La revendication marocaine
d’une coopération plus étroite et d’une meilleure prise en considération de la
place et du rôle privilégié du Maroc sur l’échiquier international, de son rôle
qu’il joue dans le maintien de la stabilité régionale et du maintien de la paix
,se fit de plus en plus insistante . Cette revendication aboutit en 1984,
lorsque Feu Sa Majesté le Roi Hasssan II procéda à la formulation claire de la
demande d’adhésion du Royaume à l’Ex-C.E.E
( aujourd’hui U.E ).
Cette décision si elle avait
été acceptée , aurait scellé l’arrimage définitif du Maroc à l’Europe . Et,
quand les responsables de la Communauté opposèrent l’argument géographique à la
demande marocaine , l’idée de la construction d’un pont entre l’Europe et le
Maroc fut alors avancée. Le projet existe toujours et les études concernant sa
faisabilité sont quasiment achevées, mais le Maroc insiste toujours sur son
adhésion à lU.E comme membre à part entière.
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Le Maroc , pays ne possédant pas de
ressources pétrolières ,et axant principalement son économie sur les revenus
des marocains résidant à l’étranger, d’une part, et sur l’agriculture, la
pêche, le tourisme, les produits
manufacturés et le textile, d’autre part ,devrait , s’il arrivait adhérer
l’Union Européenne, compter sur l’assistance des membres de ce grand marché
,pour développer le secteur de santé , réformer le système éducatif ,consolider
la démocratie et asseoir l’Etat de droit ,promouvoir l’économie et le secteur
de pêche de haute mer, développer le
secteur du tourisme , moderniser l’agriculture, développer le secteur de l’eau
et ajuster le secteur financier .
Telles sont les principales attentes
auxquelles le Maroc aspire et qu’il ne peut réaliser sans une assistance
effective de l’U.E.
Pour étayer cette thèse ,
seront successivement examinées : les attentes du Maroc, d’abord sur le
plan social, puis politique, enfin et surtout économique.
* LES ATTENTES SOCIALES
·
GENERALISER LA COUVERTURE MEDICALE
·
LUTTER CONTRE LA PAUVRETE ET LA
MARGINALISATION
* LES ATTENTES POLITIQUES
·
RESPECTER LES DROITS DE L’HOMME
·
CONSOLIDER LA DEMOCRATIE
·
SOUTENIR LES O.N.G ET ASSOCIATIONS
* LES ATTENTES ECONOMIQUES
·
DEVELOPPER LA PECHE DE HAUTE MER.
·
DEVELOPPER LE SECTEUR DU TOURISME
·
MODERNISER L’AGRICULTURE
·
DEVELOPPER LE SECTEUR DE L’EAU
·
AjusteR
LE SECTEUR financier
* CONCLUSION
I- LES ATTENTES DU MAROC SUR LE PLAN SOCIAL
L’Union Européenne pourrait aider le Maroc à s’affranchir de ses
attentes sociales nombreuses et nécessitant une grande attention des
partenaires européens pour parvenir à surpasser les obstacles qui entravent la
mise en place de structures pouvant aider à aller de l’avant surtout dans le
secteur de la santé .
·
GENERALISER LA COUVERTURE MEDICALE
Le secteur de la santé est
le premier volet qui doit être vu avec plus d’importance et auquel toutes les
initiatives doivent converger pour assurer la couverture médicale et une prise
en charge totale des frais d’hospitalisation , de traitements et du suivi
par l’Etat Marocain et ses homologues européens .
L’aide que pourrait
entreprendre l’Union Européenne dans ce domaine serait de permettre
l’hospitalisation ,dans ses centres spécialisés ,de cas qui ne pourraient être
pris en charge par les centres hospitaliers du Maroc , plus particulièrement
ceux qui nécessiteraient des interventions plus complexes et plus onéreuses.
L’U.E pourrait être d’un
apport considérable ,non seulement d’ordre conjoncturel, mais aussi d’ordre
structurel ,dans le domaine de la santé , qui consisterait à réaliser à travers
tout le pays, des infrastructures nécessaires pour recevoir tous les malades,
que ce soit à la campagne que dans les villes et ce en encourageant les investisseurs européens à réaliser ces
infrastructures , à s’adjuger des quotes-parts dans les organismes de
prévoyance sociale . Enfin il s’agit d’élargir l’accès des populations
particulièrement rurales aux soins de santé, surtout maternelle et néonatale ,
mettre l’accent sur les actions de prévention.
