mardi 1 octobre 2019

le Maroc et l ’Union Européenne

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La revendication marocaine d’une coopération plus étroite et d’une meilleure prise en considération de la place et du rôle privilégié du Maroc sur l’échiquier international, de son rôle qu’il joue dans le maintien de la stabilité régionale et du maintien de la paix ,se fit de plus en plus insistante . Cette revendication aboutit en 1984, lorsque Feu Sa Majesté le Roi Hasssan II procéda à la formulation claire de la demande d’adhésion du Royaume à l’Ex-C.E.E   ( aujourd’hui U.E ).
Cette décision si elle avait été acceptée , aurait scellé l’arrimage définitif du Maroc à l’Europe . Et, quand les responsables de la Communauté opposèrent l’argument géographique à la demande marocaine , l’idée de la construction d’un pont entre l’Europe et le Maroc fut alors avancée. Le projet existe toujours et les études concernant sa faisabilité sont quasiment achevées, mais le Maroc insiste toujours sur son adhésion à lU.E comme membre à part entière.






I D E E   M A I T R E S S E
 









Le Maroc , pays ne possédant pas de ressources pétrolières ,et axant principalement son économie sur les revenus des marocains résidant à l’étranger, d’une part, et sur l’agriculture, la pêche,  le tourisme, les produits manufacturés et le textile, d’autre part ,devrait , s’il arrivait adhérer l’Union Européenne, compter sur l’assistance des membres de ce grand marché ,pour développer le secteur de santé , réformer le système éducatif ,consolider la démocratie et asseoir l’Etat de droit ,promouvoir l’économie et le secteur de pêche de haute mer,  développer le secteur du tourisme , moderniser l’agriculture, développer le secteur de l’eau et ajuster le secteur financier .
 Telles sont les principales attentes auxquelles le Maroc aspire et qu’il ne peut réaliser sans une assistance effective de l’U.E.
Pour étayer cette thèse , seront successivement examinées : les attentes du Maroc, d’abord sur le plan social, puis politique, enfin et surtout économique.

P L A N 







* LES ATTENTES SOCIALES

·         GENERALISER LA COUVERTURE MEDICALE
·         LUTTER CONTRE LA PAUVRETE ET LA MARGINALISATION

* LES ATTENTES POLITIQUES

·     RESPECTER LES DROITS DE L’HOMME
·         CONSOLIDER LA DEMOCRATIE
·         SOUTENIR LES O.N.G ET ASSOCIATIONS

* LES ATTENTES ECONOMIQUES

·         DEVELOPPER LA PECHE DE HAUTE MER.
·         DEVELOPPER LE SECTEUR DU TOURISME
·         MODERNISER L’AGRICULTURE
·         DEVELOPPER LE SECTEUR DE L’EAU
·         AjusteR LE SECTEUR  financier

    * CONCLUSION
I- LES ATTENTES DU MAROC SUR LE PLAN SOCIAL

L’Union Européenne pourrait aider le Maroc à s’affranchir de ses attentes sociales nombreuses et nécessitant une grande attention des partenaires européens pour parvenir à surpasser les obstacles qui entravent la mise en place de structures pouvant aider à aller de l’avant surtout dans le secteur de la santé .

·         GENERALISER LA COUVERTURE MEDICALE

Le secteur de la santé est le premier volet qui doit être vu avec plus d’importance et auquel toutes les initiatives doivent converger pour assurer la couverture médicale et une prise en charge totale des frais d’hospitalisation , de traitements et du suivi  par l’Etat Marocain et ses homologues européens .
L’aide que pourrait entreprendre l’Union Européenne dans ce domaine serait de permettre l’hospitalisation ,dans ses centres spécialisés ,de cas qui ne pourraient être pris en charge par les centres hospitaliers du Maroc , plus particulièrement ceux qui nécessiteraient des interventions plus complexes et plus onéreuses.
L’U.E pourrait être d’un apport considérable ,non seulement d’ordre conjoncturel, mais aussi d’ordre structurel ,dans le domaine de la santé , qui consisterait à réaliser à travers tout le pays, des infrastructures nécessaires pour recevoir tous les malades, que ce soit à la campagne que dans les villes et ce en encourageant les  investisseurs européens à réaliser ces infrastructures , à s’adjuger des quotes-parts dans les organismes de prévoyance sociale . Enfin il s’agit d’élargir l’accès des populations particulièrement rurales aux soins de santé, surtout maternelle et néonatale , mettre l’accent sur les actions de prévention.

