent se rencontrer aussi bien les Africains arabes que les
Africains noirs, et qui, seule, déboucherait du sous-développement vers la
libération de l’homme africain, la nécessité de paracheverla décolonisation,
constituent autant d’attitudes, sinon d’impératifs communs— avec des nuances
importantes, certes — à tous les Etats de l’Afrique. Mais,de quelque côté que
l’on aborde les problèmes africains, c’est l’homme que l’on rencontre.
On a pourtant dit qu’en Afrique
l’homme ne pouvait guère être « la mesurede toutes choses », tant la nature
l’écrasait pour l’intégrer dans la chaîne de lavie qui n’est pas seulement
humaine. Sans doute l’hospitalité du « lac » de la
Méditerranée, berceau de la
civilisation européenne, n’a-t-elle rien de comparable avec l’hostilité de la
« mer » du Sahara.Mais il reste qu’aujourd’hui l’homme africain, s’il ne
ressemble pas à l’individu-roi de l’Occident, n’en voit pas moins se poser le
problème de la protectionde ses droits fondamentaux face à un Etat dont les
responsabilités en Afriquedépassent largement celles d’un Etat-gendarme
classique.
Les droits de l’homme africain,
voilà une notion qui semble cependantappartenir à un passé presque révolu, car
elle rappelle les mots d’ordre de lalutte contre le colonialisme.Faut-il en
déduire que la décolonisation, en apportant l’indépendance l’Afrique, a du même
coup garanti à l’homme africain ses droits et libertésfondamentaux ? On peut en
douter. L’indépendance politique est très certainement la
conditionnécessairede l’existence même des droits de l’homme en cesens que, là
où elle n’existe pas, l’homme ne peut être libre puisqu’il lui estinterdit de
se libérer. Mais est-elle la conditionsuffisantedu respect des droitsde l’homme
? Personne n’oserait le soutenir, tant il est évident que l’indépendance
politique, si elle est toujours synonyme de libération de la collectivité,peut
aboutir à l’asservissement des individus.Qu’en est-il des droits de l’homme en
Afrique indépendante, à l’heure oùcelle-ci définit les voies vers son unité ?
Les droits de l’homme ne constituent-ilspas une telle voie ? Telles sont les
questions auxquelles les pages qui suiventsont consacrées.
Dans l’état de
sous-développement où se trouvent presque tous les paysafricains, il peut à
première vue paraître théorique de parler des droits del’homme. Comment un
paysan de la brousse peut-il apprécier la liberté d’expression,alors que la
possibilité de disposer d’engrais modernes aurait été pourlui beaucoup plus
précieuse ? Comment l’ouvrier habitant un bidonville peut-ilcomprendre la
notion de droit de propriété, alors que tout ce qu’il possèdese réduit à sa
paire de bras et à une famille souvent nombreuse ? En sensinverse, n’est-il pas
injuste de protéger le droit de propriété des grandesentreprises étrangères
dont le budget total dépasse, quelquefois de beaucoup,le budget de l’Etat où
elles occupent la place dominante ? Comment ne paslimiter la
libertéd’expression, alors que les journaux se trouvent souvent entreles mains
de sociétés ayant leur siège hors d’Afrique ?
Pour sortir du
sous-développement, l’Afrique ne doit-elle pas abandonnerla conception en
quelque sorte « abstentionniste » des droits de l’homme qui a toujours inspiré
les pays économiquement développés puisque, pour ceux-ci,les droits de l’homme
ont toujours signifié l’interdiction pour l’Etat de s’ingérerdans la sphère de
la liberté individuelle ? Or, l’Etat, loin d’être unoppresseuren Afrique, ne
constitue-t-il pas le moyen, le seul moyen peut-être,permettantde sortir du sous-développement?
La
communauté internationale à travers l’ONU est responsable du maintien de la
paix dans le monde. Le Conseil de Sécurité est chargé d’y veiller et au nom des
principes humanitaires ratifiés par tous les Etats, les graves atteintes aux
droits de l’homme devraient être lourdement sanctionnées. Mais ils continuent à
être perpétrés en Afrique, impunément, avec des armements toujours plus
dévastateurs. Aujourd’hui même dans des conflits internes, on fait usage de
mortiers et de canons de gros calibres, d’armes de plus en plus sophistiquées
et bien sûr très onéreuses.