Pour satisfaire les besoins de la population marocaine il ne suffit pas
généraliser la couverture médicale, mais il faut aussi réformer le système
éducatif marocain qui reste en deça des attentes des citoyens
·
REFORMER LE SYSTEME EDUCATIF DU PAYS
L’enseignement a subi plusieurs réformes qui n’ont donné aucun fruit
.Au contraire l’on remarque que le niveau a baissé . Ce sont là les
conséquences d’une mauvaise vision de la chose . La formation d’enseignants
dont le niveau est en dessous de ce que l’on attendait et la mauvaise gestion
des programmes ont étaient à l’origine de cette débâcle puisque l’on a commencé
à se demander ce qu’on a pu faire depuis l’indépendance jusqu’à nos jours si ce
n’est réformer l’éducation pour n’aboutir à aucun résultat probant . Le Maroc
devrait faire appel à des européens
compétents dans le domaine de l’enseignement pour réformer notre
enseignement et ce par l’application
de programmes éducatifs adaptés et
répondant aux besoins réels des marocains .
Par l’application de programmes analogues à ceux des pays membres de
l’U.E (la France par exemple) l’enseignement devrait sûrement prendre un essor
considérable et suivre ainsi le développement que chaque marocain souhaite .
Des échanges d’expérience devraient être régulièrement entretenus entre
le Maroc et les pays membres de l’U.E
sous formes de colloques , forums
et symposiums pour échanger les points de vue sur les dernières nouveautés en
matière d’éducation et de pédagogie.
Une formation pédagogique dans les instituts européens s’avère d’une
importance capitale pour former des enseignants compétents qui puissent
atteindre le niveau acquis par leurs homologues européens.
Sans une lutte contre la marginalisation et la pauvreté toute politique
de réforme que ce soit du secteur de la santé ou du système éducatif reste sans
résultats probants pour le décrochage économique d’un pays qui se doit de
suivre le progrès et s’arrimer au train de développement ,de peur d’être
relégué au rang des pays sous développés.
·
LUTTER CONTRE LA PAUVRETE ET LA MARGINALISATION
La promotion des secteurs sociaux doit viser
l’amélioration de la situation de l’emploi et la généralisation de l’accès aux
équipements et aux services de base tels que l’enseignement et l’habitat.
Ces objectifs ne peuvent être atteints sans pour
autant promouvoir le secteur privé ,
appelé à constituer le moteur du développement et la source principale de
création d’emplois productifs, la mise en œuvre d’une série d’actions
spécifiques destinés, à favoriser la création d’unités de production de biens
et services et à diffuser ainsi l’esprit d’initiative et la culture
d’entreprises notamment auprès des jeunes. Autre mesure, la défense du pouvoir
d’achat des populations, par la subvention des denrées alimentaires de base et
le maintien d’une politique rigoureuse en matière monétaire dans le but de
maîtriser l’inflation. Et le traitement du surendettement de 270 000
agriculteurs par une restructuration et un rééchelonnement de la dette .
Dans ce même cadre d’action
il s’agit, de lutter contre l’analphabétisme qui touche actuellement plus de 60
% de la population, d’assurer la généralisation de l’enseignement fondamental
et de promouvoir la formation professionnelle continue ou alternée par la mise
à niveau de l’encadrement et la formation des formateurs, chose qui devrait
être entreprise en commun accord avec les pays de l’U.E.
Poursuivre dans le domaine
de l’habitat la lutte contre l’habitat insalubre et les bidonvilles. Ainsi de
grands programmes sociaux pour le logement et l’éducation doivent être mis en
œuvre, similaires au programme de construction de 200.000 logements d’accession
à la propriété lancé par feu SM le Roi HASSAN II.
Alors que les attentes
d’ordre socioculturel méritent une attention particulière et trouvent des
solutions dans une large mesure dans une volonté du gouvernements soucieux de
l’avenir des citoyens, d’autres
attentes d’ordre politique ,cette fois
,non moins importantes devraient trouver des solutions pour harmoniser et le
social et le politique.
