INTRODUCTION………………… …………………………………………………………………………………
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4
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I– LA SITUATION GEOSTRATEGIQUE DU
PETROLE :
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1-1 La
dépendance du pétrole…………………………………………………………….………
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6
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1-2 La Concentration des réserves
pétrolières………………………………………
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7
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1-3 Les
débats sur les réserves de pétrole………………………………………………
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8
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II– LES
CRISES MAJEURES LIEES AU PETROLE
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2-1 Les
Chocs pétroliers…………………………………………………………………………..……
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10
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2-2 Les
principaux conflits pétroliers………………………… ………………………..…
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13
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2-3 Les
nouvelles régions potentiellement conflictuelles……………………
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14
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III
– LE
PETROLE COMME UNE CARTE DE PRESSION DANS LES RAPPORTS GEOPOLITIQUES
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3-1 Les
pressions militaires…………………………………………………………………………
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16
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3-2 Les
pressions politiques………………...………………………………………………………
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19
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3-3 Les
pressions économiques…………………………………….……………………………
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20
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CONCLUSION……………………………… …………………………………………………………………..……
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21
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BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………………………………………………..…
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22
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ANNEXES…………………………………………………………………………………………………………..……
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23
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TABLE DES
SIGLES…………………………………...…………………………………………………..……
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24
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INTRODUCTION
Le charbon a été la première source
d’énergie du 19éme siècle ; le pétrole quant à lui, est devenu
la source énergétique du 20éme siècle, et par voie de conséquence
une matière première stratégique
non seulement en raison de sa fonction énergétique, mais aussi par les
montants qu’ils représentent dans l’économie mondiale. Grâce à son faible coût
après la seconde guerre mondiale, le développement des pays occidentaux s’est
appuyé sur cette source au point d’en devenir complètement dépendant ; la
sécurité de son approvisionnement est alors
devenue un enjeu géostratégique d’importance considérable; les pays ne
possédants pas ou peu de ressources pétrolières dépendent généralement de ces
sources et donc du prix de l’or noir.
Ainsi, le pétrole est
une matière première très importante, du fait de son omniprésence dans tous les
domaines d’usage de la société, il reste l’un des matériaux en pleine expansion industrielle. La production massive, engendrée par les désirs de la
société actuelle, accroit la consommation en pétrole. De toute façon, l’or noir
devient un des moteurs de l’économie mondial. Mais l’enjeu pétrolier ne
s’arrête pas à cela, des tensions politiques apparaissent à travers le
monde entre les différentes puissances qui recourent à la recherche des régions
riches en cette matière indispensable et précieuse.
Compte tenu
de son importance stratégique, le pétrole demeure une source de tensions et de
risques majeurs. Dans
ce contexte, il faut se demander dans quelles mesures le pétrole est
considéré comme un moyen de pression susceptible d’influencer les rapports
entre les Etats.
le pétrole est employé comme un moyen de pression
par les pays de grande puissance ainsi que par les pays producteurs, afin de se
garantir d’une place de choix sur la
scène internationale ; la divergence de leurs intérêts géopolitiques et la
répartition inégale des sites pétroliers, donnent naissance à des crises majeures
qui débouchent souvent sur des affrontements directs et indirects.
Pour étayer le bien fondé de cette
thèse ; sera présentée tout d’abord la situation géostratégique du pétrole,
puis seront évoquées les importantes crises pétrolières avant de conclure avec
l’influence du pétrole sur les rapports entre les Etats.
I – LA SITUATION GEOSTRATEGIQUE DU PETROLE :
La dépendance énergétique
vis-à-vis du pétrole augmente ostensiblement avec le temps surtout pour les
pays industrialisés ; et les réserves prouvées, ne peuvent cependant
combler les déficits enregistrés, ni même de soutenir cette demande effrénée à
cause des réserves qui
ne sont pas repartis également dans le monde.
1-1 La
dépendance du pétrole.
En
effet, l’Humanité vit encore dans un
monde d’abondance énergétique.
Le
pétrole en plein de notre époque reste le moteur de notre civilisation, de
notre prospérité et de notre mobilité ; nos villes en témoignent, éclairées
de nuit comme en plein jour ; nous consommons chaque jour prés de 12
Milliards[1]
de litres de ce précieux liquide; en quelques générations l’humanité
tombera dans une dépendance qui
pourrait lui être fatale.
Le rapport 2017 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur les perspectives énergétiques mondiales (World Energy
Outlook 2017 ) prévoit que la consommation de
pétrole continuera à augmenter, de 90 millions de barils[2] par jour (Mbbl/j) en 2016 à 104 Mbbl/j en 2019, malgré le ralentissement progressif de cette croissance, y
compris en Chine, qui devrait dépasser les États-Unis au rang de premier
consommateur mondial vers 2030.
Jusqu’à
nos jours, les grands groupes pétroliers ne se prononcent pas sur la date de
l’épuisement des réserves pétrolières,
alors que de nombreux scientifiques prédisent leur épuisement à court terme, ce
qui poussera les pays puissants à
investir des milliards pour la recherche et le développement des nouvelles
technologies.