23.Consolidation de
la paix
La sécurité est indispensable à toute action
de développement, à court comme à long terme. D’ailleurs les investissements
étrangers dont l’Afrique a besoin, ne viennent que si le risque souverain
(politique et sécurité des investissements) est faible. La précarité de la
sécurité en Afrique explique dans une large mesure, la baisse du pourcentage de
l’investissement direct étranger en Afrique, qui est passé de 2,3 milliards de
dollars en 1990 à 4,6 milliards en 1995 alors que dans le même temps, l’IDE[4]
de l’ensemble des pays en voie de développement passait de 33,7 à 99,6
milliards de dollars, l’Asie seule y représentant plus de 30 %. Selon la CNUCED[5],
la part de l’Afrique dans l’IDE à destination des PED[6]
est successivement passée de 11 % en 1986/1990 à 5 % de 1990 à 1996 et 3,8 en
1996. La Malaisie à elle seule reçoit plus d’IDE que toute l’Afrique. On voit
bien que la sécurité influe directement sur les perspectives de développement.
Un Etat viable s’inscrit avant tout dans la paix : paix à
l’intérieur des frontières et paix avec les pays voisins.Monsieur Kofi ANNAN,
Ancien Secrétaire Général des Nation
Unies ne rappelait-il pas le 25/09/1999 je cite « tant que l’Afrique ne
sera pas venue à bout de ses conflits, les progrès resteront précaires, même
dans les pays éloignés du théâtre des conflits. »
Mais
cette paix ne peut être effective que s’il y a :
1/ un projet commun à toutes les
nationalités ou ethnies auquel souscrivent les citoyens. Ainsi, le pouvoir
politique doit être légitime, avec des institutions qui fonctionnent
normalement, sans blocages et prenant en compte la séparation et la
décentralisation des pouvoirs, le respect des échéances politiques , le secteur
privé et la société civile.
2/ une bonne régulation des activités
privées permettant d’assurer la stabilité sociale et le développement économique.
Pour cela il est indispensable de disposer d’un service public productif,
garantissant la sécurité pour tous et une saine gestion des ressources
collectives, au bénéfice de l’ensemble de la population.
Ces deux objectifs majeurs se réalisent
lorsque la société civile, les secteurs privés et l’Etat sont d’importances
comparables. Un équilibre s’établit alors entre ces trois entités, dans une
synergie de création, de production des richesses, de coopération mais aussi de
liberté.
Pour ce faire, l’Etat doit être
organisé de manière à permettre l’existence et l’expression autonome de ces
deux principaux partenaires en imposant
des limites aux excès de pouvoir qui sont son penchant naturel .Ceci n’est
possible que si des structures et des
mécanismes sont prévus et permettent d’assurer ce contrôle, en veillant à ne
pas tomber dans la situation opposée et
tout autant dangereuse où l’Etat est apprivoisé et privatisé. A cette fin, les
agents de l’Etat doivent être à l’abri des sollicitations élémentaires qui font
le lit de la corruption et des violences, l’Etat étant fait pour servir la
société et non pas l’asservir.
III- Lesmesures Économiques pour assurer le développement de
l’Afrique
Il est bien
évident que le continent africain représente un champ de compétition très vaste
pour sa diversité de ressources naturelle et son marché accessibles à tous les
produits étrangers. Mais la réalisation de certaines solutions économiques peut
sortir le continent de sa critique situation économique.