II- LES ATTENTES SUR LE PLAN POLITIQUE
·
RESPECTER LES DROITS DE L’HOMME
Avant son adhésion à l’U.E le Maroc devrait avancer dans le
domaine des droits de l’Homme . Il faudrait tenir compte de l’évolution du rôle
de la femme dans la société en application des directives royales , pour une
révision du code de statut personnel ou moudawana, et modifier les textes
inadaptés à la réalité présente et à une société en continuelle évolution en
modernisme et urbanisme, à la lumière des principes fondamentaux de
l’Islam : aspects touchants le mariage, la polygamie et le divorce .
Diverses
mesures doivent être entreprises pour améliorer davantage les libertés, les
droits de l’homme et des minorités dans le domaine de l’information et de la
communication, parallèlement à la proposition royale d’instaurer un conseil
supérieur de l’information. De même on doit répondre aux aspirations royales en
faveur de la société urbaine et des minorités et saluer ces décisions en
matière des droits de l’homme pour la création d’un conseil consultatif des
droits de l’homme. Ce qui devrait servir d’exemple pour assouplir les
procédures législatives en matière de détention préventive et autres.
Les droits de l’Homme
,dossier épineux , ayant été traité avec beaucoup de dextérité par Feu Sa
Majesté Hassan II et le gouvernement qui vient de sortir , sont en passe de se
généraliser dans tous les domaines, mais une démocratie sûre devrait aboutir
pour faire naître l’Etat de Droit dans les jours à venir.
·
CONSOLIDER LA DEMOCRATIE
L’une des conditions posée
par l’Union Européenne pour adhérer ce marché consiste à asseoir une démocratie
sûre, qui, selon des normes doivent répondre aux conditions exigées par l’U.E .
Le Maroc n’ayant rien à
envier dans le domaine de la démocratie. C’est un pays où la liberté d’expression
est monnaie courante , rien qu’en regardant le nombre de quotidiens de
différents courants l’on peut se mettre à l’évidence que le pays ne souffre
d’aucun manque dans le domaine de l’information , ce qui lui manque c’est de
lutter efficacement contre l’abus de pouvoir et la corruption et les économies parallèles,
gangrènes qui sévissent dans toute notre société.
Les instances judiciaires
européennes pourraient apporter leur aide à
leurs homologues marocaines ,pour réformer le secteur de la justice
secteur où le clientélisme et les pots de vin se font sentir avec plus d’acuité
et où les citoyens ne se sentent pas
tous égaux ,et qu’il n’a des ségrégations quant au traitement des affaires
.Sans une prise de conscience par le gouvernement en place l’Etat de droit ne
sera pas pour demain ni d’ici 2010.
Une fois l’Etat de droit
instauré il faudrait apporter un soutien fort aux O.N.G et associations civiles
pour prouver aux pays membres de l’U.E que l’on n’a rien à envier dans le
domaine de militations qu’ils étaient les premiers à soutenir .
·
SOUTIEN DES O.N.G ET ASSOCIATIONS
Le service culturel,
scientifique et de coopération de l’Ambassade de France au Maroc a développé un
faisceau d’actions qui vise , par le soutien d’initiatives d’O.N.G et d’associations
marocaines , au renforcement de la société civile .
Les O.N.G partenaires du
service culturel scientifique et de coopération œuvre dans des domaines aussi
divers que la lutte contre le Sida ,l’aide aux personnes handicapées, la
promotion des P.M.E, le développement rural ou la protection des droits de
l’Homme. Plus de 30 associations ont bénéficié du soutien de la France pour la
mise en œuvre de leurs projets . Parmi les principales réalisations , on peut
citer : le programme de développement intégré ( alphabétisation ,
adduction d’eau potable, appui à la production agricole) mis en œuvre par
l’association « Adrar »dans la vallée Imilchil (en Haut Atlas) , les
actions menées par l’Association « Heure Joyeuse »en faveur des enfants
des rues de Casablanca ou le travail réalisé au profit des mères célibataires
et de leurs enfants par l’association
« Solidarité Féminine » .