La concentration de ces réserves, pose à l’évidence le problème de la
dépendance des consommateurs surtout par rapport aux producteurs ; mais on
gardera à l’esprit que la dépendance est double, les consommateurs ont besoin
du pétrole des pays producteurs et ceux-ci des devises des pays consommateurs
qui représentent l’essentiel de leurs
ressources financières.
1- 2 : La
Concentration des réserves pétrolières.
Ensuite, La répartition inégale des réserves
pétrolières et leur concentration dans des régions limitées, posent le problème
de la dépendance des consommateurs par rapport aux pays producteurs.
Cette répartition est très
inégale ; près de 80 % sont situées dans les pays de l’OPEP, ils disposent
ainsi d’un ratio réserves prouvées sur production (R/P)[3]
d’environ soixante quinze ans, alors que ce même ratio tombe à dix-sept ans
pour l’ensemble des producteurs non OPEP ; l’Amérique du Nord et l’Europe
de l’Ouest, avec respectivement un ratio de douze et neuf ans, sont les régions
les plus directement concernées par l’épuisement des réserves.
Sur le plan régional, on constate
que 70 % des réserves d’hydrocarbures se situent dans une zone étroite, celle
qui couvre les pays riverains du Golfe, et qui remonte vers la Russie en
couvrant la région de la Caspienne et la Sibérie occidentale. Plus de 60 % des
réserves de pétrole conventionnel sont localisées au Moyen-Orient et 10 % en
CEI, surtout en Sibérie occidentale; par ailleurs, un quart des réserves de gaz
sont localisées en Russie et 40 % au Moyen-Orient.
On peut rajouter le pétrole non
conventionnel qui n’est pas produit par
les méthodes « conventionnelles » il
recouvre :
-Les huiles extra lourdes[4] :
Ils se trouvent au Venezuela dans le bassin pétrolier de l’Orénoque. Ce bassin
contiendrait des quantités d’hydrocarbures équivalentes à l’ensemble des
réserves mondiales. Aujourd’hui, on chiffre les ressources
récupérables, donc les réserves, à seulement
environ 100 milliards de barils avec les techniques de production actuelle, les
réserves potentielles étant estimées à 300 milliards de barils soit davantage
que les réserves de l’Arabie saoudite (260 milliards de barils). Mais ces bruts
extra-lourds doivent être prétraités et transformés par des procédés de
craquage en un pétrole plus léger qui peut alors être facilement transporté et
traité dans une raffinerie conventionnelle.
-Les Sables asphaltiques :
Comme leur nom l’indique, un mélange de sable et d’asphalte ou bitume. Le
pétrole, formé dans les profondeurs des terres canadiennes, a migré jusqu’en
surface où les fractions légères se sont évaporées et les fractions lourdes se
sont mélangées au sable. Ces sables aspartiques sont essentiellement concentrés
au Canada (en Athabasca et sur l’île Melville) et les ressources sont pour
l’instant évaluées à environ 2000 milliards de barils dont 200 milliards
pourraient être récupérables. La mise en exploitation des sables aspartiques
est coûteuse et certains projets nécessitent un prix du pétrole entre 60 et 80
$ pour être rentables.
-Les Schistes Bitumineux : sont des roches qui
contiennent de la matière organique dont la transformation en hydrocarbures
n’est pas complète et qui peuvent, sous l’effet d’une forte chaleur, donner des
huiles comparables à certains pétroles bruts. Ils représentent des ressources
considérables mais les coûts de production sont élevés et les techniques
actuelles d’exploitation sont nocives pour l’environnement. Il n’y a pratiquement
pas de production d’huile à partir de schistes actuellement. L’importance des
chiffres de ressources ou de réserves de ces pétroles non conventionnels ne
doit cependant pas faire illusion. La complexité de leur extraction, le coût de
leur traitement et l’impact sur l’environnement limiteront la contribution de
ces pétroles à l’approvisionnement du globe en liquides.
1-3: Les débats sur
les réserves du pétrole.
Enfin, La pénurie d’hydrocarbure qui
peut être introduite par une surexploitation des réserves pétrolières, pourrait
donner naissance à des crises multidimensionnelles.
Le
débat[5]
sur les réserves de pétrole
conventionnelles est redevenu d’actualité depuis quelques années. Ce
débat est récurrent car la crainte d’une pénurie revient régulièrement.
Dès
le début du XXe siècle, des discours alarmistes prévoient l’épuisement prochain
des réserves. Les grandes découvertes du Texas, au début des années 1930, puis
du Moyen-Orient vers 1940 ont fait provisoirement disparaître ces craintes,
mais elles vont reparaître dans les années 1960. En 1970, les réserves prouvées
ne correspondent plus qu’à une trentaine d’années de production et laissent
entrevoir la fin de l’exploitation du pétrole au début du XXIe siècle. Cette situation va
favoriser les chocs pétroliers qui verront les prix du pétrole multipliés par
dix. La diminution de la consommation et le très important effort de recherche
qui vont suivre, vont faire oublier la perspective de la fin du pétrole jusqu’à
nos jours.