Pour satisfaire les besoins de la population marocaine il ne suffit pas généraliser la couverture médicale, mais il faut aussi réformer le système éducatif marocain qui reste en deça des attentes des citoyens


·         REFORMER LE SYSTEME EDUCATIF DU PAYS

L’enseignement a subi plusieurs réformes qui n’ont donné aucun fruit .Au contraire l’on remarque que le niveau a baissé . Ce sont là les conséquences d’une mauvaise vision de la chose . La formation d’enseignants dont le niveau est en dessous de ce que l’on attendait et la mauvaise gestion des programmes ont étaient à l’origine de cette débâcle puisque l’on a commencé à se demander ce qu’on a pu faire depuis l’indépendance jusqu’à nos jours si ce n’est réformer l’éducation pour n’aboutir à aucun résultat probant . Le Maroc devrait faire appel à des européens  compétents dans le domaine de l’enseignement pour réformer notre enseignement  et ce par l’application de   programmes éducatifs adaptés et répondant aux besoins réels des marocains .
Par l’application de programmes analogues à ceux des pays membres de l’U.E (la France par exemple) l’enseignement devrait sûrement prendre un essor considérable et suivre ainsi le développement que chaque marocain souhaite .
Des échanges d’expérience devraient être régulièrement entretenus entre le Maroc et les pays membres de l’U.E  sous formes  de colloques , forums et symposiums pour échanger les points de vue sur les dernières nouveautés en matière d’éducation et de pédagogie.
Une formation pédagogique dans les instituts européens s’avère d’une importance capitale pour former des enseignants compétents qui puissent atteindre le niveau acquis par leurs homologues européens.

Sans une lutte contre la marginalisation et la pauvreté toute politique de réforme que ce soit du secteur de la santé ou du système éducatif reste sans résultats probants pour le décrochage économique d’un pays qui se doit de suivre le progrès et s’arrimer au train de développement ,de peur d’être relégué au rang des pays sous développés.



·         LUTTER CONTRE LA PAUVRETE ET LA MARGINALISATION

La promotion des secteurs sociaux doit viser l’amélioration de la situation de l’emploi et la généralisation de l’accès aux équipements et aux services de base tels que l’enseignement et l’habitat.
Ces objectifs  ne peuvent être atteints sans pour autant  promouvoir le secteur privé , appelé à constituer le moteur du développement et la source principale de création d’emplois productifs, la mise en œuvre d’une série d’actions spécifiques destinés, à favoriser la création d’unités de production de biens et services et à diffuser ainsi l’esprit d’initiative et la culture d’entreprises notamment auprès des jeunes. Autre mesure, la défense du pouvoir d’achat des populations, par la subvention des denrées alimentaires de base et le maintien d’une politique rigoureuse en matière monétaire dans le but de maîtriser l’inflation. Et le traitement du surendettement de 270 000 agriculteurs par une restructuration et un rééchelonnement de la dette .
Dans ce même cadre d’action il s’agit, de lutter contre l’analphabétisme qui touche actuellement plus de 60 % de la population, d’assurer la généralisation de l’enseignement fondamental et de promouvoir la formation professionnelle continue ou alternée par la mise à niveau de l’encadrement et la formation des formateurs, chose qui devrait être entreprise en commun accord avec les pays de l’U.E.
Poursuivre dans le domaine de l’habitat la lutte contre l’habitat insalubre et les bidonvilles. Ainsi de grands programmes sociaux pour le logement et l’éducation doivent être mis en œuvre, similaires au programme de construction de 200.000 logements d’accession à la propriété lancé par feu SM le Roi HASSAN II.