Accompagnant l’émergence du
Maroc et de sa société civile cette nouvelle coopération devrait connaître
d’importants développements dans les prochaines années à venir et permettre la
réalisation de projets de terrain toujours plus nombreux.
Une assistance des pays de
l’U.E dans ce domaine est fortement souhaitée pour donner à la société civile
l’outil nécessaire pour lutter contre les
abus et la marginalisation .
Les attentes d’ordre
économique devraient être résolues avec les mêmes égards que celles entreprise
sur le plan socioculturel et politique.
III-
LES ATTENTES SUR LE PLAN ECONOMIQUE
·
DEVELOPPER LA PECHE DE HAUTE MER.
Le secteur de pêche passe
par une période de stagnation puisqu’il dépend des armateurs européens qui
imposent des conditions qui ne vont pas de pair avec les intérêts du Maroc d’où
nécessité d’œuvrer ensemble avec l’U.E pour constituer une flotte marocaine de bateaux
de pêche spécialisée en haute mer , former des armateurs locaux et assister le Maroc à constituer un chantier
de réparation et de fabrication de gros bateaux de transport de containers ,
pourquoi pas faire du Maroc le deuxième pays constructeur naval après la Corée
du Sud .
Ce secteur connaîtra
sûrement un essor considérable et
permettra d’absorber une part non négligeable de mains d’œuvre et permettra de
hausser la rentabilité effective que le Maroc pourrait attendre d’une telle
initiative de la part de ses homologues européens , qui ne sont sans savoir que
leurs intérêts passent par une assistance effective et efficace pour faire du
Maroc leur premier pourvoyeur dans le domaine de la pêche et de construction
navale .
Un secteur qui n’en demeure
pas moins important que la pêche, le tourisme devrait aussi être développé pour
renforcer l’économie du pays. La participation de l’U.E devrait le redresser et
le hausser aux rangs des pays qui monopolisent le plus de touristes au monde.
·
DEVELOPPER LE SECTEUR DU TOURISME
L’un des secteurs auquel un
intérêt particulier doit être réservé est le secteur du tourisme qui régresse
de jour en jour ,compte tenu de la situation actuelle dans le monde, depuis la
guerre du Golf en passant par l’attaque terroriste du 11 Septembre dernier ,qui
ne sont pas sans avoir une incidence directe sur les revenus du pays dans ce
domaine et qui sont en passe de perte
par rapport aux années 70 et 80 .
C’est pourquoi une
assistance et une collaboration étroite de l’U.E est très demandée pour
relancer ce secteur . Le Maroc conscient de ce fait vient d’adopter une série
de projets et incite les investisseurs étrangers à œuvrer ensemble pour faire
renaître les activités de ce secteur.
L’apport des pays européens
est décisif et important en ce sens que le retour de la confiance repose sur
leur collaboration effective et leur assistance efficace dans ce domaine .
Il faudrait que l’U.E incite ses citoyens à visiter le Maroc en
organisant des voyages de groupes et en organisant l’année du Maroc à l’instar
de la France , alors que le Maroc ,de son côté ,devrait faciliter les démarches
administratives pour inciter les investisseurs étrangers à avoir confiance dans
les autorités marocaines.
Le secteur du tourisme
,secteur vital pour l’économie du Maroc serait avec celui de l’agriculture à l’origine du développement de notre pays,
si le gouvernement arrive à moderniser l’agriculture .
·
MODERNISER L’AGRICULTURE
La modernisation de
l’agriculture ,épine dorsale de l’économie marocaine, doit être généralisée et toucher toutes les
plaines .
L’activité
agricole occupe une place prépondérante dans le tissu socio-économique du
Maroc. Elle conditionne dans une large mesure les performances de l’économie
nationale et le rythme de la croissance économique. Cette importance doit être
traduite par l’octroi de la priorité à l’agriculture en application des hautes
orientations de SM le Roi. Dans cet esprit la politique agricole doit
s’assigner des objectifs et des missions à même de garantir la satisfaction des
besoins fondamentaux de la population et à terme, assurer la sécurité
alimentaire du pays.