Dans
nombreux pays, les réserves sont simplement annoncées chaque année par le
gouvernement et un certain nombre de sociétés, en particulier les compagnies
internationales privées et cotées en bourse, qui doivent soumettre leurs
chiffres à la SEC (Security Exchange Commission), les réserves des cinq plus
grandes sociétés internationales[6]
(Exxon Mobil, BP, Shell, Total, Chevron corporation) ne correspondent qu’à 5 % des réserves
mondiales. Aujourd’hui, pour faire face aux besoins du marché, la plupart des
pays OPEP du Moyen-Orient ont brutalement multiplié par deux ou trois leurs
réserves, ce que dément la société
Saudi Aramco.
Les
réserves ultimes (celles qui existent) sont mal connues, car il est difficile
d’estimer les quantités de pétrole contenues dans un gisement que l’on vient de
découvrir et les quantités que l’on pourra récupérer. Par prudence, les
estimations initiales sont faibles, mais au fur et à mesure de la production,
on les réévalue. Il n’est pas rare que le Rapport entre les quantités produites
(cumulées) à la fin de l’exploitation d’un gisement soit plusieurs fois
supérieur aux estimations de réserves initiales. Évaluer les réserves mondiales de pétrole
est un exercice périlleux. Si l’OPEP les estime à 1.481 milliards de barils,
ces réserves pourraient être surévaluées ou sous-évaluées pour différentes
raisons : géopolitiques, économiques, technologiques.
Ainsi, le pétrole est une matière
stratégique qui attire la convoitise des grandes puissances, la répartition
inégale de ses gisements engendre l’apparition des crises et des conflits.
II – LES
CRISES MAJEURES LIEES AU PETROLE :
Le
maintien d’une sécurité d’approvisionnement en énergies pétrolières source de
tout développement économique et industriel, engendre des moments de crises et
de tensions inévitables des grandes puissances.
2 : Les Chocs pétroliers.
En
effet, le besoin en énergie pétrolière a engendré
plusieurs chocs pétroliers.
Les plus importants sont :
-Le premier choc pétrolier : C’est
une crise mondiale des prix du pétrole qui
débute en 1971 à la suite du pic
de production de pétrole des
États-Unis et l'abandon des accords de Bretton-Woods[7] et
dont les effets se feront sentir jusqu'en 1978.
L'année 1973 est cependant souvent associée
à ce choc à cause de la déclaration
d'embargo accélérant encore la hausse de prix du baril. Les 16 et 17 octobre 1973, pendant la guerre du Kippour, les pays arabes membres de l'OPEP, alors réunis au Koweït, annoncent un embargo sur les livraisons de pétrole contre les États qui
soutiennent Israël . Le 6 octobre 1973, la
majorité d’habitants de l’État hébreu célèbre Yom Kippour, le jour le plus
sacré du calendrier juif. C’est le moment choisi par une coalition arabe menée
par l'Égypte et la Syrie pour lancer une attaque
militaire surprise en réponse à
la défaite de la guerre des Six Jours qui opposa, du 5 au 10 juin
1967, Israël à l'Égypte, la Jordanie, la Syrie et l'Irak dans
l'espoir de récupérer par la force les territoires conquis par Israël, la
péninsule du Sinaï et le plateau du Golan en particulier. L’offensif éclair
déstabilise dans un premier temps Israël mais Tsahal[8] parvient rapidement à rétablir la
situation. L’aide militaire américaine,
marquée par des livraisons d’armes par pont aérien à partir du 14 octobre 1973,
a permis à l’État hébreu de débloquer une situation critique. La réaction arabe
face à l'intervention américaine ne se
fait pas attendre. Réunis le 16 octobre à Koweït City, les principaux
producteurs du Golfe décident d’augmenter
unilatéralement de 70 % le prix du baril de brut. Ils imposeront
quelques jours plus tard une réduction mensuelle de 5 % de la production
pétrolière et un embargo sur les livraisons de pétrole à destination des
États-Unis et de l’Europe occidentale. L’embargo ne sera levé que 5 mois plus
tard mais la sanction est là. En un an, le prix du baril passe d’environ 3 à 12 dollars.
-Le deuxième
choc pétrolier :
C’est une crise mondiale des prix du pétrole ayant
principalement trouvé sa source en Iran. Sous les effets conjugués de la révolution iranienne, de la guerre Iran-Irak et du redémarrage de la demande mondiale à la suite du premier choc
pétrolier, le prix du pétrole est
multiplié par 2,7 entre la mi-1978 et 1981, ce qui déclenche aux États-Unis la crise
monétaire de 1980. Le 8 septembre 1978 ont
lieu à Téhéran des
émeutes violemment réprimées, connues sous le nom de « Vendredi noir ».
C’est le début de la révolution
iranienne, qui s’achève par la fuite du Shah le 16 janvier 1979.
En raison de ces bouleversements
politiques dans un des principaux pays producteurs de pétrole, la production
mondiale diminue, provoquant une hausse du prix du pétrole. Le prix de l’« Arabe
léger » qui est de moins de 13 $/bbl[9] en
septembre 1978 atteint 35 $/bbl
en Mai 1979 et
culmine à plus de 40 $/bbl à l’Automne de la même Année.
