Aujourd’hui,
nul ne conteste le fait que la corruption affecte les différents rouages de
l’Etat, son ampleur et ses implications négatives sur le développement de la société.
Pour bien saisir la problématique de la corruption au Maroc et les difficultés
d’asseoir les jalons d’une politique de lutte contre ce fléau, il importe de
placer ce mal de société dans le contexte historique du système politique et
social marocain.
Ainsi, ce
phénomène ne peut se comprendre que par rapport à un référentiel historique et
culturel. Par quoi pourrait-on l’expliquer : Est ce l’amour de lucre rapide?
Est-ce la passion de luxe ? Ou encore le désir d’écraser son concurrent.
L'imaginaire juridique et politique marocain permet de donner une signification
à ce phénomène, non pas en termes techniques, mais plutôt en termes de
recentrage social.
L’inobservation
des règles commodes à un Etat de droit, le laxisme marquant la légalité des
poursuites et la primauté de la loi, sont autant de facteurs qui favorisent
l’expansion de la corruption et décrédibilisent toute tentative d’éradication
de ce fléau. Ainsi, dans un contexte où l’impunité s’érige presque en règle de
société, le recul de l’État est quasi patent, le fonctionnement de la société
est mis en péril, il devient impérieux de chercher les remèdes d’ordre global à
ce phénomène. A cet égard, il s’agit d’imaginer des filets de sécurité à mettre
en place pour ne pas réduire toute entreprise en la matière à un simple effet
de propagande politique, et la canaliser vers des actions clairement déclinées
et volontairement traduites au quotidien.
Persuadé
que la panacée à la corruption se confine dans des considérations d’ordre
culturel, institutionnel et politique, il importe de définir au mieux
l’étendue, les limites et les interférences des actions de lutte, et ce compte
tenu des multiples interdépendances qui conditionnent leur mise en oeuvre.
L’attachement
ombilical à l’Etat de droit, la garantie des poursuites, et l’exigence du
respect strict de la loi : tel devrait être le leitmotiv de la lutte contre la
corruption au Maroc. En effet, il est actuellement admis que sans l’observation
de ces critères de fonds, aucune politique dans ce domaine ne saurait emporter
l’adhésion de tous les acteurs, aucun discours moralisateur ne serait crédible,
et que la corruption et la dilapidation des biens publics ne pourraient que
s’accentuer.
De ce fait,
la lutte contre la corruption est une question qui requiert l’adhésion
collective de toutes les composantes de la société. L’action de l’Etat dans ce
domaine est fondamentale au regard de son effet d’entraînement sur les autres
acteurs de la scène politique et sociale. La mise en place d’un cadre effectif
de concertation et de coordination entre les différents acteurs (pouvoirs
publics, société civile, secteur privé), est plus que nécessaire. La
mobilisation pour faire avancer la transparence, l’éthique et l’intégrité ne
doit pas fléchir face à la difficulté de la tâche et l’héritage conséquent de
décennies de gestion hasardeuse. Le combat contre ce fléau passe par la mise en
oeuvre d’une législation juste, appliquée de manière égalitaire par une justice
effectivement indépendante à l’égard de l’autorité politique et du pouvoir de
l’argent d’une part, et par une très grande sensibilisation de l’opinion
publique quant à la difficulté de l’épreuve et de la mobilisation de tous les
vecteurs vivants de la société, d’autre pAujourd’hui, nul ne conteste le fait
que la corruption affecte les différents rouages de l’Etat, son ampleur et ses
implications négatives sur le développement de la société. Pour bien saisir la
problématique de la corruption au Maroc et les difficultés d’asseoir les jalons
d’une politique de lutte contre ce fléau, il importe de placer ce mal de
société dans le contexte historique du système politique et social marocain.
Ainsi, ce
phénomène ne peut se comprendre que par rapport à un référentiel historique et
culturel. Par quoi pourrait-on l’expliquer : Est ce l’amour de lucre rapide?
Est-ce la passion de luxe ? Ou encore le désir d’écraser son concurrent.
L'imaginaire juridique et politique marocain permet de donner une signification
à ce phénomène, non pas en termes techniques, mais plutôt en termes de
recentrage social.
L’inobservation
des règles commodes à un Etat de droit, le laxisme marquant la légalité des
poursuites et la primauté de la loi, sont autant de facteurs qui favorisent
l’expansion de la corruption et décrédibilisent toute tentative d’éradication
de ce fléau. Ainsi, dans un contexte où l’impunité s’érige presque en règle de
société, le recul de l’État est quasi patent, le fonctionnement de la société
est mis en péril, il devient impérieux de chercher les remèdes d’ordre global à
ce phénomène. A cet égard, il s’agit d’imaginer des filets de sécurité à mettre
en place pour ne pas réduire toute entreprise en la matière à un simple effet
de propagande politique, et la canaliser vers des actions clairement déclinées
et volontairement traduites au quotidien.
Persuadé
que la panacée à la corruption se confine dans des considérations d’ordre
culturel, institutionnel et politique, il importe de définir au mieux
l’étendue, les limites et les interférences des actions de lutte, et ce compte
tenu des multiples interdépendances qui conditionnent leur mise en oeuvre.
L’attachement
ombilical à l’Etat de droit, la garantie des poursuites, et l’exigence du
respect strict de la loi : tel devrait être le leitmotiv de la lutte contre la
corruption au Maroc. En effet, il est actuellement admis que sans l’observation
de ces critères de fonds, aucune politique dans ce domaine ne saurait emporter
l’adhésion de tous les acteurs, aucun discours moralisateur ne serait crédible,
et que la corruption et la dilapidation des biens publics ne pourraient que
s’accentuer.
De ce fait,
la lutte contre la corruption est une question qui requiert l’adhésion
collective de toutes les composantes de la société. L’action de l’Etat dans ce
domaine est fondamentale au regard de son effet d’entraînement sur les autres
acteurs de la scène politique et sociale. La mise en place d’un cadre effectif
de concertation et de coordination entre les différents acteurs (pouvoirs
publics, société civile, secteur privé), est plus que nécessaire. La
mobilisation pour faire avancer la transparence, l’éthique et l’intégrité ne
doit pas fléchir face à la difficulté de la tâche et l’héritage conséquent de
décennies de gestion hasardeuse. Le combat contre ce fléau passe par la mise en
oeuvre d’une législation juste, appliquée de manière égalitaire par une justice
effectivement indépendante à l’égard de l’autorité politique et du pouvoir de
l’argent d’une part, et par une très grande sensibilisation de l’opinion
publique quant à la difficulté de l’épreuve et de la mobilisation dart.















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