mardi 1 octobre 2019

pétrole

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INTRODUCTION………………… …………………………………………………………………………………
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I–  LA SITUATION GEOSTRATEGIQUE DU PETROLE :

1-1  La dépendance du pétrole…………………………………………………………….………
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1-2  La Concentration des réserves pétrolières………………………………………
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1-3  Les débats sur les réserves de pétrole………………………………………………
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II– LES CRISES MAJEURES LIEES AU PETROLE

2-1  Les Chocs pétroliers…………………………………………………………………………..……
10
2-2  Les principaux  conflits pétroliers………………………… ………………………..…
13
2-3  Les nouvelles régions potentiellement conflictuelles……………………
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III –  LE PETROLE COMME UNE CARTE DE PRESSION DANS LES       RAPPORTS GEOPOLITIQUES

3-1  Les pressions militaires…………………………………………………………………………
16
3-2  Les pressions politiques………………...………………………………………………………
19
3-3  Les pressions économiques…………………………………….……………………………
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CONCLUSION……………………………… …………………………………………………………………..……
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BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………………………………………………..…
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ANNEXES…………………………………………………………………………………………………………..……
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TABLE DES SIGLES…………………………………...…………………………………………………..……
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INTRODUCTION


Le charbon a été la première source d’énergie du 19éme siècle ; le pétrole quant à lui, est devenu la source énergétique du 20éme siècle, et par voie de conséquence une matière  première  stratégique  non seulement en raison de sa fonction énergétique, mais aussi par les montants qu’ils représentent dans l’économie mondiale. Grâce à son faible coût après la seconde guerre mondiale, le développement des pays occidentaux s’est appuyé sur cette source au point d’en devenir complètement dépendant ; la sécurité de son approvisionnement est alors  devenue un enjeu géostratégique d’importance considérable; les pays ne possédants pas ou peu de ressources pétrolières dépendent généralement de ces sources et donc du prix  de l’or noir.

 Ainsi, le pétrole est une matière première très importante, du fait de son omniprésence dans tous les domaines d’usage de la société, il reste l’un des matériaux en pleine  expansion industrielle. La production  massive, engendrée par les désirs de la société actuelle, accroit la consommation en pétrole. De toute façon, l’or noir devient un des moteurs de l’économie mondial. Mais l’enjeu pétrolier ne s’arrête pas à cela, des tensions politiques apparaissent à travers le monde entre les différentes puissances qui recourent à la recherche des régions riches en cette matière indispensable et précieuse.

Compte tenu de son importance stratégique, le pétrole demeure une source de tensions et de risques majeurs. Dans ce contexte, il faut se demander dans quelles mesures le pétrole est considéré comme un moyen de pression susceptible d’influencer les rapports entre les Etats.

le pétrole est employé comme un moyen de pression par les pays de grande puissance ainsi que par les pays producteurs, afin de se garantir d’une place de choix  sur la scène internationale ; la divergence de leurs intérêts géopolitiques et la répartition inégale des sites pétroliers, donnent naissance à des crises majeures qui débouchent souvent sur des affrontements directs et indirects.  
     
Pour étayer le bien fondé de cette thèse ; sera présentée tout d’abord la situation géostratégique du pétrole, puis seront évoquées les importantes crises pétrolières avant de conclure avec l’influence du pétrole sur les rapports entre les Etats. 













I – LA SITUATION GEOSTRATEGIQUE DU PETROLE :

La dépendance énergétique vis-à-vis du pétrole augmente ostensiblement avec le temps surtout pour les pays industrialisés ; et les réserves prouvées, ne peuvent cependant combler les déficits enregistrés, ni même de soutenir cette demande effrénée à cause des réserves qui  ne sont pas repartis également dans le monde.

1-1     La dépendance du pétrole.
En effet, l’Humanité vit  encore dans un monde d’abondance énergétique.
Le pétrole en plein de notre époque reste le moteur de notre civilisation, de notre prospérité et de notre mobilité ; nos villes en témoignent, éclairées de nuit comme en plein jour ; nous consommons chaque jour prés de 12 Milliards[1] de litres de ce précieux liquide; en quelques générations  l’humanité  tombera dans une dépendance  qui pourrait  lui être fatale.
Le rapport 2017 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur les perspectives énergétiques mondiales (World Energy Outlook 2017) prévoit que la consommation de pétrole continuera à augmenter, de 90 millions de barils[2] par jour (Mbbl/j) en 2016 à 104 Mbbl/j en 2019, malgré le ralentissement progressif de cette croissance, y compris en Chine, qui devrait dépasser les États-Unis au rang de premier consommateur mondial vers 2030.
Jusqu’à nos jours, les grands groupes pétroliers ne se prononcent pas sur la date de l’épuisement des  réserves pétrolières, alors que de nombreux  scientifiques  prédisent leur épuisement à court terme, ce qui poussera les pays  puissants à investir des milliards pour la recherche et le développement des nouvelles technologies.
La  concentration de ces  réserves, pose à l’évidence le problème de la dépendance des consommateurs surtout par rapport aux producteurs ; mais on gardera à l’esprit que la dépendance est double, les consommateurs ont besoin du pétrole des pays producteurs et ceux-ci des devises des pays consommateurs qui représentent  l’essentiel de leurs ressources financières.
1-   2 : La Concentration des réserves pétrolières.