Le 22 Septembre 1980,
la guerre Iran-Irak débute et
l’arrêt des exportations iraniennes provoque de nouvelles hausses de prix. Le
prix officiel
de l’Arabe léger, redescendu à 26 $/bbl au début de l’année 1980,
remonte à 32 $/bbl le 1er novembre de la
même année, après l’ouverture des hostilités entre l’Iran et
l’Irak,
pour atteindre finalement 39 dollars au début de
l'année 1981. L’augmentation de la production saoudienne ne suffit pas à
empêcher cette hausse. La tension du marché et le bouleversement des habitudes
ne se traduisent pas seulement par une hausse du prix des bruts, ils étirent
également l’échelle de prix basée sur la qualité de chacun des bruts. Après la
réunion de l’OPEP à Bali en
décembre 1980, l’écart entre le prix officiel de l’Arabe léger[10]
et celui du « Mélange Saharien » passe à 8 $/bbl soit
cinq à six fois son niveau de décembre 1978 (1,40 $/bbl). Les pays
consommateurs cherchent tout d’abord à faire des économies d’énergie. Les
États-Unis contingentent ainsi les consommations. Par la suite, d’autres
sources d’énergie sont recherchées par ces pays, ce qui entraîne un
ralentissement de la consommation de l’or noir. Face à cette baisse de la
demande, les prix repartent à la baisse au printemps 1981.
En juin 1981, les producteurs
de la mer du Nord abaissaient leurs prix de 3 $/bbl. Le Mexique et le Nigeria procèdent à leur
tour, à l'été 1981, à des baisses de prix significatives afin de réaligner
leurs prix sur le brut de référence qu’est l’Arabe léger.
Finalement, à la suite des
réunions de Genève, fin octobre 1981, et d'Abou Dhabi,
début décembre de la même année, les pays de l’OPEP, procèdent à la remise en
ordre attendue de l’échelle de prix normale. Centrée sur le nouveau prix de
référence de 34 $/bbl de l’Arabe léger, la nouvelle grille de
différentiels de prix entre ce brut et les autres se resserre.
Cette crise pétrolière a
provoqué pour les pays industrialisés :
. Un renchérissement du coût de
l’énergie qui les oblige à investir prématurément dans certaines énergies de
substitution ;
. Une baisse générale
des investissements.
Ces développements affectent
particulièrement le Japon, dont l'Iran était la source
traditionnelle d’approvisionnement en pétrole. Pour les pays
envoie de développement,
aux handicaps déjà difficiles à franchir, s’ajoute l’absence de ressource
énergétique bon marché.
-Troisième choc pétrolier : C’est une expression utilisée par certains journalistes,
spécialistes et hommes politiques pour désigner une augmentation des cours
dépassant tous les records historiques au premier semestre 2008, et qui a
commencé entre 2003 et 2005 selon les observateurs. Entre
septembre 2003 et juin 2008 en effet, l’économie mondiale a assisté à un
quintuplement des cours du pétrole en dollars constants, augmentation des cours qui
s’est accélérée au premier semestre 2008 par un doublement en un an.
Le record historique de prix du baril de pétrole en dollars constant de 103,76
dollars d’avril 1980 qui datait du deuxième
choc pétrolier a été battu le 3 mars 2008.
L’augmentation des cours s’est poursuivie jusqu’à atteindre un pic record
de 144,27 dollars à New York le
2 juillet 2008 et à dépasser 145 dollars en Asie le 3 juillet.
L’augmentation des cours a été
qualifiée de « troisième choc pétrolier » par les médias,
spécialistes et politiques francophones à partir de 2005, que cela soit pour
confirmer le phénomène ou réfuter
sa durabilité et son impact à ses débuts. En 2008, certains chefs d’États ont
également évoqué « un troisième choc pétrolier » dont Gordon Brown[11], Nicolas Sarkozy[12] qui a parlé de « choc
pétrolier » et Angela Merkel[13] d'un « choc d'une ampleur
inédite ». Le Directeur
Exécutif de l'Agence
internationale de l'énergie a déclaré en juin 2008[14]
que le monde traversait une troisième crise énergétique et a demandé une
« révolution énergétique » pour réduire la demande.
Contrairement au premier et au deuxième
chocs pétroliers où les prix avaient été
multipliés par trois en quelques mois et en un temps très court, le troisième
choc se caractérise par une hausse forte mais progressive de 2003 à 2007, puis
une hausse d'une ampleur et d'un niveau sans précédent au premier semestre
2008, liée à une hausse de la demande dans
une ambiance de forte création monétaire depuis 2007 et de haute conjoncture,
associée à une stagnation de l'offre et à la spéculation entretenue par une crainte de
coupure des approvisionnements.
En 2009, le cours du baril se
stabilise à proximité de 70 dollars, soit environ 50 euros compte tenu de la faiblesse du dollar
constatée sur la même période. L'OPEP table plus ses projections sur
un baril évoluant entre 70 et 100 dollars.
Ainsi ; suite à l’instabilité
du prix du pétrole, les états entrent dans des conflits, dites des conflits
pétroliers.
2-1
Les principaux conflits
pétroliers.
Ensuite,
les conflits liés au pétrole peuvent provenir de la présence du pétrole sur
plusieurs territoires ou tout simplement de la volonté de contrôler
toujours plus de régions renfermant du pétrole dont beaucoup d’états sont
dépendants, ces conflits peuvent aller parfois jusqu’au déclenchement de
guerres.
