jeudi 3 octobre 2019

Corruption

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Aujourd’hui, nul ne conteste le fait que la corruption affecte les différents rouages de l’Etat, son ampleur et ses implications négatives sur le développement de la société. Pour bien saisir la problématique de la corruption au Maroc et les difficultés d’asseoir les jalons d’une politique de lutte contre ce fléau, il importe de placer ce mal de société dans le contexte historique du système politique et social marocain.
Ainsi, ce phénomène ne peut se comprendre que par rapport à un référentiel historique et culturel. Par quoi pourrait-on l’expliquer : Est ce l’amour de lucre rapide? Est-ce la passion de luxe ? Ou encore le désir d’écraser son concurrent. L'imaginaire juridique et politique marocain permet de donner une signification à ce phénomène, non pas en termes techniques, mais plutôt en termes de recentrage social.
L’inobservation des règles commodes à un Etat de droit, le laxisme marquant la légalité des poursuites et la primauté de la loi, sont autant de facteurs qui favorisent l’expansion de la corruption et décrédibilisent toute tentative d’éradication de ce fléau. Ainsi, dans un contexte où l’impunité s’érige presque en règle de société, le recul de l’État est quasi patent, le fonctionnement de la société est mis en péril, il devient impérieux de chercher les remèdes d’ordre global à ce phénomène. A cet égard, il s’agit d’imaginer des filets de sécurité à mettre en place pour ne pas réduire toute entreprise en la matière à un simple effet de propagande politique, et la canaliser vers des actions clairement déclinées et volontairement traduites au quotidien.
Persuadé que la panacée à la corruption se confine dans des considérations d’ordre culturel, institutionnel et politique, il importe de définir au mieux l’étendue, les limites et les interférences des actions de lutte, et ce compte tenu des multiples interdépendances qui conditionnent leur mise en oeuvre.
L’attachement ombilical à l’Etat de droit, la garantie des poursuites, et l’exigence du respect strict de la loi : tel devrait être le leitmotiv de la lutte contre la corruption au Maroc. En effet, il est actuellement admis que sans l’observation de ces critères de fonds, aucune politique dans ce domaine ne saurait emporter l’adhésion de tous les acteurs, aucun discours moralisateur ne serait crédible, et que la corruption et la dilapidation des biens publics ne pourraient que s’accentuer.
De ce fait, la lutte contre la corruption est une question qui requiert l’adhésion collective de toutes les composantes de la société. L’action de l’Etat dans ce domaine est fondamentale au regard de son effet d’entraînement sur les autres acteurs de la scène politique et sociale. La mise en place d’un cadre effectif de concertation et de coordination entre les différents acteurs (pouvoirs publics, société civile, secteur privé), est plus que nécessaire. La mobilisation pour faire avancer la transparence, l’éthique et l’intégrité ne doit pas fléchir face à la difficulté de la tâche et l’héritage conséquent de décennies de gestion hasardeuse. Le combat contre ce fléau passe par la mise en oeuvre d’une législation juste, appliquée de manière égalitaire par une justice effectivement indépendante à l’égard de l’autorité politique et du pouvoir de l’argent d’une part, et par une très grande sensibilisation de l’opinion publique quant à la difficulté de l’épreuve et de la mobilisation de tous les vecteurs vivants de la société, d’autre pAujourd’hui, nul ne conteste le fait que la corruption affecte les différents rouages de l’Etat, son ampleur et ses implications négatives sur le développement de la société. Pour bien saisir la problématique de la corruption au Maroc et les difficultés d’asseoir les jalons d’une politique de lutte contre ce fléau, il importe de placer ce mal de société dans le contexte historique du système politique et social marocain.
Ainsi, ce phénomène ne peut se comprendre que par rapport à un référentiel historique et culturel. Par quoi pourrait-on l’expliquer : Est ce l’amour de lucre rapide? Est-ce la passion de luxe ? Ou encore le désir d’écraser son concurrent. L'imaginaire juridique et politique marocain permet de donner une signification à ce phénomène, non pas en termes techniques, mais plutôt en termes de recentrage social.
L’inobservation des règles commodes à un Etat de droit, le laxisme marquant la légalité des poursuites et la primauté de la loi, sont autant de facteurs qui favorisent l’expansion de la corruption et décrédibilisent toute tentative d’éradication de ce fléau. Ainsi, dans un contexte où l’impunité s’érige presque en règle de société, le recul de l’État est quasi patent, le fonctionnement de la société est mis en péril, il devient impérieux de chercher les remèdes d’ordre global à ce phénomène. A cet égard, il s’agit d’imaginer des filets de sécurité à mettre en place pour ne pas réduire toute entreprise en la matière à un simple effet de propagande politique, et la canaliser vers des actions clairement déclinées et volontairement traduites au quotidien.
Persuadé que la panacée à la corruption se confine dans des considérations d’ordre culturel, institutionnel et politique, il importe de définir au mieux l’étendue, les limites et les interférences des actions de lutte, et ce compte tenu des multiples interdépendances qui conditionnent leur mise en oeuvre.
L’attachement ombilical à l’Etat de droit, la garantie des poursuites, et l’exigence du respect strict de la loi : tel devrait être le leitmotiv de la lutte contre la corruption au Maroc. En effet, il est actuellement admis que sans l’observation de ces critères de fonds, aucune politique dans ce domaine ne saurait emporter l’adhésion de tous les acteurs, aucun discours moralisateur ne serait crédible, et que la corruption et la dilapidation des biens publics ne pourraient que s’accentuer.

De ce fait, la lutte contre la corruption est une question qui requiert l’adhésion collective de toutes les composantes de la société. L’action de l’Etat dans ce domaine est fondamentale au regard de son effet d’entraînement sur les autres acteurs de la scène politique et sociale. La mise en place d’un cadre effectif de concertation et de coordination entre les différents acteurs (pouvoirs publics, société civile, secteur privé), est plus que nécessaire. La mobilisation pour faire avancer la transparence, l’éthique et l’intégrité ne doit pas fléchir face à la difficulté de la tâche et l’héritage conséquent de décennies de gestion hasardeuse. Le combat contre ce fléau passe par la mise en oeuvre d’une législation juste, appliquée de manière égalitaire par une justice effectivement indépendante à l’égard de l’autorité politique et du pouvoir de l’argent d’une part, et par une très grande sensibilisation de l’opinion publique quant à la difficulté de l’épreuve et de la mobilisation dart.
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