   Ensuite, La répartition inégale des réserves pétrolières et leur concentration dans des régions limitées, posent le problème de la dépendance des consommateurs par rapport aux pays producteurs.

 Cette répartition est très inégale ; près de 80 % sont situées dans les pays de l’OPEP, ils disposent ainsi d’un ratio réserves prouvées sur production (R/P)[3] d’environ soixante quinze ans, alors que ce même ratio tombe à dix-sept ans pour l’ensemble des producteurs non OPEP ; l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest, avec respectivement un ratio de douze et neuf ans, sont les régions les plus directement concernées par l’épuisement des réserves.
Sur le plan régional, on constate que 70 % des réserves d’hydrocarbures se situent dans une zone étroite, celle qui couvre les pays riverains du Golfe, et qui remonte vers la Russie en couvrant la région de la Caspienne et la Sibérie occidentale. Plus de 60 % des réserves de pétrole conventionnel sont localisées au Moyen-Orient et 10 % en CEI, surtout en Sibérie occidentale; par ailleurs, un quart des réserves de gaz sont localisées en Russie et 40 % au Moyen-Orient.
On peut rajouter le pétrole non conventionnel qui n’est pas  produit par les méthodes « conventionnelles » il  recouvre :
-Les huiles extra lourdes[4] : Ils se trouvent au Venezuela dans le bassin pétrolier de l’Orénoque. Ce bassin contiendrait des quantités d’hydrocarbures équivalentes à l’ensemble des réserves mondiales. Aujourd’hui, on chiffre les ressources récupérables, donc les réserves, à  seulement environ 100 milliards de barils avec les techniques de production actuelle, les réserves potentielles étant estimées à 300 milliards de barils soit davantage que les réserves de l’Arabie saoudite (260 milliards de barils). Mais ces bruts extra-lourds doivent être prétraités et transformés par des procédés de craquage en un pétrole plus léger qui peut alors être facilement transporté et traité dans une raffinerie conventionnelle.
-Les Sables asphaltiques : Comme leur nom l’indique, un mélange de sable et d’asphalte ou bitume. Le pétrole, formé dans les profondeurs des terres canadiennes, a migré jusqu’en surface où les fractions légères se sont évaporées et les fractions lourdes se sont mélangées au sable. Ces sables aspartiques sont essentiellement concentrés au Canada (en Athabasca et sur l’île Melville) et les ressources sont pour l’instant évaluées à environ 2000 milliards de barils dont 200 milliards pourraient être récupérables. La mise en exploitation des sables aspartiques est coûteuse et certains projets nécessitent un prix du pétrole entre 60 et 80 $ pour être rentables.
 -Les Schistes Bitumineux : sont des roches qui contiennent de la matière organique dont la transformation en hydrocarbures n’est pas complète et qui peuvent, sous l’effet d’une forte chaleur, donner des huiles comparables à certains pétroles bruts. Ils représentent des ressources considérables mais les coûts de production sont élevés et les techniques actuelles d’exploitation sont nocives pour l’environnement. Il n’y a pratiquement pas de production d’huile à partir de schistes actuellement. L’importance des chiffres de ressources ou de réserves de ces pétroles non conventionnels ne doit cependant pas faire illusion. La complexité de leur extraction, le coût de leur traitement et l’impact sur l’environnement limiteront la contribution de ces pétroles à l’approvisionnement du globe en liquides.

1-3: Les débats sur les réserves du pétrole.

Enfin,  La pénurie d’hydrocarbure qui peut être introduite par une surexploitation des réserves pétrolières, pourrait donner naissance à des crises multidimensionnelles.
Le débat[5] sur les réserves de pétrole  conventionnelles est redevenu d’actualité depuis quelques années. Ce débat est récurrent car la crainte d’une pénurie revient régulièrement.
Dès le début du XXe siècle, des discours alarmistes prévoient l’épuisement prochain des réserves. Les grandes découvertes du Texas, au début des années 1930, puis du Moyen-Orient vers 1940 ont fait provisoirement disparaître ces craintes, mais elles vont reparaître dans les années 1960. En 1970, les réserves prouvées ne correspondent plus qu’à une trentaine d’années de production et laissent entrevoir la fin de l’exploitation du pétrole au  début du XXIe siècle. Cette situation va favoriser les chocs pétroliers qui verront les prix du pétrole multipliés par dix. La diminution de la consommation et le très important effort de recherche qui vont suivre, vont faire oublier la perspective de la fin du pétrole jusqu’à nos jours.
Dans nombreux pays, les réserves sont simplement annoncées chaque année par le gouvernement et un certain nombre de sociétés, en particulier les compagnies internationales privées et cotées en bourse, qui doivent soumettre leurs chiffres à la SEC (Security Exchange Commission), les réserves des cinq plus grandes sociétés internationales[6] (Exxon Mobil, BP, Shell, Total, Chevron corporation) ne correspondent qu’à 5 % des réserves mondiales. Aujourd’hui, pour faire face aux besoins du marché, la plupart des pays OPEP du Moyen-Orient ont brutalement multiplié par deux ou trois leurs réserves,    ce que dément la société Saudi Aramco.
Les réserves ultimes (celles qui existent) sont mal connues, car il est difficile d’estimer les quantités de pétrole contenues dans un gisement que l’on vient de découvrir et les quantités que l’on pourra récupérer. Par prudence, les estimations initiales sont faibles, mais au fur et à mesure de la production, on les réévalue. Il n’est pas rare que le Rapport entre les quantités produites (cumulées) à la fin de l’exploitation d’un gisement soit plusieurs fois supérieur aux estimations de réserves initiales. Évaluer les réserves mondiales de pétrole est un exercice périlleux. Si l’OPEP les estime à 1.481 milliards de barils, ces réserves pourraient être surévaluées ou sous-évaluées pour différentes raisons : géopolitiques, économiques, technologiques.