-La guerre du Chaco[15] : Est un
conflit qui opposa la Bolivie au Paraguay pour la possession des territoires du
Chaco, il dura de 1932 à 1935.
Ces trente
dernières années, les impérialismes régionaux ont eu le pétrole comme facteur
causal dans un très grand nombre de cas :
-Guerre
Irak/Iran de 1980 à 1988 avec pour objectif le Chatt el
Arab[16] ;
-Invasion
du Koweït par l’Irak en 1990 :
Epuisé par un conflit de sept ans avec l’Iran, l’Irak envahit le Koweït le 2 août 1990, avec
des objectifs pétroliers, car ajouter les richesses
koweïtiennes aux siennes c’est se placer à la tête de 19% des réserves
mondiales de pétrole et peser avec force sur les décisions de l’OPEP. Mais l’Irak commet une
erreur : ne pas compter sur la
réaction des Etats-Unis déterminés à réaffirmer leur prédominance mondiale, et
pour qui le pétrole était le seul produit du tiers-monde réellement
stratégique. Il
existe deux raisons pour lesquelles les USA voudraient envahir l'Irak. L'une
est la peur de la déplétion du pétrole en soit et l'autre est la peur de la
proportion croissante de production OPEP/reste du monde. C’est ce que redoutent
les USA une dépendance envers les
gouvernements arabes plutôt qu'une perte désastreuse de pétrole en général.
·
Tensions
entre le Nigeria et le Cameroun sur la presqu’île
pétrolière de Bakassi[18]
(contentieux réglé par la Cour Internationale de Justice) ;
·
Occupation
du Timor oriental[19]
jusqu’en
2003 par l’Indonésie (du fait, en particulier, de la fosse pétrolière
d’Arafura).
2-2 Les nouvelles régions potentiellement
conflictuelles.
Enfin, Les ressources pétrolières se trouvant en mer posent des litiges pour
leur exploitation
Dès 1960, il a été prouvé
que le sous-sol de la mer du Nord renfermait des gisements de gaz
naturel et de pétrole prometteurs. Il a donc fallu établir un découpage pour
partager les blocs d’exploration du pétrole entre les différents pays : la
Grande Bretagne qui possède d’ailleurs le plus grand nombre de
plates-formes, la Norvège, les Pays-Bas et le Danemark.
Ces conflits pour l’exploitation
peuvent naître de frontières trop imprécises, mais même lorsque l’on sait à qui
appartient une zone, il peut toujours y avoir une compétition entre les Etats,
l’Etat qui possède la zone renfermant des réserves pétrolières peut mettre aux
enchères les zones à explorer. Il existe une sorte de marché permanent de zones
à explorer. Les compagnies pétrolières ont des propositions de vente ou
d’échange d’intérêts dans le monde qui font l’objet de négociations très
disputées.
Une nouvelle
géopolitique de la production du pétrole apparaît : L’ « Offshore » profond et le
« deep sea » vont avoir comme conséquence la multiplication des
producteurs, une soixantaine de pays étant désormais concernés. Avec l’Arctique[20],
la Mer de Chine du Sud et l’Amérique Latine, la géographie des réserves est en
passe de connaître une nouvelle cartographie. Dans le même temps, le transport
du pétrole et la sécurisation des futures installations en mer va générer
l’émergence de nouvelles puissances navales, de la Chine au Brésil. Plus que
jamais, le pétrole apparaîtra dans les années qui viennent autant comme un
objet géopolitique que comme une source d’énergie.
Ainsi, Le pétrole dans nos jours est devenu, la
base de tout développement que se soit économique ou industriel, la source de tout les conflits ou tensions au
monde, revêt une importance géostratégique et utilisé comme une arme de
pression qui fait la différence entre les puissances.
III – LE PETROLE COMME UNE CARTE DE PRESSION
DANS LES RAPPORTS GEOPOLITIQUES:
L’emplacement
géographique des sites pétroliers tente les grandes puissances
d'employer des moyens de pression militaires, politiques et socio-économiques
pour en tirer profit.
3-1 : Pressions Militaires.
En effet, Les pressions militaires des états
consommateurs du pétrole sont très apparentes dans le contrôle des régions où
se trouvent les réserves pétrolières par la mise en place des bases militaires
et des navires de guerre afin de sécuriser le transit du pétrole surtout par
les Detroit principaux.
Il existe 4 détroits dans le monde dit « d’intérêt stratégique » pour le
transit du pétrole : Ormuz, Malacca, Bab El-Mandab et le Bosphore.
D’après la carte des
flux pétroliers en 2012 et selon les données de l'Agence internationale de
l’Energie :
v
17,4 Mbj en provenance d'Iran et
d'Arabie Saoudite empruntent chaque jour le détroit d'Ormuz[21].
C’est le plus important passage stratégique du monde pour l’approvisionnement
énergétique mondial.
v
Une part importante de ces flux
se destine au marché asiatique et transite alors par le détroit de
Malacca[22]
(13 Mbj soit 40% des échanges énergétiques). Le détroit de Malacca est une «
artère vitale » pour l’économie chinoise et japonaise (80% des importations du
Japon empruntent ce détroit).
v
3,5 Mbj transitent par le détroit
de Bab El-Mandab[23]
pour rejoindre l’Europe.
v
3Mbj de pétrole en provenance de
Russie et des ex-républiques soviétiques empruntent le détroit du Bosphore[24].