31.Une intégration plus poussée des
économies :
Partout dans le monde, l'intégration
économique régionale permet d'accélérer la croissance et le développement en
apportant une panoplie d'avantages liés à une meilleure coopération politique,
à un commerce intra-régional accru et à la création d'emplois. Les régions qui
sont plus intégrées se sont révélées capables de connaître une croissance plus
rapide et ont fait preuve d'une plus grande capacité d'adaptation en période de
ralentissement de l'économie mondiale. Alors que l'économie mondiale lutte pour
retrouver ses niveaux de croissance élevés d'il y a dix ans, la stimulation de
la croissance interne et régionale est devenue la principale solution
stratégique pour de nombreux pays et régions. La Chine tisse davantage de liens
avec ses voisins, l'Inde fait pareil, et même dans l'Union Européenne le
commerce intra-régional est en passe de retrouver ses niveaux qui existaient
avant la crise financière. En Afrique, le Maroc et l'Afrique du Sud adoptent
aussi des stratégies commerciales régionales de manière vigoureuse, alors que
l'Europe reste le principal marché d'exportation de l'Afrique. Le commerce de
l'Afrique avec les nations atlantiques de l'Europe se rétrécit à un moment où
l'Afrique envisage d'intensifier ses relations commerciales avec elle-même.
Toutefois, à mesure que l'Afrique s'intègre dans les chaînes de valeur
mondiales, on devrait s'attendre à ce que le commerce avec l'Europe continue
d'augmenter, sachant que la concurrence avec les autres voisins atlantiques de
l'Afrique au sud des États-Unis s'accentuera probablement.
A
l’exemple des pays européens ou du continent américain, les pays africains
devraient résolument se mettre ensemble pour espérer se développer.
L’intégration
permettrait entres autres l’unification des espaces économiques nationaux afin
de créer un marché porteur et attractif pour les investisseurs, le renforcement
de la stabilité économique et la consolidation de la paix, toutes choses qui
font cruellement défaut à l’Afrique et qui la maintiennent dans un état de
pauvreté lamentable.
32.La transformation
des matières premières :
L’Afrique est de loin le continent le mieux loti
naturellement. Des multiples richesses inondent cette partie du monde. Le
pétrole, le bois, les minerais, le cacao, sont autant de matières qui
contribuent à l’économie de l’Afrique, mais qui ne sont pas suffisamment
exploitées par les populations locales.
À la
question, l’Afrique doit-elle transformer ses matières premières au niveau
local, plutôt d’en importer les produits finis? Beaucoup d’entre nous répondent
positivement. Car nous disposons des compétences acquises au travers des
études. Par ailleurs la création d’une industrie de transformation des matières
premières en Afrique, permettrait de réduire considérablement le taux de
chômage des jeunes, mais il contribuerait également au développement de
nouvelles compétences et sans doute à la création de nouveaux axes de
développement économique.
Mais
pouvons-nous concrètement évoquer cette piste à ce jour ? Il apparaît
clairement que l’exploitation de nos matières premières est gérée par les
groupes occidentaux. Cela favorise et entretient une relation de « partenariat
», de « paternalisme », comprenons par là un moyen de profiter de nos richesses
à des prix inférieurs à ceux du marché. D’autant plus que dans plusieurs pays
d’Afrique, les dirigeants sont d’abord choisis par l’Occident, il est donc
improbable de songer à une évolution industrielle de ce type aujourd’hui, car
elle mettrait à mal l’influence occidentale sur beaucoup de pays producteurs et
détenteurs de ces matières premières.
Mais ce
n’est pas parce que l’Afrique ne transforme pas elle-même ses richesses, que
son développement sera compromis. Il en va d’abord d’une amélioration du climat
politique, qui favoriserait l’entrepreneuriat et l’investissement. Ainsi les
Africains auraient la possibilité de développer d’autres activités créatrices
de richesses, afin de diversifier l’économie du continent qui est encore très
dépendante de la richesse de son sol. Car comme le rapporte le journal La
Tribune, « la Suisse ne produit pas de Cacao et la Chine ne fabrique pas de
puces électroniques de dernière génération. Pourtant, ces deux pays sont des
leaders mondiaux dans la production de chocolat et de matériel électronique
L’Afrique
reste spécialisée dans une économie de rente, qu’elle soit de l’agro-industrie,
des minerais ou du pétrole. Dans la plupart des cas, les pays exportent des
produits qui n’ont subi qu’une transformation sommaire pour une plus-value pratiquement
nulle. C’est le cas au Cameroun pour le coton, l’hévéa, l’huile de palme, le
cacao, le café, etc…
Le
cycle de production pourrait être rallongé pour des produits finis mieux
élaborés, permettant de donner beaucoup de travail aux africains, limitant
ainsi considérablement les expatriations vers les pôles de richesses que sont
les pays développés d’Europe et d’Amérique.