Ainsi, le pétrole est une matière stratégique qui attire la convoitise des grandes puissances, la répartition inégale de ses gisements engendre l’apparition des crises et des conflits.
II  –  LES CRISES MAJEURES LIEES AU PETROLE :
                        
Le maintien d’une sécurité d’approvisionnement en énergies pétrolières source de tout développement économique et industriel, engendre des moments de crises et de tensions inévitables des grandes puissances.

2    : Les Chocs  pétroliers.

     En effet, le besoin en énergie pétrolière a engendré plusieurs  chocs pétroliers.

Les plus importants sont :
-Le premier choc pétrolier : C’est une crise mondiale des prix du pétrole qui débute en 1971 à la suite du pic de production de pétrole des États-Unis et l'abandon des accords de Bretton-Woods[7] et dont les effets se feront sentir jusqu'en 1978.
L'année 1973 est cependant souvent associée à ce choc à cause    de la déclaration d'embargo accélérant encore la hausse de prix du baril. Les 16 et 17 octobre 1973, pendant la guerre du Kippour, les pays arabes membres de l'OPEP, alors réunis au Koweït, annoncent un embargo sur les livraisons de pétrole contre les États  qui soutiennent Israël . Le 6 octobre 1973, la majorité d’habitants de l’État hébreu célèbre Yom Kippour, le jour le plus sacré du calendrier juif. C’est le moment choisi par une coalition arabe menée par l'Égypte et la Syrie pour lancer une attaque militaire surprise en réponse à la défaite de la guerre des Six Jours qui opposa, du 5 au 10 juin 1967, Israël à l'Égypte, la Jordanie, la Syrie et l'Irak dans l'espoir de récupérer par la force les territoires conquis par Israël, la péninsule du Sinaï et le plateau du Golan en particulier. L’offensif éclair déstabilise dans un premier temps Israël mais Tsahal[8]  parvient rapidement à rétablir la situation.  L’aide militaire américaine, marquée par des livraisons d’armes par pont aérien à partir du 14 octobre 1973, a permis à l’État hébreu de débloquer une situation critique. La réaction arabe face à l'intervention américaine  ne se fait pas attendre. Réunis le 16 octobre à Koweït City, les principaux producteurs du Golfe décident d’augmenter  unilatéralement de 70 % le prix du baril de brut. Ils imposeront quelques jours plus tard une réduction mensuelle de 5 % de la production pétrolière et un embargo sur les livraisons de pétrole à destination des États-Unis et de l’Europe occidentale. L’embargo ne sera levé que 5 mois plus tard mais la sanction est là. En un an, le prix du baril passe d’environ 3 à 12 dollars.
-Le deuxième choc pétrolier : C’est une crise mondiale des prix du pétrole ayant principalement trouvé sa source en Iran. Sous les effets conjugués de la révolution iranienne, de la guerre Iran-Irak  et du redémarrage de la demande mondiale à la suite du premier choc pétrolier, le prix du pétrole est multiplié par 2,7 entre la mi-1978 et 1981, ce qui déclenche aux États-Unis la crise monétaire de 1980. Le 8 septembre 1978 ont lieu à Téhéran des émeutes violemment réprimées, connues sous le nom de « Vendredi noir ». C’est le début   de la révolution iranienne, qui s’achève par la fuite du Shah    le 16 janvier 1979.
En raison de ces bouleversements politiques dans un des principaux pays producteurs de pétrole, la production mondiale diminue, provoquant une hausse du prix du pétrole. Le prix de l’« Arabe léger » qui est de moins de 13 $/bbl[9] en septembre 1978 atteint 35 $/bbl en Mai 1979 et culmine à plus de 40 $/bbl à l’Automne de la même Année.
Le 22 Septembre 1980, la guerre Iran-Irak débute et l’arrêt des exportations iraniennes provoque de nouvelles hausses de prix. Le prix officiel                                 de l’Arabe léger, redescendu à 26 $/bbl au début de l’année 1980, remonte à 32 $/bbl le 1er novembre de la même année, après l’ouverture des hostilités entre l’Iran et l’Irak, pour atteindre finalement 39 dollars au début de l'année 1981. L’augmentation de la production saoudienne ne suffit pas à empêcher cette hausse. La tension du marché et le bouleversement des habitudes ne se traduisent pas seulement par une hausse du prix des bruts, ils étirent également l’échelle de prix basée sur la qualité de chacun des bruts. Après la réunion de l’OPEP à Bali en décembre 1980, l’écart entre le prix officiel de l’Arabe léger[10] et celui du « Mélange Saharien » passe à 8 $/bbl soit cinq à six fois son niveau de décembre 1978 (1,40 $/bbl). Les pays consommateurs cherchent tout d’abord à faire des économies d’énergie. Les États-Unis contingentent ainsi les consommations. Par la suite, d’autres sources d’énergie sont recherchées par ces pays, ce qui entraîne un ralentissement de la consommation de l’or noir. Face à cette baisse de la demande, les prix repartent à la baisse au printemps 1981.   