Alors que les attentes d’ordre socioculturel méritent une attention particulière et trouvent des solutions dans une large mesure dans une volonté du gouvernements soucieux de l’avenir des  citoyens, d’autres attentes  d’ordre politique ,cette fois ,non moins importantes devraient trouver des solutions pour harmoniser et le social et le politique.
II- LES ATTENTES SUR LE PLAN POLITIQUE

·    RESPECTER LES DROITS DE L’HOMME

         Avant son adhésion à l’U.E le Maroc devrait avancer dans le domaine des droits de l’Homme . Il faudrait tenir compte de l’évolution du rôle de la femme dans la société en application des directives royales , pour une révision du code de statut personnel ou moudawana, et modifier les textes inadaptés à la réalité présente et à une société en continuelle évolution en modernisme et urbanisme, à la lumière des principes fondamentaux de l’Islam : aspects touchants le mariage, la polygamie et le divorce .
         Diverses mesures doivent être entreprises pour améliorer davantage les libertés, les droits de l’homme et des minorités dans le domaine de l’information et de la communication, parallèlement à la proposition royale d’instaurer un conseil supérieur de l’information. De même on doit répondre aux aspirations royales en faveur de la société urbaine et des minorités et saluer ces décisions en matière des droits de l’homme pour la création d’un conseil consultatif des droits de l’homme. Ce qui devrait servir d’exemple pour assouplir les procédures législatives en matière de détention préventive et autres.

Les droits de l’Homme ,dossier épineux , ayant été traité avec beaucoup de dextérité par Feu Sa Majesté Hassan II et le gouvernement qui vient de sortir , sont en passe de se généraliser dans tous les domaines, mais une démocratie sûre devrait aboutir pour faire naître l’Etat de Droit dans les jours à venir.

·        CONSOLIDER LA DEMOCRATIE

L’une des conditions posée par l’Union Européenne pour adhérer ce marché consiste à asseoir une démocratie sûre, qui, selon des normes doivent répondre aux conditions exigées par  l’U.E .
Le Maroc n’ayant rien à envier dans le domaine de la démocratie. C’est un pays où la liberté d’expression est monnaie courante , rien qu’en regardant le nombre de quotidiens de différents courants l’on peut se mettre à l’évidence que le pays ne souffre d’aucun manque dans le domaine de l’information , ce qui lui manque c’est de lutter efficacement contre l’abus de pouvoir et la  corruption et les économies parallèles, gangrènes qui sévissent dans toute notre société.
Les instances judiciaires européennes pourraient apporter leur aide à  leurs homologues marocaines ,pour réformer le secteur de la justice secteur où le clientélisme et les pots de vin se font sentir avec plus d’acuité et où les citoyens  ne se sentent pas tous égaux ,et qu’il n’a des ségrégations quant au traitement des affaires .Sans une prise de conscience par le gouvernement en place l’Etat de droit ne sera pas pour demain ni d’ici 2010.

Une fois l’Etat de droit instauré il faudrait apporter un soutien fort aux O.N.G et associations civiles pour prouver aux pays membres de l’U.E que l’on n’a rien à envier dans le domaine de militations qu’ils étaient les premiers à soutenir .

·         SOUTIEN DES O.N.G ET ASSOCIATIONS

Le service culturel, scientifique et de coopération de l’Ambassade de France au Maroc a développé un faisceau d’actions qui vise , par le soutien d’initiatives d’O.N.G et d’associations marocaines , au renforcement de la société civile .
Les O.N.G partenaires du service culturel scientifique et de coopération œuvre dans des domaines aussi divers que la lutte contre le Sida ,l’aide aux personnes handicapées, la promotion des P.M.E, le développement rural ou la protection des droits de l’Homme. Plus de 30 associations ont bénéficié du soutien de la France pour la mise en œuvre de leurs projets . Parmi les principales réalisations , on peut citer : le programme de développement intégré ( alphabétisation , adduction d’eau potable, appui à la production agricole) mis en œuvre par l’association « Adrar »dans la vallée Imilchil (en Haut Atlas) , les actions menées par l’Association « Heure Joyeuse »en faveur des enfants des rues de Casablanca ou le travail réalisé au profit des mères célibataires et de leurs enfants par l’association  « Solidarité Féminine » .
Accompagnant l’émergence du Maroc et de sa société civile cette nouvelle coopération devrait connaître d’importants développements dans les prochaines années à venir et permettre la réalisation de projets de terrain toujours plus nombreux.
Une assistance des pays de l’U.E dans ce domaine est fortement souhaitée pour donner à la société civile l’outil nécessaire pour  lutter contre les abus et la marginalisation .