La politique agricole doit se fixer comme
objectif qualitatif de combattre la pauvreté et contribuer à donner une
impulsion à la croissance agricole à un rythme accéléré et selon des modalités
de nature à favoriser un développement global et intégré. La réalisation de ces
objectifs passe impérativement par le déploiement d’efforts structurels de
l’activité agricole, sur le plan spatial et temporel . Ce processus ne pourrait
être efficient s’il n’est pas inscrit dans le cadre d’une démarche globale de
mise à niveau de toutes les structures de l’économie nationale.
En
fait le Maroc est un pays où l’irrigation est une tradition ancestrale et les
initiatives de mobilisation des eaux doivent constituer l’objectif primordial
ainsi que les programmes d’aménagement
hydro-agricoles ,par la mobilisation des investissements publics pour la mise
en place de l’infrastructure hydraulique nécessaire pour une mise en valeur
agricole intensive . Ces aménagements hydro-agricoles doivent être accompagnés
par des travaux d’améliorations foncières
(défrichement, défoncement, nivellement, drainage et assainissement) des
exploitations agricoles , ainsi que l’emploi des techniques d’irrigation (
aspersion localisée) en fonction des
sites et des cultures.
Parallèlement
à cela la réhabilitation et le développement du monde rural est un impératif
stratégique dans la politique économique et sociale du Maroc.
La conception et la mise en œuvre d’une
politique intégrée du développement rural permettra, entre autre , la
valorisation du potentiel agricole, la sauvegarde des ressources naturelles, la
contribution à la réduction de la pauvreté en milieu rural et l’atténuation des
disparités villes-campagnes.
Ainsi le développement du secteur agricole
est une approche qui vise à affronter la globalité des problèmes du Maroc. Sa
finalité s’exprime essentiellement en terme de « développement humain et
économique » . On ne pourra, en effet, réaliser un développement durable
du monde rural que si les effets des politiques engagées à cette fin, se
traduisent par une amélioration de la situation sociale, économique, culturelle
et politique des populations rurales .
Cette amélioration se traduit par la
réalisation de programmes spécifiques visant à doter le monde rural en
équipement de base, à savoir l’adduction d’eau potable, l’électrification et la
desserte routière afin de désenclaver les zones isolées et densifier le réseau
routier en milieu rural et à en améliorer la qualité.
Ce secteur primaire, ne peut en fait assumer
sa fonction de moteur sans reformes économiques et sociales.
Autre
volet dans lequel le Maroc s’est lancé certes, mais à un rythme encore lent,
est celui de la promotion du secteur primaire, des réformes économiques
sociales.
Les
responsables doivent rétablir de grands équilibres économiques, entreprendre
d’avantage la libéralisation de l’appareil de production et encourager les
investissements .
Ainsi
la maîtrise des équilibres macro-économiques passe impérativement par la
maîtrise du déficit budgétaire et l’assainissement des finances publiques .
Ceci par l’examen attentif en vue d’en ajuster le volume aux besoins effectifs en rationalisant d’une part les
dépenses de matériel et en diminuant les dépenses de personnel qui absorbent
66,2 % du volume globale du budget de fonctionnement, avec une masse salariale
représentant 11,5% du PIB. Ce qui est excessif au regard des normes
internationales.
Pour la dette publique l’équilibre budgétaire
passe par une baisse concomitante du recours à l’emprunt pour le financement du
budget d’investissement et la gestion active de la dette.
Cet ajustement structurel
contribuerait à diminuer la dette extérieure qui continue à absorber une part
importante des recettes d’exportations. En dépit de cette limitation des
dépenses, le maintien des investissements publics à un niveau convenable reste
nécessaire pour soutenir l’activité générale et pour mettre en place les
infrastructures destinées à favoriser le développement économique et sociale du
pays.
La
transition vers un système structuré autour de l’initiative privée, la liberté
des marchés et la concurrence , reste une priorité.
De multiples dispositions doivent être prises
pour encourager les investissements internes et attirer les investisseurs
étrangers par l’allégement des procédures administratives ,ceci pour être à
niveau et se rapprocher davantage de l’Europe, principal partenaire commercial
du pays .
Ces
réformes économiques nécessaires ne doivent pas, pour autant, être faites au
détriment des couches sociales modestes.