En juin 1981, les producteurs de la mer du Nord abaissaient leurs prix de 3 $/bbl.  Le Mexique et le Nigeria procèdent à leur tour, à l'été 1981, à des baisses de prix significatives afin de réaligner leurs prix sur le brut de référence qu’est l’Arabe léger.
Finalement, à la suite des réunions de Genève, fin octobre 1981, et d'Abou Dhabi, début décembre de la même année, les pays de l’OPEP, procèdent à la remise en ordre attendue de l’échelle de prix normale. Centrée sur le nouveau prix de référence de 34 $/bbl de l’Arabe léger, la nouvelle grille de différentiels de prix entre ce brut et les autres se resserre.
Cette crise pétrolière a provoqué pour les pays industrialisés :
. Un renchérissement du coût de l’énergie qui les oblige à investir prématurément dans certaines énergies de substitution ;
. Une baisse générale des investissements.
       Ces développements affectent particulièrement le Japon, dont l'Iran était la source traditionnelle d’approvisionnement en pétrole. Pour les pays envoie de développement, aux handicaps déjà difficiles à franchir, s’ajoute l’absence de ressource énergétique bon marché.
  -Troisième choc pétrolier : C’est une expression  utilisée par certains journalistes, spécialistes et hommes politiques pour désigner une augmentation des cours dépassant tous les records historiques au premier semestre 2008, et qui a commencé entre 2003 et 2005 selon les observateurs. Entre septembre 2003 et juin 2008 en effet, l’économie mondiale a assisté à un quintuplement des cours du pétrole en dollars constants, augmentation des cours qui s’est accélérée au premier semestre 2008 par un doublement en un an. Le record historique de prix du baril de pétrole en dollars constant de 103,76 dollars d’avril 1980 qui datait du deuxième choc pétrolier a été battu le 3 mars 2008. L’augmentation des cours s’est poursuivie jusqu’à atteindre un pic record de 144,27 dollars  à  New York le 2 juillet 2008 et à dépasser 145 dollars en Asie le 3 juillet.
L’augmentation des cours a été qualifiée de « troisième choc pétrolier » par les médias, spécialistes et politiques francophones  à partir de 2005, que cela soit pour confirmer le phénomène ou réfuter sa durabilité et son impact à ses débuts. En 2008, certains chefs d’États ont également évoqué « un troisième choc pétrolier » dont Gordon Brown[11], Nicolas Sarkozy[12] qui a parlé de « choc pétrolier » et Angela Merkel[13] d'un « choc d'une ampleur inédite ». Le Directeur Exécutif de l'Agence internationale de l'énergie a déclaré en juin 2008[14] que le monde traversait une troisième crise énergétique et a demandé une « révolution énergétique » pour réduire la demande.
Contrairement au premier et au deuxième chocs pétroliers où les prix avaient été multipliés par trois en quelques mois et en un temps très court, le troisième choc se caractérise par une hausse forte mais progressive de 2003 à 2007, puis une hausse d'une ampleur et d'un niveau sans précédent au premier semestre 2008, liée à une hausse de la demande dans une ambiance de forte création monétaire depuis 2007 et de haute conjoncture, associée à une stagnation de l'offre et à la spéculation entretenue par une crainte de coupure des approvisionnements.
En 2009, le cours du baril se stabilise à proximité de 70 dollars, soit environ 50 euros compte tenu de la faiblesse du dollar constatée sur la même période. L'OPEP table plus ses projections sur un baril évoluant entre 70 et 100 dollars.
Ainsi ; suite à l’instabilité du prix du pétrole, les états entrent dans des conflits, dites des conflits pétroliers.

2-1     Les principaux  conflits pétroliers. 

Ensuite, les conflits liés au pétrole peuvent provenir de la présence du pétrole sur plusieurs territoires ou  tout simplement de la volonté de contrôler toujours plus de régions renfermant du pétrole dont beaucoup d’états sont dépendants, ces conflits peuvent aller parfois jusqu’au déclenchement de guerres.