Les attentes d’ordre économique devraient être résolues avec les mêmes égards que celles entreprise sur le plan socioculturel et politique.

III- LES ATTENTES SUR LE PLAN ECONOMIQUE

·         DEVELOPPER LA PECHE DE HAUTE MER.

Le secteur de pêche passe par une période de stagnation puisqu’il dépend des armateurs européens qui imposent des conditions qui ne vont pas de pair avec les intérêts du Maroc d’où nécessité d’œuvrer ensemble avec l’U.E pour constituer une flotte marocaine de bateaux de pêche spécialisée en haute mer , former des armateurs locaux  et assister le Maroc à constituer un chantier de réparation et de fabrication de gros bateaux de transport de containers , pourquoi pas faire du Maroc le deuxième pays constructeur naval après la Corée du Sud .
Ce secteur connaîtra sûrement un  essor considérable et permettra d’absorber une part non négligeable de mains d’œuvre et permettra de hausser la rentabilité effective que le Maroc pourrait attendre d’une telle initiative de la part de ses homologues européens , qui ne sont sans savoir que leurs intérêts passent par une assistance effective et efficace pour faire du Maroc leur premier pourvoyeur dans le domaine de la pêche et de construction navale .
  
Un secteur qui n’en demeure pas moins important que la pêche, le tourisme devrait aussi être développé pour renforcer l’économie du pays. La participation de l’U.E devrait le redresser et le hausser aux rangs des pays qui monopolisent le plus de touristes au   monde.

·         DEVELOPPER LE SECTEUR DU TOURISME

L’un des secteurs auquel un intérêt particulier doit être réservé est le secteur du tourisme qui régresse de jour en jour ,compte tenu de la situation actuelle dans le monde, depuis la guerre du Golf en passant par l’attaque terroriste du 11 Septembre dernier ,qui ne sont pas sans avoir une incidence directe sur les revenus du pays dans ce domaine et qui sont  en passe de perte par rapport aux années 70 et 80 .
C’est pourquoi une assistance et une collaboration étroite de l’U.E est très demandée pour relancer ce secteur . Le Maroc conscient de ce fait vient d’adopter une série de projets et incite les investisseurs étrangers à œuvrer ensemble pour faire renaître les activités de ce secteur.
L’apport des pays européens est décisif et important en ce sens que le retour de la confiance repose sur leur collaboration effective et leur assistance efficace dans ce domaine .
Il faudrait que l’U.E  incite ses citoyens à visiter le Maroc en organisant des voyages de groupes et en organisant l’année du Maroc à l’instar de la France , alors que le Maroc ,de son côté ,devrait faciliter les démarches administratives pour inciter les investisseurs étrangers à avoir confiance dans les autorités marocaines.   

Le secteur du tourisme ,secteur vital pour l’économie du Maroc serait avec celui de l’agriculture  à l’origine du développement de notre pays, si le gouvernement arrive à moderniser l’agriculture .