Deux canaux jouent également un rôle essentiel, il
s’agit de Suez et de Panama.
v Le Canal de Suez (3,9 Mbj) pour atteindre le marché européen.
D’une moindre importance, le Canal de Panama permet le passage de 400 000 bj de la côte Est de l’Amérique Latine vers la côte Ouest du contient sud et nord américain.
D’une moindre importance, le Canal de Panama permet le passage de 400 000 bj de la côte Est de l’Amérique Latine vers la côte Ouest du contient sud et nord américain.
Ces détroits présentent une vulnérabilité du fait
qu’ils sont près des zones de conflits et d’instabilité:
On
constate une nette corrélation entre la situation géographique des détroits
stratégiques et les zones de tensions (conflits régionaux, acte de terrorisme
ou piraterie).
Trois détroits stratégiques
entourent la péninsule arabique, zone réputée plutôt instable (conflit
Israël-Palestine, guerre du Golfe et guerre en Irak ont fortement perturbé le
trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.)
Le blocus ou la fermeture du
détroit d’Ormuz aurait des conséquences considérables sur le marché pétrolier
(blocage de 17 Mbj). A la différence des autres détroits, le détroit d’Ormuz
représente l’unique voie de sortie pour l’exportation par voie maritime du
pétrole saoudien et iranien. Les moyens de transports terrestres ne suffiraient
pas à l’évacuation totale de ces ressources (oléoduc saoudien Petroline ne peut
transporter que 5Mbj contre 17Mbj pour Ormuz). On peut alors s'inquiéter de
l'éclatement d'un conflit en Iran, qui contrôle ce détroit et pourrait
envisager de fermer ce passage stratégique pour faire pression sur les
Etats-Unis.
Depuis 2001 on constate une implication
renforcée des grandes puissances (France, Etats-Unis, Inde, Chine, Japon) par
la mise en place de leurs moyens de défense et la Concentration de ces bases militaires
aux abords des détroits :
- Les Etats-Unis disposent
entre autres d’une base à Djibouti (Bab El-mandab), en Egypte (Canal de Suez),
plusieurs en Arabie saoudite (Ormuz), à Guam (Mer de Chine et le détroit de
Malacca).
- La Chine multiplie ses bases militaires
dans les îles entourant le détroit de Malacca (stratégie du « collier de perles
»).
- La France, la base
française de Djibouti[25]
assure en partie la sécurité du détroit de Bab El Mandab, en accord avec les
autorités locales.
Quant aux pays producteurs, ils
dépendent aussi des principales puissances militaires pour leurs sécurités
intérieures et extérieures, de nombreux accords de fournitures, d’équipements
militaires, de formation des personnels et de défense ont été signes entre les
états unis, le Royaume unis, la France d’une part et les pays du Golf d’autre
part. Des troupes des pays consommateurs peuvent intervenir directement dans la
région avec une rapidité croissante. La France peut compter sur l’appui rapide
du 2800 Hommes stationnés sur les bases de Djibouti, ce dernier pays abrite
également depuis les événements du 11 septembre 2001, 1500 Hommes des forces
spéciales Allemandes, Américaines, Espagnoles et Italiennes. La France a pu apporter un soutien ponctuel mais
décisif à l’Arabie saoudite lors de l’occupation[26]
de la grande mosquée de la Mecque en novembre 1979, le moyen orient et aussi la
première région importatrice d’armement au monde, ces achats entretiennent en
fait la dépendance militaire plus qu’ils ne l’allègent, ces pays devant souvent
faire appel à des conseillers étrangers pour les utiliser ou en assurer la
maintenance. Depuis 1991, l’appui militaire américain aux pétromonarchies passe
par l’établissement des bases militaires dans les pays producteurs eux-mêmes, à Bahreïn, au Qatar et
en Arabie saoudite. Les Etats-Unis disposent dans la région de plus de 200.000
hommes (VIII flotte et troupes d’intervention au sol). Cette présence améliore
la rapidité de réaction et d’intervention américaine dans la région.
Donc, la capacité de projection des États
consommateurs était réduite à la portée de leurs armes. Pour s'assurer de
l'approvisionnement en pétrole, ils n'avaient d'autre possibilité que d'occuper
le terrain : c'est la diplomatie de la canonnière.
Plus tard, il fut moins
coûteux d'entretenir, ou d'installer des régimes favorables à ces
États dans les pays producteurs comme une pression politique.
3-2 Les pressions
politiques.
En plus, la manipulation du
prix du pétrole surtout par les pays producteurs a des fins politiques,
consiste à affaiblir quelques Etats et à créer des tensions internes.
Le baril du pétrole est tombé mois
mars 2017, à moins de 60 $. Une baisse de plus de moitié, après trois ans
de stabilité autour de 110 $, en particulier à cause du pétrole de schiste
américain. L’instabilité bien connue du marché du pétrole amplifie ces
tendances au niveau des prix.