 -La guerre du Chaco[15] : Est un conflit qui opposa la Bolivie au Paraguay pour la possession des territoires du Chaco, il dura de 1932 à 1935.
Ces trente dernières années, les impérialismes régionaux ont eu le pétrole comme facteur causal dans un très grand nombre de cas :
-Guerre Irak/Iran de 1980 à 1988 avec pour objectif le Chatt el Arab[16] ;
-Invasion du Koweït par l’Irak en 1990 :
Epuisé par un  conflit de sept ans avec l’Iran,  l’Irak envahit le Koweït le 2 août 1990, avec des objectifs pétroliers, car ajouter les richesses koweïtiennes aux siennes c’est se placer à la tête de 19% des réserves mondiales de pétrole et peser avec force sur les décisions de l’OPEP. Mais l’Irak commet une erreur : ne pas compter sur la réaction des Etats-Unis déterminés à réaffirmer leur prédominance mondiale, et pour qui le pétrole  était le seul produit du tiers-monde réellement stratégique. Il existe deux raisons pour lesquelles les USA voudraient envahir l'Irak. L'une est la peur de la déplétion du pétrole en soit et l'autre est la peur de la proportion croissante de production OPEP/reste du monde. C’est ce que redoutent les USA   une dépendance envers les gouvernements arabes plutôt qu'une perte désastreuse de pétrole en général.
·     Conflit Equateur/Pérou de 1997 sur la Cordillère d’El Condor[17] riche en pétrole ;
·     Tensions entre le Nigeria et le Cameroun sur la presqu’île pétrolière de  Bakassi[18] (contentieux réglé par la Cour Internationale de Justice) ;
·     Occupation du Timor oriental[19]  jusqu’en 2003 par l’Indonésie (du fait, en particulier, de la fosse pétrolière d’Arafura).
                                             
2-2     Les nouvelles régions potentiellement conflictuelles.
Enfin, Les ressources pétrolières se trouvant en mer posent des litiges pour leur exploitation
Dès 1960, il a été prouvé que  le sous-sol de la mer du Nord renfermait des gisements de gaz naturel et de pétrole prometteurs. Il a donc fallu établir un découpage pour partager les blocs d’exploration du pétrole entre les différents pays : la Grande Bretagne qui possède d’ailleurs le plus grand nombre de plates-formes,  la Norvège, les Pays-Bas et le Danemark.
Ces conflits pour l’exploitation peuvent naître de frontières trop imprécises, mais même lorsque l’on sait à qui appartient une zone, il peut toujours y avoir une compétition entre les Etats, l’Etat qui possède la zone renfermant des réserves pétrolières peut mettre aux enchères les zones à explorer. Il existe une sorte de marché permanent de zones à explorer. Les compagnies pétrolières ont des propositions de vente ou d’échange d’intérêts dans le monde qui font l’objet de négociations très disputées.
Une nouvelle géopolitique de la production du pétrole apparaît :       L’ « Offshore » profond et le « deep sea » vont avoir comme conséquence la multiplication des producteurs, une soixantaine de pays étant désormais concernés. Avec l’Arctique[20], la Mer de Chine du Sud et l’Amérique Latine, la géographie des réserves est en passe de connaître une nouvelle cartographie. Dans le même temps, le transport du pétrole et la sécurisation des futures installations en mer va générer l’émergence de nouvelles puissances navales, de la Chine au Brésil. Plus que jamais, le pétrole apparaîtra dans les années qui viennent autant comme un objet géopolitique que comme une source d’énergie.

Ainsi, Le pétrole dans nos jours est devenu, la base de tout développement que se soit économique ou industriel,  la source de tout les conflits ou tensions au monde, revêt une importance géostratégique et utilisé comme une arme de pression qui fait la différence entre les puissances.




 III – LE PETROLE COMME UNE CARTE DE PRESSION DANS LES RAPPORTS GEOPOLITIQUES:

L’emplacement géographique des sites pétroliers tente les grandes puissances d'employer des moyens de pression militaires, politiques et socio-économiques pour en tirer profit.

        3-1 : Pressions Militaires.
 En effet,  Les pressions militaires des états consommateurs du pétrole sont très apparentes dans le contrôle des régions où se trouvent les réserves pétrolières par la mise en place des bases militaires et des navires de guerre afin de sécuriser le transit du pétrole surtout par les Detroit principaux.