Un secteur qui n’en demeure
pas moins important que celui de l’agriculture
et qui mérite amplement de se pencher sur son devenir est sans aucun
doute le secteur le plus vital, l’eau , que sans elle aucune agriculture
et aucune vie ne restera sur terre.
·
DEVELOPPER LE SECTEUR DE
L’EAU ET LE GERER AVEC PLUS D’ECONOMIE
Ce secteur préoccupe énormément les responsables marocains parce que cette matière si vitale se fait de plus en plus rare , et a poussé l’Union Européenne à intervention par l’octroi de dons susceptibles d’aider le Maroc à revoir sa gestion et financer son infrastructure .
Ainsi, le 13 Février 2002 ,
le chef de la délégation de la commission européenne au Maroc Mr Sean
DOYLE a signé une convention de
financement de 120millions d’Î en faveur du secteur de l’eau . Avec cette
subvention la commission européenne aura accordé au Royaume du Maroc plus de
600 millions d'Î en faveur du secteur de l’eau depuis 1976 date du 1er protocole financier. Ce don vient à un moment
crucial pour appuyer et consolider la stratégie nationale du Gouvernement
marocain et qu’il permettra de créer et consolider les conditions d’une gestion
rationnelle , efficace et économique de l’eau en tant que ressource rare, et
contribue par la même à la rentabilisation des investissements lourds consentis
par le budget de l’Etat au profit des secteurs des infrastructures hydrauliques
et hydro-agricoles. Comme l’a indiqué l’ambassadeur d’Espagne , Mr Fernando
Arias Salgado y Montalvo, Représentant de la Présidence de l’Union Européenne ,
que ce projet qui aura pour finalité importante de contribuer à structurer le
secteur de l’eau et à améliorer la vie des habitants.
·
Ajustement structurel du secteur Financier
Le programme d’ajustement
structurel du secteur financier Marocain pour lequel la Commission européenne
apporte une subvention de 52 millions d’Î , vise à soutenir
l’adoption et l’application de mesures législatives , réglementaires ,
financières et techniques pour accroître l’efficacité du secteur financier
marocain et l’efficience de l’allocation
des finances au bénéfice du secteur productif de l’économie. La 1ère
tranche ( 25 millions d’Î ) a été versée au Trésor en
Janvier 2002 suite à la réalisation d’une série de mesures par les autorités
marocaines .
Le Programme Indicatif National , s’élève à
426 millions d’Î décidés en 2001 et début
2002 qui comporte 6 projets : 3 d’ajustements sectoriels ( Eau, Finances
et Santé ) ,1 projet de développement
rural dans le Moyen Atlas, 1 projet relatif à l’environnement à Essaouira et 1
projet de modernisation des juridictions.
Le nouveau Programme Indicatif National ( P.I.N
) se concentre sur les priorités suivantes :
·
promouvoir la mise en œuvre efficace de
l’Accord d’Association UE-Maroc en aidant le Maroc à relever le défi d’un
marché intérieur et extérieur concurrentiel , et , en soutenant la croissance
et la création d’emploi.
·
l’appui institutionnel avec un soutien à la
réforme de l’administration publique en vue de contribuer au processus de
modernisation de l’état.
·
développer des provinces du Nord et soutien
au contrôle frontalier et aux politiques de migration pour une meilleure
gestion des flux migratoires
·
l’environnement avec des interventions dans 3
secteurs prioritaires : l’assainissement , la dépollution industrielle et
la lutte contre la désertification .
S’il arrivait à adhérer l’Union Européenne, le Maroc devrait compter
sur l’assistance de l’ Union Européenne, pour promouvoir son économie et son
secteur de pêche de haute mer ,développer son secteur de tourisme et moderniser
son agriculture, développer le secteur de l’eau et ajuster le secteur des
finances , en plus du développement du secteur de la santé et de la réforme du
système éducatif du pays.
* *
*
Avec l’assistance de l’UE le Maroc pourrait aspirer à posséder des centrales
nucléaires pour la dessalinisation de l’eau de mer , mais cela est loin d’être acquis tellement la réticence des Algériens est
grande.
















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