Lors
de sa dernière réunion, fin novembre, l’Organisation des pays exportateurs de
pétrole, l’OPEP, a décidé de diminuer sa production, ce qui aurait pourtant
fait remonter les prix. Mais l’Arabie saoudite (30 % de la production de
l’OPEP) s’y est opposée. La raison est géopolitique. En effet, Ryad équilibre
son budget avec un baril à 80 $, là où la Russie et l’Iran ont besoin d’un
baril à 110 $. Un baril à faible prix est donc la meilleure façon
d’affaiblir ces deux adversaires. D’autre part, à ce prix-là, l’Arabie saoudite
peut espérer que les investissements de ses principaux rivaux, comme les
producteurs américains de pétrole de schiste, seront ralentis.
L’Arabie
saoudite a cependant une convergence d’intérêt avec les États-Unis, tout aussi
soucieux de faire pression sur la Russie à cause de l’Ukraine et sur
l’Iran à cause des difficiles négociations nucléaires en cours. Riyad veut punir ainsi les grands producteurs de pétrole notamment
la
Russie, l’Iran et l’Algérie, en raison de leur politique
envers la Syrie.
Autrement
dit, la baisse drastique des prix met Moscou et Téhéran en grande difficulté à
court terme et c’est un avantage politique considérable pour Washington. Les
répercussions éventuelles sur le pétrole de schiste[27]
Américain n’interviendraient qu’à plus long terme. Au fond, ce serait la
reproduction du Scénario du « contre-choc » pétrolier de 1984,
lorsque les États-Unis et l’Arabie saoudite s’entendirent pour faire chuter
brutalement le prix du pétrole, ce qui déclencha la phase terminale de la crise
soviétique[28].
3-3 : Les
pressions économiques :
Enfin, le pétrole est employé aussi comme un moyen de pression
économique et sociale pour réaliser des Fins politiques et stratégiques.
3-3-1 : Les pressions économiques:
A commencer par la Russie. Moscou est le
deuxième plus gros producteur et exportateur de brut derrière l'Arabie
saoudite, à (10,788 Mbbl/j de production en 2016 selon l’OPEP et l’EIA). Ces
exportations de pétrole ont représenté 174 milliards de dollars de recettes, dépassant en
valeur toutes les autres énergies exportées. Avec un baril à moins de 60
dollars, le pays de Vladimir Poutine[29] souffre. D'autant
plus que le rouble a dévissé de 50% face au
dollar, (80 roubles pour un dollar, contre 30 roubles pour un dollar en moyenne
lors du premier semestre de cette année) sa plus forte baisse depuis la crise
financière de 1998. Le gouvernement prévoit déjà une récession (-0,8%) l'année
prochaine après une croissance limitée à environ 1,4% cette année. La banque
centrale russe a averti que si les cours du pétrole restaient à leur niveau
actuel autour de 60 dollars, le baril, le produit intérieur brut pourrait en
fait chuter d'au moins 1,8% en 2018.
L'Iran, déjà étranglé par des sanctions
internationales et une chute de sa devise, est aussi sévèrement touché. Le
pays, qui tire l'essentiel de ses devises étrangères de l'exportation de
pétrole, pourrait aussi voir son PIB amputer de 5%. «Il est déplorable que
les pays de la région ne coopèrent pas sur la chute des prix du pétrole et leurs
conséquences négatives», s'est insurgé le chef de la diplomatie iranienne
lors d'une visite à Téhéran du président du parlement irakien Salim al jabouri.
Le Venezuela, qui avait bâti son budget autour d'un baril à
120 dollars, est aussi très impacté. «Il y a des rumeurs de défaut de paiement
imminent», note Christopher Dembik[30].
Ces
bouleversements du prix du pétrole et l’impact qu’il laisse sur les budgets annuels des états provoquent des
pressions sociales à l’intérieur de ces états.
CONCLUSION
En somme, les conflits dus au pétrole
pourraient naitre sur des régions renfermant cette matière vitale, la rente de
son exploitation, son effet sur les relations internationales et surtout la
volonté de dominer plus le marché pétrolier qui gère cette matière
incontournable, enclenchent des crises multidimensionnelles.
Le pétrole est non seulement source de conflit
et de guerre, mais aussi source de dégradation de l’environnement, d’où la
nécessité de chercher des énergies renouvelables capables de remplacer le
pétrole et permettant un développement durable.
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrage :
- Jean-Pierre Favennec – L’avenir du pétrole –
Septembre 2010
- Jean-Pierre
Favennec Consultant WDC opération
Professeurà IFP School Ancien
ministre du Pétrole d’Arabie
saoudite.
- André PERTUZIO : Consultant pétrolier international
et ancien conseiller juridique Pour
l’énergie à la Banque Mondiale
- La Vie économique Revue de politique économique
9-2008
Sites :
-www.total.com/fr/energies-savoir-faire/petrole-gaz/exploration-production/secteurs-
strategiques/huiles-extra-lourdes/expertise/production-froide
-www.carbonweb.org/drc
-www.strategicsinternational.com/38_03.pdf
-http: / /
georgewbush-whitehouse. Archives Gov / news/ releases/ 2006/ 07
- www.ifpenergiesnouvelles.fr/Espace-Decouverte/Tous-les-Zooms/Les-reserves-de-petrole
ANNEXES
Grandes sociétés internationales :
-Exxon Mobil : est une
société pétrolière et gazière américaine, dirigée par Rex Tillerson et dont le
siège social est situé à Ivring, dans la banlieue de Dallas.