  Il existe 4 détroits dans le monde dit « d’intérêt stratégique » pour le transit du pétrole : Ormuz, Malacca, Bab El-Mandab et le Bosphore.
D’après la carte des flux pétroliers en 2012 et selon les données de l'Agence internationale de l’Energie :
v       17,4 Mbj en provenance d'Iran et d'Arabie Saoudite empruntent chaque jour le détroit d'Ormuz[21]. C’est le plus important passage stratégique du monde pour l’approvisionnement énergétique mondial.
v       Une part importante de ces flux se destine au marché asiatique et transite alors par le détroit de Malacca[22] (13 Mbj soit 40% des échanges énergétiques). Le détroit de Malacca est une « artère vitale » pour l’économie chinoise et japonaise (80% des importations du Japon empruntent ce détroit).
v       3,5 Mbj transitent par le détroit de Bab El-Mandab[23] pour rejoindre l’Europe.
v       3Mbj de pétrole en provenance de Russie et des ex-républiques soviétiques empruntent le détroit du Bosphore[24].
Deux canaux jouent également un rôle essentiel, il s’agit de Suez et de Panama.
v Le Canal de Suez (3,9 Mbj) pour atteindre le marché européen.
D’une moindre importance, le Canal de Panama permet le passage de 400 000 bj de la côte  Est de l’Amérique Latine vers la côte Ouest du contient sud et nord américain.
Ces détroits présentent une vulnérabilité du fait qu’ils sont près des zones de conflits et d’instabilité:
On constate une nette corrélation entre la situation géographique des détroits stratégiques et les zones de tensions (conflits régionaux, acte de terrorisme ou piraterie).
Trois détroits stratégiques entourent la péninsule arabique, zone réputée plutôt instable (conflit Israël-Palestine, guerre du Golfe et guerre en Irak ont fortement perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.)
Le blocus ou la fermeture du détroit d’Ormuz aurait des conséquences considérables sur le marché pétrolier (blocage de 17 Mbj). A la différence des autres détroits, le détroit d’Ormuz représente l’unique voie de sortie pour l’exportation par voie maritime du pétrole saoudien et iranien. Les moyens de transports terrestres ne suffiraient pas à l’évacuation totale de ces ressources (oléoduc saoudien Petroline ne peut transporter que 5Mbj contre 17Mbj pour Ormuz). On peut alors s'inquiéter de l'éclatement d'un conflit en Iran, qui contrôle ce détroit et pourrait envisager de fermer ce passage stratégique pour faire pression sur les Etats-Unis.
  Depuis 2001 on constate une implication renforcée des grandes puissances (France, Etats-Unis, Inde, Chine, Japon) par la mise en place de leurs moyens de défense et la Concentration de ces bases militaires aux abords des détroits :
- Les Etats-Unis disposent entre autres d’une base à Djibouti (Bab El-mandab), en Egypte (Canal de Suez), plusieurs en Arabie saoudite (Ormuz), à Guam (Mer de Chine et le détroit de Malacca).
- La Chine multiplie ses bases militaires dans les îles entourant le détroit de Malacca (stratégie du « collier de perles »).
- La France, la base française de Djibouti[25] assure en partie la sécurité du détroit de Bab El Mandab, en accord avec les autorités locales.
Quant aux pays producteurs, ils dépendent aussi des principales puissances militaires pour leurs sécurités intérieures et extérieures, de nombreux accords de fournitures, d’équipements militaires, de formation des personnels et de défense ont été signes entre les états unis, le Royaume unis, la France d’une part et les pays du Golf d’autre part. Des troupes des pays consommateurs peuvent intervenir directement dans la région avec une rapidité croissante. La France peut compter sur l’appui rapide du 2800 Hommes stationnés sur les bases de Djibouti, ce dernier pays abrite également depuis les événements du 11 septembre 2001, 1500 Hommes des forces spéciales Allemandes, Américaines, Espagnoles et Italiennes. La France        a pu apporter un soutien ponctuel mais décisif à l’Arabie saoudite lors de l’occupation[26] de la grande mosquée de la Mecque en novembre 1979, le moyen orient et aussi la première région importatrice d’armement au monde, ces achats entretiennent en fait la dépendance militaire plus qu’ils ne l’allègent, ces pays devant souvent faire appel à des conseillers étrangers pour les utiliser ou en assurer la maintenance. Depuis 1991, l’appui militaire américain aux pétromonarchies passe par l’établissement des bases militaires dans les pays producteurs             eux-mêmes, à Bahreïn, au Qatar et en Arabie saoudite. Les Etats-Unis disposent dans la région de plus de 200.000 hommes (VIII flotte et troupes d’intervention au sol). Cette présence améliore la rapidité de réaction et d’intervention américaine dans la région.
          Donc, la capacité de projection des États consommateurs était réduite à la portée de leurs armes. Pour s'assurer de l'approvisionnement en pétrole, ils n'avaient d'autre possibilité que d'occuper le terrain : c'est la diplomatie de la canonnière.
 Plus tard, il fut moins coûteux d'entretenir, ou d'installer des régimes favorables à ces États dans les pays producteurs comme une pression politique.

3-2 Les pressions politiques.
En plus, la manipulation du prix du pétrole surtout par les pays producteurs a des fins politiques, consiste à  affaiblir quelques Etats et  à créer des tensions internes.