·         MODERNISER L’AGRICULTURE

La modernisation de l’agriculture ,épine dorsale de l’économie marocaine,  doit être généralisée et toucher toutes les plaines .
         L’activité agricole occupe une place prépondérante dans le tissu socio-économique du Maroc. Elle conditionne dans une large mesure les performances de l’économie nationale et le rythme de la croissance économique. Cette importance doit être traduite par l’octroi de la priorité à l’agriculture en application des hautes orientations de SM le Roi. Dans cet esprit la politique agricole doit s’assigner des objectifs et des missions à même de garantir la satisfaction des besoins fondamentaux de la population et à terme, assurer la sécurité alimentaire du pays.
La politique agricole doit se fixer comme objectif qualitatif de combattre la pauvreté et contribuer à donner une impulsion à la croissance agricole à un rythme accéléré et selon des modalités de nature à favoriser un développement global et intégré. La réalisation de ces objectifs passe impérativement par le déploiement d’efforts structurels de l’activité agricole, sur le plan spatial et temporel . Ce processus ne pourrait être efficient s’il n’est pas inscrit dans le cadre d’une démarche globale de mise à niveau de toutes les structures de l’économie nationale.
         En fait le Maroc est un pays où l’irrigation est une tradition ancestrale et les initiatives de mobilisation des eaux doivent constituer l’objectif primordial ainsi que les   programmes d’aménagement hydro-agricoles ,par la mobilisation des investissements publics pour la mise en place de l’infrastructure hydraulique nécessaire pour une mise en valeur agricole intensive . Ces aménagements hydro-agricoles doivent être accompagnés par des travaux d’améliorations foncières  (défrichement, défoncement, nivellement, drainage et assainissement) des exploitations agricoles , ainsi que l’emploi des techniques d’irrigation ( aspersion  localisée) en fonction des sites et des cultures.
         Parallèlement à cela la réhabilitation et le développement du monde rural est un impératif stratégique dans la politique économique et sociale du Maroc.
La conception et la mise en œuvre d’une politique intégrée du développement rural permettra, entre autre , la valorisation du potentiel agricole, la sauvegarde des ressources naturelles, la contribution à la réduction de la pauvreté en milieu rural et l’atténuation des disparités villes-campagnes.
Ainsi le développement du secteur agricole est une approche qui vise à affronter la globalité des problèmes du Maroc. Sa finalité s’exprime essentiellement en terme de «  développement humain et économique » . On ne pourra, en effet, réaliser un développement durable du monde rural que si les effets des politiques engagées à cette fin, se traduisent par une amélioration de la situation sociale, économique, culturelle et politique des populations rurales .
Cette amélioration se traduit par la réalisation de programmes spécifiques visant à doter le monde rural en équipement de base, à savoir l’adduction d’eau potable, l’électrification et la desserte routière afin de désenclaver les zones isolées et densifier le réseau routier en milieu rural et à en améliorer la qualité.
Ce secteur primaire, ne peut en fait assumer sa fonction de moteur sans reformes économiques et sociales. 
         Autre volet dans lequel le Maroc s’est lancé certes, mais à un rythme encore lent, est celui de la promotion du secteur primaire, des réformes économiques sociales.
         Les responsables doivent rétablir de grands équilibres économiques, entreprendre d’avantage la libéralisation de l’appareil de production et encourager les investissements .
         Ainsi la maîtrise des équilibres macro-économiques passe impérativement par la maîtrise du déficit budgétaire et l’assainissement des finances publiques . Ceci par l’examen attentif en vue d’en ajuster le volume aux besoins  effectifs en rationalisant d’une part les dépenses de matériel et en diminuant les dépenses de personnel qui absorbent 66,2 % du volume globale du budget de fonctionnement, avec une masse salariale représentant 11,5% du PIB. Ce qui est excessif au regard des normes internationales.
Pour la dette publique l’équilibre budgétaire passe par une baisse concomitante du recours à l’emprunt pour le financement du budget d’investissement et la gestion active de la dette.
Cet ajustement structurel contribuerait à diminuer la dette extérieure qui continue à absorber une part importante des recettes d’exportations. En dépit de cette limitation des dépenses, le maintien des investissements publics à un niveau convenable reste nécessaire pour soutenir l’activité générale et pour mettre en place les infrastructures destinées à favoriser le développement économique et sociale du pays.
         La transition vers un système structuré autour de l’initiative privée, la liberté des marchés et la concurrence , reste une priorité.
De multiples dispositions doivent être prises pour encourager les investissements internes et attirer les investisseurs étrangers par l’allégement des procédures administratives ,ceci pour être à niveau et se rapprocher davantage de l’Europe, principal partenaire commercial du pays .
         Ces réformes économiques nécessaires ne doivent pas, pour autant, être faites au détriment des couches sociales modestes.