33.Annulation des dettes et financement
d’une politique de grands travaux :
L’Afrique a depuis
plus d’une décennie le plus fort taux de croissance démographique aujourd’hui
de 30 %. Avec une croissance économique faible, les infrastructures ne peuvent
pas s’adapter à la démographie, l’emploi non plus. D’où une aggravation
constante de la pauvreté.
C’est en fait un
constat d’insolvabilité qui devrait se traduire comme beaucoup l’ont préconisé,
par l’annulation des dettes dont l’actualisation ne fait que l’alourdir au fil
du temps.
Seule la production
à terme de produits finis capables de supporter la concurrence donc à faible
coûts, permettra d’amorcer en Afrique un véritable développement et faire de l’Afrique
un partenaire commercial crédible.
CONCLUSION
On
peut constater qu’au cours des années 70 à 90, les pays dits en voie de
développement qui ont émergé sont ceux qui sous la houlette des USA, ont, tout
comme l’Europe après la deuxième guerre mondiale, bénéficié d’apports massifs
de capitaux, de technologie et du libre accès aux marchés des pays occidentaux.
Cette politique
volontariste du monde occidental s’expliquait par l’enjeu que représentaient
ces pays dans les rivalités des blocs de l’Ouest et de l’Est. Si le Japon, la
Corée, Taiwan, Hong Kong, Singapour n’avaient pas bénéficié de ce soutien
massif, les « miracles » qu’on leur reconnaît auraient sûrement eu
peu de chance de se produire.
L’Afrique ne
constituant plus aujourd’hui un enjeu comparable, on peut se demander si le
miracle se reproduira !
Dans les conditions
actuelles des termes de l’échange et compte tenu de la faiblesse de l’épargne
et de la prévarication des institutions, l’Afrique n’est pas en mesure de
dégager les surplus financiers nécessaires à l’édification d’un socle physique,
humain et institutionnel qui lui permettre de diversifier son offre et de
s’insérer efficacement dans le circuit économique mondial. Pour y parvenir,
c’est une politique de long terme qu’il lui faudrait asseoir par une stratégie
d’alliances sous régionales,d’accords particuliers avec l’Europe. Ceux-ci
devraient intervenir le plus rapidement possible pour tenir compte des
contraintes prévisibles qu’imposera la mise en place des accords de libre-échange
entre l’UE et les régions ou sous-régions africaines. Il est en effet difficile
voire impossible que l’Afrique puisse intégrer pleinement l’économie mondiale,
spécialisée comme elle l’est dans l’exportation des produits primaires, dans
l’absence totale d’infrastructures, avec des secteurs sociaux complètement dévastés.
Des investissements
similaires à ceux qui furent consentis en Europe et en Asie s’imposent en
Afrique, d’une part dans la formation et la réalisation de structures sociales
et des infrastructures économiques, d’autre part dans la mise en place d’institutions
politiques démocratiques, seules gages d’un développement authentique conduit
par des Etats viables.
Ce, non seulement
au nom des Mais seule une politique transparente, volontariste et
interventionniste de ses partenaires que sont l’ONU, pourrait autoriser
l’espoir de voir l’Afrique s’accrocher au train de l’économie mondiale. Valeurs
fondamentales dont les droits de l’Homme, mais aussi dans l’intérêt de tous les
partenaires d’une Afrique alors définitivement installée dans la voie de la
démocratisation.
Il va sans dire que les initiatives prises par les Etats occidentaux
pour lancer les bases d’un processus qui viserait à contrer les menaces
transnationales venant de l’Afrique en assurant son développement doivent être accompagnées d’une volonté réelle
et concertée de la part de l´ONU pour activer et accroître l´aide au
développement.















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