Le baril du pétrole est tombé mois mars 2017, à moins de 60 $. Une baisse de plus de moitié, après trois ans de stabilité autour de 110 $, en particulier à cause du pétrole de schiste américain. L’instabilité bien connue du marché du pétrole amplifie ces tendances au niveau des prix.
Lors de sa dernière réunion, fin novembre, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’OPEP, a décidé de diminuer sa production, ce qui aurait pourtant fait remonter les prix. Mais l’Arabie saoudite (30 % de la production de l’OPEP) s’y est opposée. La raison est géopolitique. En effet, Ryad équilibre son budget avec un baril à 80 $, là où la Russie et l’Iran ont besoin d’un baril à 110 $. Un baril à faible prix est donc la meilleure façon d’affaiblir ces deux adversaires. D’autre part, à ce prix-là, l’Arabie saoudite peut espérer que les investissements de ses principaux rivaux, comme les producteurs américains de pétrole de schiste, seront ralentis.
L’Arabie saoudite a cependant une convergence d’intérêt avec les États-Unis, tout aussi soucieux de faire pression sur la Russie à cause de l’Ukraine et sur l’Iran à cause des difficiles négociations nucléaires en cours. Riyad veut punir ainsi les grands producteurs de pétrole notamment la Russie, l’Iran et l’Algérie, en raison de leur politique envers la Syrie.
Autrement dit, la baisse drastique des prix met Moscou et Téhéran en grande difficulté à court terme et c’est un avantage politique considérable pour Washington. Les répercussions éventuelles sur le pétrole de schiste[27] Américain n’interviendraient qu’à plus long terme. Au fond, ce serait la reproduction du Scénario du « contre-choc » pétrolier de 1984, lorsque les États-Unis et l’Arabie saoudite s’entendirent pour faire chuter brutalement le prix du pétrole, ce qui déclencha la phase terminale de la crise soviétique[28].
3-3 : Les pressions économiques :
Enfin, le pétrole est employé aussi comme un moyen de pression économique et sociale pour réaliser des Fins politiques et stratégiques.

3-3-1 : Les pressions économiques:

A commencer par la Russie. Moscou est le deuxième plus gros producteur et exportateur de brut derrière l'Arabie saoudite, à (10,788 Mbbl/j de production en 2016 selon l’OPEP et l’EIA).  Ces exportations de pétrole ont représenté 174 milliards de dollars de recettes, dépassant en valeur toutes les autres énergies exportées. Avec un baril à moins de 60 dollars, le pays de Vladimir Poutine[29] souffre. D'autant plus que le rouble a dévissé de 50% face au dollar, (80 roubles pour un dollar, contre 30 roubles pour un dollar en moyenne lors du premier semestre de cette année) sa plus forte baisse depuis la crise financière de 1998. Le gouvernement prévoit déjà une récession (-0,8%) l'année prochaine après une croissance limitée à environ 1,4% cette année. La banque centrale russe a averti que si les cours du pétrole restaient à leur niveau actuel autour de 60 dollars, le baril, le produit intérieur brut pourrait en fait chuter d'au moins 1,8% en 2018.
L'Iran, déjà étranglé par des sanctions internationales et une chute de sa devise, est aussi sévèrement touché. Le pays, qui tire l'essentiel de ses devises étrangères de l'exportation de pétrole, pourrait aussi voir son PIB amputer de 5%. «Il est déplorable que les pays de la région ne coopèrent pas sur la chute des prix du pétrole et leurs conséquences négatives», s'est insurgé le chef de la diplomatie iranienne lors d'une visite à Téhéran du président du parlement irakien Salim al jabouri.
Le Venezuela, qui avait bâti son budget autour d'un baril à 120 dollars, est aussi très impacté. «Il y a des rumeurs de défaut de paiement imminent», note Christopher Dembik[30].
 Ces bouleversements du prix du pétrole et l’impact qu’il laisse sur  les budgets annuels des états provoquent des pressions sociales à l’intérieur de ces états.
CONCLUSION

En somme, les conflits dus au pétrole pourraient naitre sur des régions renfermant cette matière vitale, la rente de son exploitation, son effet sur les relations internationales et surtout la volonté de dominer plus le marché pétrolier qui gère cette matière incontournable, enclenchent des crises multidimensionnelles. 

Le pétrole est non seulement source de conflit et de guerre, mais aussi source de dégradation de l’environnement, d’où la nécessité de chercher des énergies renouvelables capables de remplacer le pétrole et permettant un développement durable.







BIBLIOGRAPHIE

Ouvrage :
-  Jean-Pierre Favennec – L’avenir du pétrole – Septembre 2010
- Jean-Pierre  Favennec Consultant  WDC opération Professeurà  IFP School  Ancien         ministre du Pétrole d’Arabie saoudite.
- André PERTUZIO : Consultant pétrolier international et ancien conseiller  juridique  Pour  l’énergie à la Banque Mondiale
- La Vie économique Revue de politique économique 9-2008
Sites :
 -www.total.com/fr/energies-savoir-faire/petrole-gaz/exploration-production/secteurs- strategiques/huiles-extra-lourdes/expertise/production-froide
 -www.carbonweb.org/drc
-www.strategicsinternational.com/38_03.pdf
-http: / / georgewbush-whitehouse. Archives Gov / news/ releases/ 2006/ 07
 -www.strategicsinternational.com/38_03.pdf (pétiole et la géographie de conflit)
  - www.ifpenergiesnouvelles.fr/Espace-Decouverte/Tous-les-Zooms/Les-reserves-de-petrole



ANNEXES

Grandes sociétés internationales :
-Exxon Mobil :   est une société pétrolière et gazière américaine, dirigée par Rex Tillerson et dont le siège social est situé à Ivring, dans la banlieue de Dallas.
-BP :   est une compagnie britannique de recherche, d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole fondée en 1909.
-TOTAL : est une entreprise pétrolière française de recherche, d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole fondée en 1924, son siège social se situé à Paris.
-SHELL : est une compagnie pétrolière d’origine britannique et néerlandaise l’une des plus importantes sociétés multinationales, fondée à Londres en 1833.