Un secteur qui n’en demeure pas moins important que celui de l’agriculture  et qui mérite amplement de se pencher sur son devenir est sans aucun doute le secteur le plus vital, l’eau , que sans elle aucune agriculture et aucune vie ne restera sur terre.

·          DEVELOPPER LE SECTEUR DE L’EAU ET LE GERER AVEC PLUS D’ECONOMIE

Ce secteur préoccupe énormément les responsables marocains parce que cette matière si vitale se fait de plus en plus rare , et a poussé l’Union Européenne à  intervention  par l’octroi de dons susceptibles d’aider le Maroc à revoir sa gestion et financer son infrastructure .


Ainsi, le 13 Février 2002 , le chef de la délégation de la commission européenne au Maroc Mr Sean DOYLE  a signé une convention de financement  de 120millions d’Î en faveur du secteur de l’eau . Avec cette subvention la commission européenne aura accordé au Royaume du Maroc plus de 600 millions d'Î en faveur du secteur  de l’eau depuis 1976 date du 1er  protocole  financier. Ce don vient à un moment crucial pour appuyer et consolider la stratégie nationale du Gouvernement marocain et qu’il permettra de créer et consolider les conditions d’une gestion rationnelle , efficace et économique de l’eau en tant que ressource rare, et contribue par la même à la rentabilisation des investissements lourds consentis par le budget de l’Etat au profit des secteurs des infrastructures hydrauliques et hydro-agricoles. Comme l’a indiqué l’ambassadeur d’Espagne , Mr Fernando Arias Salgado y Montalvo, Représentant de la Présidence de l’Union Européenne , que ce projet qui aura pour finalité importante de contribuer à structurer le secteur de l’eau et à améliorer la vie des habitants.

·    Ajustement structurel du secteur Financier

Le programme d’ajustement structurel du secteur financier Marocain pour lequel la Commission européenne apporte une subvention de 52 millions d’Î , vise à soutenir l’adoption et l’application de mesures législatives , réglementaires , financières et techniques pour accroître l’efficacité du secteur financier marocain et l’efficience  de l’allocation des finances au bénéfice du secteur productif de l’économie. La 1ère tranche ( 25 millions d’Î ) a été versée au Trésor en Janvier 2002 suite à la réalisation d’une série de mesures par les autorités marocaines .
   Le Programme Indicatif National , s’élève à 426 millions d’Î décidés en 2001 et début 2002 qui comporte 6 projets : 3 d’ajustements sectoriels ( Eau, Finances et Santé ) ,1 projet  de développement rural dans le Moyen Atlas, 1 projet relatif à l’environnement à Essaouira et 1 projet de modernisation des juridictions.
Le  nouveau Programme Indicatif National ( P.I.N ) se concentre sur les priorités suivantes :
·    promouvoir la mise en œuvre efficace de l’Accord d’Association UE-Maroc en aidant le Maroc à relever le défi d’un marché intérieur et extérieur concurrentiel , et , en soutenant la croissance et la création d’emploi.
·    l’appui institutionnel avec un soutien à la réforme de l’administration publique en vue de contribuer au processus de modernisation de l’état.
·    développer des provinces du Nord et soutien au contrôle frontalier et aux politiques de migration pour une meilleure gestion des flux migratoires
·    l’environnement avec des interventions dans 3 secteurs prioritaires : l’assainissement , la dépollution industrielle et la lutte contre la désertification .




CONCLUSION 






S’il arrivait à adhérer l’Union Européenne, le Maroc devrait compter sur l’assistance de l’ Union Européenne, pour promouvoir son économie et son secteur de pêche de haute mer ,développer son secteur de tourisme et moderniser son agriculture, développer le secteur de l’eau et ajuster le secteur des finances , en plus du développement du secteur de la santé et de la réforme du système éducatif du pays.

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Avec l’assistance de l’UE le Maroc  pourrait aspirer à posséder des centrales nucléaires pour la dessalinisation de l’eau de mer , mais cela est loin d’être acquis tellement la réticence des Algériens est grande.   
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