-BP : est
une compagnie britannique de recherche, d’extraction, de raffinage et de vente
de pétrole fondée en 1909.
-TOTAL :
est une entreprise pétrolière française de recherche, d’extraction, de
raffinage et de vente de pétrole fondée en 1924, son siège social se situé à
Paris.
-SHELL :
est une compagnie pétrolière d’origine britannique et néerlandaise l’une des
plus importantes sociétés multinationales, fondée à Londres en 1833.
[1]
http://www.planetoscope.com/petrole/209-consommation-mondiale-de-petrole.html
[3] Au niveau mondial, il nous resterait pour
40 ans de pétrole (chiffres de BP). Ce chiffre est avancé en divisant les
réserves estimées par la production (ratio R/P).
[4] C’est au Venezuela que Total a relevé, pour la première fois, le
challenge de l’extraction d’huiles extra-lourdes à très grande échelle par les
techniques « classiques » de production
-Exxon Mobil : est une
société pétrolière et gazière américaine, dirigée par Rex Tillerson et dont le
siège social est situé à Ivring, dans la banlieue de Dallas.
-BP : est une compagnie britannique de
recherche, d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole fondée en 1909.
-TOTAL : est une entreprise pétrolière française de
recherche, d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole fondée en 1924,
son siège social se situé à Paris.
-SHELL : est une compagnie pétrolière d’origine britannique
et néerlandaise l’une des plus importantes société multinationales, fondée à
Londres en 1833.
[7] Les accords
de Bretton Woods sont des
accords économiques ayant dessiné les grandes lignes du système financier
international en 1944. Leur objectif principal fut de mettre en place une
organisation monétaire mondiale et de favoriser la reconstruction et le
développement économique des pays touchés par la guerre
[8] armée
israélienne
[10] Brut de
référence
[15] Un conflit orchestré par la Standard Oil du côté bolivien et par la Royal Dutch Shell du côté paraguayen
[16] Est le principal chenal du delta commun du Tigre et de
l'Euphrate. Il débouche sur le golfe Persique après un parcours de 200 km. Sur la partie aval de son parcours, il
constitue la frontière entre
l'Irak et l'Iran.
[17] La chaîne de
montagnes de la Cordillère du Condor se trouve sur la frontière entre
l'Équateur et le Pérou
[18] la péninsule de Bakassi était redevenue camerounaise,
conformément à l'Accord
de Greentree du 12 juin 2006, présenté dans le texte comme
une "modalité d'application" de la sentence arbitrale de la Cour
Internationale de Justice, qui avait reconnu la souveraineté du Cameroun sur
Bakassi quatre ans plus tôt.
[19] L'invasion du Timor oriental commence le 7 décembre 1975 lorsque les forces armées
indonésiennes envahissent ce pays nouvellement indépendant
[20] L’Arctique est
la région entourant le pôle Nord de la Terre, à l’intérieur et aux abords du
cercle polaire arctique. Elle s'oppose à l'Antarctique
[21] Le détroit d'Ormuz est un détroit reliant le
golfe Persique au golfe d'Oman qui doit son nom à l'île d'Ormuz, située au
sud-est de Bandar Abbas. Les pays frontaliers sont l'Iran au nord, le sultanat
d'Oman et les Émirats arabes unis au sud
[22] Le détroit de Malacca est un long couloir
maritime du sud-est de l'Asie situé entre la péninsule Malaise et l'île
indonésienne de Sumatra, et reliant la mer d'Andaman, mer bordière de l'océan
Indien, à la mer de Chine méridionale, au sud
[23] Bab-el-Mandeb est le détroit séparant Djibouti
et le Yémen, la péninsule arabique et l'Afrique et qui relie la mer Rouge au
golfe d'Aden, dans l'océan Indien.
[25] Les forces
françaises stationnées à Djibouti (FFDj)
constituent le contingent français numériquement le plus important en Afrique.
La France est présente à Djibouti dans le cadre du protocole de 1977
[26] La prise de la Grande Mosquée est la prise d'otages par des fondamentalistes islamistes et opposants à la famille royale saoudienne, de la mosquée Al-Masjid al-Haram, à La Mecque (Arabie saoudite), le 20 novembre 1979. Ce coup de force ébranle le monde musulman puisqu'il se déroule dans le lieu le plus saint de l'islam et que des pèlerins, présents à la suite duhajj (pèlerinage) ayant pris fin 3 semaines plus tôt, sont
pris en otage. Par la suite, un nombre important de membres des
forces de sécurité saoudiennes et d'islamistes sont tués dans la bataille
qu'ils se livrent pour récupérer le contrôle du site.
[28] en 1986, l'URSS crie au scandale et affirme que son rival a passé un
accord avec l'Arabie Saoudite pour faire chuter les prix, et donc l'affaiblir.
Ce sentiment de complot est par ailleurs exarcebé par la visite du Vice
Président George Bush en Arabie Saoudite en avril 1986 alors que selon la
Documentation Française, le baril de pétrole tombe à 7$.















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