[1]  http://www.planetoscope.com/petrole/209-consommation-mondiale-de-petrole.html
[2] L'abréviation bbl signifie Blue Barrel159 litres
[3] Au niveau mondial, il nous resterait pour 40 ans de pétrole (chiffres de BP). Ce chiffre est avancé en divisant les réserves estimées par la production (ratio R/P).
[4] C’est au Venezuela que Total a relevé, pour la première fois, le challenge de l’extraction d’huiles extra-lourdes à très grande échelle par les techniques « classiques » de production
-Exxon Mobil :   est une société pétrolière et gazière américaine, dirigée par Rex Tillerson et dont le siège social est situé à Ivring, dans la banlieue de Dallas.
-BP :       est une compagnie britannique de recherche, d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole fondée en 1909.
-TOTAL : est une entreprise pétrolière française de recherche, d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole fondée en 1924, son siège social se situé à Paris.
-SHELL : est une compagnie pétrolière d’origine britannique et néerlandaise l’une des plus importantes société multinationales, fondée à Londres en 1833.
[7] Les accords de Bretton Woods sont des accords économiques ayant dessiné les grandes lignes du système financier international en 1944. Leur objectif principal fut de mettre en place une organisation monétaire mondiale et de favoriser la reconstruction et le développement économique des pays touchés par la guerre
[8] armée israélienne
[9] bbl = baril en abrégé
[10] Brut de référence
[11] Ancien Premier ministre du Royaume-Uni
[12] Ancien Président de la République française
[14] M. Nobuo Tanaka, Directeur Exécutif de l'Agence Internationale de l'Energie
[15] Un conflit orchestré par la Standard Oil du côté bolivien et par la Royal Dutch Shell du côté paraguayen
[16] Est le principal chenal du delta commun du Tigre et de l'Euphrate. Il débouche sur le golfe Persique après un parcours de 200 km. Sur la partie aval de son parcours, il constitue la frontière entre l'Irak et l'Iran.
[17] La chaîne de montagnes de la Cordillère du Condor se trouve sur la frontière entre l'Équateur et le Pérou
[18] la péninsule de Bakassi était redevenue camerounaise, conformément à l'Accord de Greentree du 12 juin 2006, présenté dans le texte comme une "modalité d'application" de la sentence arbitrale de la Cour Internationale de Justice, qui avait reconnu la souveraineté du Cameroun sur Bakassi quatre ans plus tôt.
[19] L'invasion du Timor oriental commence le 7 décembre 1975 lorsque les forces armées indonésiennes envahissent ce pays nouvellement indépendant
[20] L’Arctique  est la région entourant le pôle Nord de la Terre, à l’intérieur et aux abords du cercle polaire arctique. Elle s'oppose à l'Antarctique
[21] Le détroit d'Ormuz est un détroit reliant le golfe Persique au golfe d'Oman qui doit son nom à l'île d'Ormuz, située au sud-est de Bandar Abbas. Les pays frontaliers sont l'Iran au nord, le sultanat d'Oman et les Émirats arabes unis au sud
[22] Le détroit de Malacca est un long couloir maritime du sud-est de l'Asie situé entre la péninsule Malaise et l'île indonésienne de Sumatra, et reliant la mer d'Andaman, mer bordière de l'océan Indien, à la mer de Chine méridionale, au sud
[23] Bab-el-Mandeb est le détroit séparant Djibouti et le Yémen, la péninsule arabique et l'Afrique et qui relie la mer Rouge au golfe d'Aden, dans l'océan Indien.

[24] Le Bosphore, est le détroit qui relie la mer Noire à la mer de Marmara
[25] Les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) constituent le contingent français numériquement le plus important en Afrique. La France est présente à Djibouti dans le cadre du protocole de 1977 
[26] La prise de la Grande Mosquée est la prise d'otages par des fondamentalistes islamistes et opposants à la famille royale saoudienne, de la mosquée Al-Masjid al-Haram, à La Mecque (Arabie saoudite), le 20 novembre 1979. Ce coup de force ébranle le monde musulman puisqu'il se déroule dans le lieu le plus saint de l'islam et que des pèlerins, présents à la suite duhajj (pèlerinage) ayant pris fin 3 semaines plus tôt, sont pris en otage. Par la suite, un nombre important de membres des forces de sécurité saoudiennes et d'islamistes sont tués dans la bataille qu'ils se livrent pour récupérer le contrôle du site.
[27]    Un schiste est une roche qui a pour particularité d'avoir un aspect feuilleté, et de se   débiter en plaques fines ou « feuillet rocheux »
[28]    en 1986, l'URSS crie au scandale et affirme que son rival a passé un accord avec l'Arabie Saoudite pour faire chuter les prix, et donc l'affaiblir. Ce sentiment de complot est par ailleurs exarcebé par la visite du Vice Président George Bush en Arabie Saoudite en avril 1986 alors que selon la Documentation Française, le baril de pétrole tombe à 7$.
 [29] Président de la Fédération de Russie
[30] (Économiste français et analyste financier chez Saxo Banque)
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